32 macaques condamnés à mort par le laboratoire Ricerca | Fondation Brigitte Bardot

32 macaques condamnés à mort par le laboratoire Ricerca

24 mai 2012 - Une nouvelle étude de toxicologie démarre près de Lyon...

La Fondation Brigitte Bardot demande au ministre de la Recherche d’intervenir pour annuler le protocole, la FBB propose de recueillir tous les macaques.

Indépendamment de notre ferme opposition à l’expérimentation animale, le protocole du laboratoire Ricerca nous paraît contraire aux réglementations européennes et nationales puisqu’il vise un médicament, l’Ammonaps (phénylbutyrate de sodium), déjà mis sur le marché depuis plusieurs années.

Les macaques devraient être « gavés » de ce médicament pendant 2 semaines, à des doses toxiques, puis tués afin d’étudier leurs organes.

Méthodes substitutives

Il existe pourtant des méthodes qui peuvent parfaitement se substituer à l’animal, qui sont bien plus fiables et performantes, il est donc invraisemblable que de nouveaux tests soient autorisés sur des primates pour un médicament qui bénéficie déjà d’une AMM.

La Fondation Brigitte Bardot est donc intervenue auprès de la ministre (lettre intégrale : ICI) pour lui demander d'intervenir immédiatement auprès du responsable du laboratoire Ricerca Biosciences afin de mettre un terme à ce protocole, notre Fondation étant disposée à prendre en charge la totalité des macaques pour les sauver et leur offrir une vie compatible avec leurs besoins naturels.

Commission européenne

Le 28 mai, la Fondation est intervenue auprès de la Commission européenne pour solliciter son soutien et son intervention "auprès des autorités françaises afin de veiller à l’arrêt immédiat de ces tests cruels, inutiles, et en infraction avec la réglementation(lettre intégrale : ICI).

Laboratoire Ricerca

Le 31 mai, nouvelle intervention de la FBB, cette fois directement auprès du PDG du laboratoire Ricerca Biosciences. La Fondation Brigitte Bardot conteste totalement le bien-fondé du projet et sollicite un entretien avec l’un des responsables du laboratoire.

Une fuite venue de l’intérieur

Nous ne sommes pas les seuls à nous inquiéter de cette nouvelle expérimentation qui condamne 32 primates pour un médicament qui a reçu son AMM en 1999, dont la formule a été testée de nombreuses fois, y compris sur 82 patients atteints de désordres du cycle de l’urée. Cette étude divise, scandalise même au sein des équipes de recherche puisque le protocole a été transmis aux opposants à l’expérimentation animale.

"Si réellement il s’agit d’adapter le produit pour en modifier son gout (sa "saveur") avant sa mise sur le marché américain, je ne peux pas croire que votre comité d’éthique (et même scientifique) ait pu donner un avis favorable sur ce projet qui entraîne la mort d’un nombre important de primates (le problème n’est pas le choix de l’espèce mais la pertinence de l’étude)." (lettre intégrale : ICI).

2 juin - Article paru dans "le Progrès"

Polémique. Installé sur la commune depuis plus de 40 ans, le discret Ricerca Biosciences fait aujourd’hui parler de lui. La Fondation Brigitte Bardot vient d’en appeler au ministère de la Recherche pour faire cesser des tests que le laboratoire doit pratiquer sur des primates.

"Nous sommes totalement en règle sur notre activité", affirme Stéphane Bulle, le directeur du laboratoire Ricerca Biosciences. Implanté à Saint-Germain-sur-l’Arbresle, au domaine des Oncins, cet institut, spécialisé dans l’évaluation de la sécurité des médicaments, travaille dans la discrétion la plus totale.

Sauf qu’aujourd’hui, il fait parler de lui. La Fondation Brigitte Bardot, fermement opposée à l’expérimentation animale, vient en effet d’alerter le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche au sujet du lancement d’une étude toxicologique qui doit être menée au laboratoire sur 32 macaques. Une expérimentation jugée "contraire aux réglementations européennes et nationales puisqu’elle vise un médicament déjà mis sur le marché depuis plusieurs années", indique Christophe Marie, le porte-parole de la Fondation qui ajoute : "Il existe des méthodes qui peuvent parfaitement se substituer à l’animal, plus fiables et plus performantes. Il est donc invraisemblable que de nouveaux tests soient autorisés sur des primates pour un médicament qui bénéficie déjà d’une autorisation de mise sur le marché."

Selon nos informations, le laboratoire travaillerait sous contrat pour un commanditaire basé aux États-Unis en vue d’une mise sur le marché américain de ce médicament. Il s’agirait d’adapter le produit pour en modifier le goût.

Tests inutiles et cruels

"Cela nous semble choquant, car les laboratoires ont déjà du recul sur ce médicament avec des tests pratiqués sur des patients qui l’utilisent", expose encore Christophe Marie qui demande à Geneviève Fioraso, la ministre de la Recherche, nouvellement nommée, d’intervenir pour empêcher ces tests "inutiles et cruels" tant que le laboratoire ne pourra apporter la preuve que les tests programmés ne peuvent être remplacés par des tests alternatifs.

Des tests qui n’auraient pas encore commencé mais qui, selon les informations de la Fondation Bardot, consisteraient à "gaver les macaques de ce médicament durant deux semaines à des doses toxiques, puis à les tuer afin d’étudier leurs organes".

D’après Christophe Marie, cette étude diviserait même "au sein des équipes de recherche du laboratoire", puisque la "fuite" viendrait de l’intérieur.

Contacté par nos soins, le directeur de Ricerca Biosciences ne souhaite pas, pour des raisons de confidentialité, s’étendre sur le sujet. Il dit seulement : "Nous avons transmis au ministère tous les éléments du dossier. Ce que je peux dire, c’est que ce que nous faisons est autorisé. Nous sommes accrédités dans toutes nos activités et sommes inspectés régulièrement." L’homme s’en remet donc à l’arbitrage du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Ministère qui devrait se positionner, d’ici à quelques jours, après avoir vérifié certains points du protocole de cette étude toxicologique.

La Fondation Brigitte Bardot, qui a reçu, en deux jours seulement, le soutien de 2.000 internautes, se dit prête à prendre en charge la totalité des macaques afin de les sauver et de leur offrir une vie compatible avec leurs besoins naturels.

(Article de Tatiana Vazquez - le Progrès - 2 juin 2012) 

Le 20 juin la Fondation reçoit une réponse du Ministère ( PDF ci-contre).

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