Nouveaux projets d'élevages intensifs... | Fondation Brigitte Bardot
Happening devant le Salon de L'Agriculture. photo Loan Ego
Happening devant le Salon de L'Agriculture. photo Loan Ego
Happening devant le Salon de L'Agriculture. photo Loan Ego
Happening devant le Salon de L'Agriculture. photo Loan Ego
Photo L214
Photo L214
Happening devant le Salon de L'Agriculture. photo Michel Pourny
Happening devant le Salon de L'Agriculture. photo Michel Pourny
Happening devant le Salon de L'Agriculture. photo Michel Pourny
Happening devant le Salon de L'Agriculture. photo Michel Pourny
Photo L214
Photo L214
Happening devant le Salon de L'Agriculture. photo Michel Pourny
Happening devant le Salon de L'Agriculture. photo Michel Pourny
Photo L214
Photo L214
Happening devant le Salon de L'Agriculture. photo Michel Pourny
Happening devant le Salon de L'Agriculture. photo Michel Pourny

Nouveaux projets d'élevages intensifs...

La Fondation Brigitte Bardot interpelle le ministre de l'Agriculture !

3000 porcs en bâtiment à Loueuse (Oise), ferme/usine de 1400 veaux dans la Creuse, 250.000 poules pondeuses à Beauval (Somme), 350.000 autres dans les Deux-Sèvres... Où nous mènera cette course folle vers une agriculture toujours plus productiviste ?

Le samedi 21 février 2015 à 14h , pour l’inauguration du Salon International de l’Agriculture et à l’appel de la Fondation Brigitte Bardot, de nombreux militants et organisations se sont mobilisés pour dénoncer la multiplication des "fermes/usines" et informer les visiteurs sur la condition des animaux dans les élevages.

Lire ici l'article de Paris Match et ici celui du Courrier Picard

Le 6 janvier 2015, la Fondation Brigitte Bardot interpelle Stéphane Le Foll sur la politique agricole menée par le gouvernement... Notre lettre au ministre :

Salon de l'Agriculture

Le salon international de l’Agriculture, "vitrine" marketing, loin de montrer ce qu’est aujourd’hui l’élevage en France, participe à la désinformation du public et à la tromperie du consommateur.

Durant ces journées de propagande, les organisations de défense des animaux sont bannies du salon dès lors qu’elles refusent de se plier au diktat imposé par les organisateurs. Impossible de montrer les conditions réelles d’élevage, le gavage, les mutilations et toutes les horreurs quotidiennes encouragées par la politique agricole de notre pays.

Le gouvernement encourage l'élevage intensif

A ce titre, nous condamnons la simplification des autorisations pour les élevages porcins de moins de 2000 bêtes, dispensés depuis janvier 2014 de toute enquête publique et soumis à un simple "enregistrement" pour tout agrandissement ou création.

Si la FNSEA soutient cette mesure aberrante qui encourage une production toujours plus intensive, polluante, dramatique, votre fonction ministérielle devrait vous amener à prendre de la distance vis-à-vis des lobbies de l’industrie qui n’ont une vision qu’à très court terme…

3000 porcs en bâtiment dans l'Oise

Vous représentez TOUS les Français, y compris ceux directement concernés par la création d’élevages intensifs ou leur agrandissement. Ils sont très préoccupés, souvent même hostiles comme nous le constatons actuellement à Loueuse (Oise) où une SCEA souhaite multiplier l’effectif de son élevage pour le porter à plus de 3000 porcs en bâtiment !

L’élevage porcin est probablement celui qui entraîne le plus de souffrances animales (mutilations des porcelets, enfermement dans un environnement inadapté…) et de très graves pollutions. Il est impensable d’autoriser l’extension de cet élevage intensif à Loueuse, proche de zones Natura 2000 et zones d’intérêt écologique, faunistique et floristique.

La Fondation Brigitte Bardot sollicite votre intervention sur ce dossier, vos services doivent s’opposer à ces élevages qui ne respectent ni les espèces, ni les milieux.

1400 veaux dans la Creuse

Après la ferme/usine des 1000 vaches qui s’est ouverte dans la Somme, portée par des industriels et non des éleveurs, un autre projet est sur le point d’aboutir, celui de la ferme/usine des 1400 veaux dans la Creuse.

Ces jeunes animaux, retirés à leur mère peu après leur naissance, seront maintenus en bâtiment, sans accès extérieur, avant d’être envoyés à l’abattoir et égorgés à vif, semble-t-il, (sans étourdissement préalable) pour couvrir le marché halal.

Détenir des ruminants sur sol bétonné est non seulement scandaleux, c’est aussi contre-nature et cela ne répond nullement aux "impératifs biologiques" de l’espèce qui doivent être respectés en application de l’article L214-1 du code rural. La Fondation Brigitte Bardot participera, le 31 janvier, au rassemblement d’opposition à cet élevage contraire aux valeurs que vous revendiquez… votre place devrait d’ailleurs être à nos côtés pour vous y opposer.

Monsieur le Ministre, ce choix d’une agriculture productiviste est suicidaire, tant pour les bêtes condamnées à "vivre" dans des conditions indignes, entassées par milliers dans des hangars, que pour les hommes devenus gestionnaires d’exploitation et non plus paysans…

250.000 poules dans la Somme... 350.000 dans les Deux-Sèvres

Autre exemple, à Beauval dans la Somme, ce poulailler géant qui emprisonnera, dans deux bâtiments et sans accès extérieur, 250 000 poules… Idem à Missé, dans les Deux-Sèvres, où la Préfecture a déjà donné son accord pour tripler la capacité d’un autre élevage qui passerait de 100 000 volailles à plus de 350 000 !

La France est dans un marché concurrentiel mondial, nous en sommes conscients, mais le choix d’une agriculture concentrationnaire n’est pas une fatalité. Les éleveurs français auraient tout à gagner (une majorité le souhaite) à développer une production de qualité, respectueuse des hommes, des animaux et des milieux plutôt que reproduire ce qui se fait de pire ailleurs.

D’ailleurs, producteurs et consommateurs peuvent/doivent se rejoindre dans une démarche "qualité"… c’est ce que devrait encourager le gouvernement !

Ministre de la protection animale ?

Le projet de loi "biodiversité" offre l’opportunité de prendre des mesures phares… Monsieur le Ministre, avant l’ouverture du sacro-saint salon de l’Agriculture où la condition animale n’a pas droit de cité, nous souhaiterions vous rencontrer afin de vous présenter nos attentes car vous n’êtes pas seulement le ministre des éleveurs et des pêcheurs, vous êtes aussi le ministre de la protection animale et ministre de tutelle de notre Fondation."

Salon de l'Agriculture 2015

La Fondation s'invite au débat sur les fermes usines

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