Combats d'Animaux | Fondation Brigitte Bardot

Combats d'Animaux

En 1951, après avoir été interdits pendant un siècle, les corridas et combats de coqs ont été légalisés partout où des traditions locales ininterrompues peuvent être établies (alinéa 7 de l’article 521-1 du Code Pénal). Cette « tolérance » est inacceptable car notre législation ne peut reconnaître un acte de cruauté sans le réprimer, elle ne peut faire deux poids deux mesures lorsqu’il s’agit de condamner la barbarie.

La Fondation Brigitte Bardot demande la suppression de l’alinéa 7 de l’article 521-1 du Code Pénal pour une application du texte sur tout le territoire, une condamnation de tous les actes de cruauté sans aucune dérogation.

En 2011, la corrida espagnole a été inscrite à l’inventaire du patrimoine immatériel français. Cet acte de cruauté, condamné à 30 000 € d’amende et 2 ans d’emprisonnement sur l’ensemble du territoire, suscite pourtant de nombreuses et légitimes protestations dans les quelques villes encore autorisées à pratiquer ces jeux cruels.

Les Français sont très majoritairement opposés aux corridas (plus ou moins 80 % selon les sondages), ils ne reconnaissent nullement ces pratiques barbares comme faisant partie de leur patrimoine culturel. Cette inscription est d’ailleurs contraire à la « Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel » qui définit le patrimoine culturel immatériel comme étant un « facteur de rapprochement, d’échange et de compréhension entre les êtres humains ».

La corrida est aux antipodes de cette définition puisqu’elle provoque, au contraire, une forte dissension et une totale incompréhension entre les êtres humains. Quant aux échanges, ils sont d’une rare violence comme nous avons pu l’observer, en octobre 2011, à Rodilhan lorsque les aficionados sont venus lyncher des opposants à la torture animale venus manifester pacifiquement dans les arènes de la ville.

Attentes de la Fondation Brigitte Bardot

Les animaux sont définis, par le droit européen et national, comme étant des êtres sensibles, dont le bien-être doit être respecté. Dès lors, les combats d’animaux (corridas et combats de coqs) sont considérés, en France, comme des actes de cruauté condamnés à 2 ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende… sauf lorsqu’une « tradition » locale peut être invoquée. La tradition ne peut justifier un acte de cruauté et notre législation ne peut faire deux poids deux mesures. La Fondation Brigitte Bardot demande :

  • Le retrait immédiat de la corrida à l’inventaire du patrimoine immatériel français,
  • la condamnation de tous les sévices graves sur animaux et l’application de l’article 521-1 du Code Pénal sur tout le territoire, sans aucune dérogation.

Réponses des candidats

Nicolas Sarkozy

UMP (réponses données le 10 Avril)

Nous considérons que l’existence sur plusieurs parties du territoire français de traditions locales séculaires est une réalité que l’Etat se doit de respecter. Pour autant, cette forme particulière de reconnaissance n’ouvre droit à aucun concours financier de la part de l’Etat, notamment sous la forme de subventions. Celles-ci sont généralement attribuées par les collectivités des régions concernées. Nicolas SARKOZY ne souhaite donc pas engager d’évolution dans ce domaine qui ne serait pas partagée par les habitants des territoires concernés. Pour autant, cette décision n’implique pas le moindre cautionnement moral ou une quelconque forme de promotion de cette tradition de la part de l’Etat.

 

François Hollande

Parti Socialiste ( réponses données le 6 Avril)

Je comprends que l’inscription de la tauromachie au patrimoine culturel immatériel de la France puisse choquer. La cruauté et la maltraitance des animaux sont toujours choquants. Le spectacle de la corrida peut heurter des personnes.

Mais je comprends aussi ceux qui considèrent que la tauromachie est partie intégrante de la culture méridionale. Les férias constituent des rassemblements populaires tout à fait majeurs dans ces régions et s’inscrivent dans une tradition vieille de plus de deux siècles.

Sur ce sujet culturel, qui touche l’identité même de régions et de traditions, je ne veux pas imposer une décision qui ne serait pas partagée par les populations concernées. C’est pourquoi je souhaite trouver des solutions permettant d’apaiser les tensions.

 

Nicolas Dupont-Aignan

Debout la République ( réponses données le 22 Mars)

- Le retrait immédiat de la corrida à l’inventaire du patrimoine immatériel français, Hostile à titre personnel à la corrida, je pense que, dans la mesure où elle représente néanmoins un élément de culture important de certaines régions françaises, il faudra débattre de cette question avec l'ensemble du secteur.

- la condamnation de tous les sévices graves sur animaux et l’application de l’article 521-1 du Code Pénal sur tout le territoire, sans aucune dérogation. Résolument oui. A l'Assemblée nationale, j'ai voté toutes les propositions de loi visant à criminaliser les souffrances faites aux animaux.

 

Marine Le Pen

Front National (réponses données le 17 Mars)

- Le retrait immédiat de la corrida à l’inventaire du patrimoine immatériel français, Oui

- la condamnation de tous les sévices graves sur animaux et l’application de l’article 521-1 du Code Pénal sur tout le territoire, sans aucune dérogation. Oui

 

Nathalie Arthaud

Lutte Ouvrière ( réponses données le 13 Mars)

(Note de la FBB : la lettre reçue n’apportant pas une réponse, point par point, à notre questionnaire, nous reprenons les extraits en rapport avec chaque thème de la page)

« Concernant la corrida ou les combats de coq, je pense effectivement qu'il n'est pas légitime de se divertir d'un spectacle qui occasionne des sévices aux animaux. J’ai d’ailleurs déjà signé la pétition nationale à ce sujet. »

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