Détention Animaux Sauvages | Fondation Brigitte Bardot

Détention Animaux Sauvages

La détention d’animaux sauvages par des particuliers ou des cirques itinérants est fortement préoccupante du point de vue des conditions de garde et de soins des animaux, du trafic d’espèces protégées qu’elle engendre, mais aussi de la sécurité publique liée à ces animaux susceptibles d’échapper au contrôle de leur propriétaire. Les cirques sont une source réelle de préoccupation.

Non seulement les animaux, enfermés dans des « camions-cages » ne peuvent assouvir leurs comportements essentiels (recherche de nourriture, défense contre les prédateurs, reproduction…) mais ils sont en plus forcés d’exécuter des comportements contre nature obtenus par la force du dressage.

La Fondation Brigitte Bardot est souvent sollicitée par le ministère de l’Environnement ou le ministère de l’Agriculture lorsque les services vétérinaires départementaux constatent des mauvaises conditions de détention des animaux, voire des cas de maltraitance. De nombreux procès verbaux sont dressés mais les services compétents ne peuvent retirer les animaux par manque de structures d’accueil.

Magots sauvés par la FBB

Ces dernières années, notre Fondation a pris en charge plusieurs dizaines de magots saisis chez des particuliers, un hippopotame, des félins, primates dans des cirques ou zoos en perdition. Nous avons cofinancé une structure d’accueil, en France, pour les primates et félins et transféré, à l’étranger, de nombreux animaux dans des structures agréées… Ces sauvetages se multiplient et sont sans fin, d’où l’urgence d’agir en amont.

En outre, s’il était correctement appliqué, l’Art. L214-1 du Code rural interdirait immédiatement l’exploitation des animaux dans les cirques : « Tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce ».

Attentes de la Fondation Brigitte Bardot

La détention d’animaux sauvages par des particuliers ou des cirques itinérants étant fortement préoccupante du point de vue des conditions de garde et de soins des animaux, du trafic d’espèces protégées qu’elle engendre, mais aussi de la sécurité publique liée à ces animaux susceptibles d’échapper au contrôle de leur propriétaire, la Fondation Brigitte Bardot demande :

  • L’interdiction de détention d’animaux sauvages par des particuliers,
  • l’interdiction de reproduction des animaux de cirque (nombreux jeunes tigres ou lionceaux vendus à des particuliers),
  • l’interdiction progressive de la présence d’animaux sauvages dans les cirques et autres spectacles itinérants (certificat de capacité limité aux animaux déjà identifiés et interdiction d’exploiter de nouveaux animaux sauvages),
  • création de refuges gérés par l’Etat, en collaboration avec les associations de protection animale, chargés d’accueillir les animaux d’établissements en perdition ou les animaux saisis en douane qui ne peuvent faire l’objet d’une réintroduction dans leur milieu naturel,
  • le financement de ces refuges par les établissements détenant des animaux sauvages (zoo et cirques) qui seraient assujettis à une taxe créée à cet effet,
  • le renforcement des contrôles de douane et des Services Vétérinaires aux frontières et sur l’ensemble du territoire.

Réponses des candidats

Nicolas Sarkozy

UMP (réponses données le 10 Avril)

dans le cadre du Grenelle de l’environnement, Nicolas SARKOZY a œuvré pour la défense de la faune sauvage de notre pays en lançant sept appels à projets ambitieux pour la conservation des espèces. Il a également souhaité et obtenu la création de treize réserves naturelles, depuis 2007, soit un total de 16 800 hectares. Nous souhaitons poursuivre nos efforts dans ce sens. Animaux non domestiques, les animaux de cirques sont pour la très grande majorité d’entre eux nés en captivité. L’objectif des discussions à mener en faveur de la protection des animaux est d’encadrer de façon raisonnée et non d’interdire les activités des cirques utilisant des animaux.

 

François Hollande

Parti Socialiste ( réponses données le 6 Avril)

La charte "Droit de cité pour le cirque", signée en mai 2001, a été l’une des principales actions structurantes de l’Année des arts du cirque en France. Elle est devenue un outil de référence pour la profession et les collectivités locales. Son annexe 3 rappelle le droit applicable aux animaux dans les cirques. Cette charte doit être renégociée prochainement et je souhaite que toutes les communes puissent y adhérer. Dans ce cadre, et au cours de la négociation, le droit applicable aux animaux pourra également être renforcé.

 

Nicolas Dupont-Aignan

Debout la République ( réponses données le 22 Mars)

- L’interdiction de détention d’animaux sauvages par des particuliers, Oui, car par définition ces animaux ne sont pas adaptés au mode de vie qu'on leur impose.

- l’interdiction de reproduction des animaux de cirque (nombreux jeunes tigres ou lionceaux vendus à des particuliers), Oui, pour arriver le plus tôt possible à rendre effective la mesure suivante que vous proposez et pour laquelle je milite moi-même depuis des années.

- l’interdiction progressive de la présence d’animaux sauvages dans les cirques et autres spectacles itinérants (certificat de capacité limité aux animaux déjà identifiés et interdiction d’exploiter de nouveaux animaux sauvages), Oui. La souffrance et l’enfermement animal ne doivent pas être des moyens de réjouissance pour les spectateurs adultes et enfants, et je pense en particulier aux animaux sauvages qu’il est scandaleux d’extraire de leur milieu naturel de liberté. C'est pourquoi, dans la ville dont je suis Maire, il est hors de question qu’une autorisation soit donnée à un exploitant de cirque proposant ce genre d’attraction. J’ai en outre, en tant que député, signé toutes les propositions de loi visant à interdire la présence d’animaux dans les cirques.

- création de refuges gérés par l’Etat, en collaboration avec les associations de protection animale, chargés d’accueillir les animaux d’établissements en perdition ou les animaux saisis en douane qui ne peuvent faire l’objet d’une réintroduction dans leur milieu naturel, Oui, sans hésitation, avec concertation de toutes les parties concernées pour déterminer le mode le plus judicieux de gouvernance de ces refuges. J'ai pu mesurer, dans la ville dont je suis Maire, combien trop peu était fait en la matière. C'est pourquoi, avec mon équipe municipale, nous avons établi une convention avec une association féline, subventionnée par la ville, visant à accueillir et stériliser les chats errants tout en leur offrant ensuite un cadre approprié de convalescence, après quoi des journées d'adoption sont organisées pour trouver des familles d'accueil à ces chats abandonnés.

- le financement de ces refuges par les établissements détenant des animaux sauvages (zoo et cirques) qui seraient assujettis à une taxe créée à cet effet, Oui ! Si une interdiction de la présence d'animaux sauvages dans les cirques et autres spectacles itinérants ne pouvait voir le jour, faute d'un soutien suffisant de la part de mes collègues députés trop frileux, il conviendrait a minima que voient le jour les refuges que vous évoquez. Ce serait un moindre mal.

- le renforcement des contrôles de douane et des Services Vétérinaires aux frontières et sur l’ensemble du territoire. Oui. L'Etat doit, en ce domaine comme dans d'autres, retrouver toute sa capacité d'action. Des dizaines d'années d'idéologie libéraliste ont sciemment organisé son impuissance par l'assèchement de ses finances et la désorganisation de ses services : il faut lui rendre toute sa place, qui est la première, en le remettant au service de l'intérêt général, par-dessus toute instrumentalisation partisane. Si l'Etat n'a plus les moyens financiers de faire appliquer lois, décrets et arrêtés sur le territoire national, sommes-nous encore dans un état de droit ? Et dire que le Parlement français vient d'abandonner aux technocrates de Bruxelles notre souveraineté budgétaire...

 

Marine Le Pen

Front National ( Réponses données le 17 Mars)

- L’interdiction de détention d’animaux sauvages par des particuliers, Oui

- l’interdiction de reproduction des animaux de cirque (nombreux jeunes tigres ou lionceaux vendus à des particuliers), Oui

- l’interdiction progressive de la présence d’animaux sauvages dans les cirques et autres spectacles itinérants (certificat de capacité limité aux animaux déjà identifiés et interdiction d’exploiter de nouveaux animaux sauvages), Non

- création de refuges gérés par l’Etat, en collaboration avec les associations de protection animale, chargés d’accueillir les animaux d’établissements en perdition ou les animaux saisis en douane qui ne peuvent faire l’objet d’une réintroduction dans leur milieu naturel, Oui

- le financement de ces refuges par les établissements détenant des animaux sauvages (zoo et cirques) qui seraient assujettis à une taxe créée à cet effet, Oui

- le renforcement des contrôles de douane et des Services Vétérinaires aux frontières et sur l’ensemble du territoire. Oui

imprimer

Partager