Hippophagie | Fondation Brigitte Bardot

Hippophagie

En 2008, 15 820 chevaux ont été abattus pour leur viande en France dont 7220* importés vivants depuis la Pologne, l’Argentine et l’Espagne. C’est ainsi près de 20 830* tonnes équivalent carcasse (tec) de viande chevaline qui ont été ingurgitées par les consommateurs français, en 2008.

Mais que se passe-t-il avant que le steak de cheval arrive dans les assiettes ?

Depuis les années 80, Brigitte Bardot et sa Fondation luttent contre l’horreur des chevaux abattus pour la boucherie. Le grand public découvre à l’époque les coulisses de cette filière et notamment les images insoutenables du transport et des abattages d’équidés destinés à la consommation humaine.

S’en suit une campagne de propagande de la filière chevaline qui, à grands coups de brochures et de publicités, tente d’enrayer la chute inexorable de la consommation. Ces "professionnels" de la viande de cheval développent, au fil des ans, un discours se voulant responsable et pétri d’engagements en faveur du bien-être animal.

En 2009, La Fondation Brigitte Bardot a souhaité vérifier si les propos bienveillants de la filière allaient au-delà de simples déclarations et si l’application de ces pseudos "bonnes pratiques" était réelle. C’est pourquoi, la Fondation a commandité une enquête de terrain en France et en Pologne qui s’est déroulée de septembre à octobre 2009.

Cette investigation a permis d’infiltrer la filière, d’y observer ses pratiques et de disposer d’images traduisant une réalité actuelle. Ainsi la Fondation Brigitte Bardot lève le voile sur les foires aux chevaux et abattoirs français, les conditions de transport des chevaux depuis la Pologne, principale source d’importation de chevaux vivants vers la France.

Cette démarche, qui permet de dépasser le pur combat idéologique consistant à savoir si le cheval doit se manger ou non, met en lumière les us et coutumes des acteurs de la viande chevaline et permet ainsi à chacun de juger si cette filière est aussi responsable qu’elle le prétend !

L’enquête de la Fondation Brigitte Bardot révèle le non respect du bien-être animal sur les marchés polonais et français, de nombreuses infractions à la réglementation européenne concernant les transports de longue durée, des conditions d’abattage déplorables au sein d’abattoirs français agréés par le ministère de l’Agriculture… Enquête consultable : http://www.jenemangepasdecheval.com/

Compte tenu du statut particulier reconnu au cheval, fidèle compagnon de l’homme durant son histoire, la Fondation Brigitte Bardot milite pour la modification du statut juridique du cheval afin de le faire passer d’animal de rente à « animal de compagnie » (Proposition de loi n°2361, de Lionnel Luca, enregistrée à l’Assemblée nationale le 24 janvier 2010).

Attentes de la Fondation Brigitte Bardot

Face aux scandaleuses conditions de transport et d’abattage des chevaux et autres équidés et considérant que ces animaux bénéficient, d’ores et déjà, d’un statut particulier auprès de l’homme, la Fondation réclame :

  • La modification du statut juridique du cheval pour le faire passer d’animal de rente à animal de compagnie (le cheval ne sera plus considéré comme animal de boucherie).

Réponses des candidats

Nicolas Sarkozy

UMP (réponses données le 10 Avril)

Je note que la consommation de viande de cheval est, dans notre pays, en nette diminution. Pour autant, Nicolas SARKOZY n’entend pas revenir sur la législation en vigueur dans ce domaine. En effet, si notre droit assure une protection stricte des chevaux, il n’interdit pas pour autant la consommation de viande.

 

Nicolas Dupont-Aignan

Debout la République ( réponses données le 22 Mars)

- La modification du statut juridique du cheval pour le faire passer d’animal de rente à animal de compagnie (le cheval ne sera plus considéré comme animal de boucherie). Oui, j'y suis tout à fait favorable.

 

Marine Le Pen

Front National ( réponses données le 17 Mars)

- La modification du statut juridique du cheval pour le faire passer d’animal de rente à animal de compagnie (le cheval ne sera plus considéré comme animal de boucherie). Non, l'évolution de notre société est en train de se charger de cette question.

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