Maroc : le calvaire des mules au profit du tourisme | Fondation Brigitte Bardot
Photos : Glen Cousquer
Photos : Glen Cousquer

Maroc : le calvaire des mules au profit du tourisme

Nombre de tours opérateurs proposent des randonnées sans portage, avec mule et muletiers au Maroc et plus précisément dans le haut Atlas marocain. C’est l’occasion, pour de nombreux touristes d’effectuer un trek de plusieurs jours dans une région aux paysages aussi multiples que magnifiques sans avoir à se soucier du poids d’un gros sac à dos, de celui de la tente et de la nourriture nécessaire pour une randonnée itinérante d’au moins une semaine.

Ce que les touristes ne savent pas, c’est que ces animaux qui travaillent si dur pour leur plaisir subissent des abus et des tortures qui restent ignorés de tous.  Les muletiers embauchés par les tours opérateurs  pour accompagner les groupes de randonneurs sont issus des couches sociales les plus défavorisées.  Souvent  non formés  au B. A. BA du bien-être animal, ils ne se rendent pas compte du calvaire subi par leurs animaux.  Surchargées et gravissant des dénivelés impressionnants sur des chemins caillouteux (n’oublions pas le mont Toubkal culmine à plus de  4 000 m), leurs articulations  cèdent, leur corps est couvert de cicatrices indélébiles, de plaies ouvertes et de mouches.

Les mors traditionnels utilisés par les muletiers du haut Allas sont de véritables engins de torture qui lacèrent les gencives des pauvres bêtes.  

Ces pratiques ne cesseront pas tant que les touristes ne prendront pas conscience de la souffrance animale engendrée par l’utilisation des mules battées.

imprimer

Partager