CITES 2016 à Johannesburg | Fondation Brigitte Bardot

CITES 2016 à Johannesburg

La FBB, participe à la Conférence des Parties en Afrique du sud jusqu'au 5 octobre afin de faire valoir les intérêts des espèces dont la survie est remise en question.

Alors que l’être humain prend de plus en plus de place sur la planète, entraînant la disparition de nombreuses espèces sauvages, la Fondation Brigitte Bardot mène son combat au sein des instances internationales afin de faire valoir les droits de ceux qui n’ont pas de voix. Parmi celles-ci, la CITES, qui encadre le commerce international des spécimens d’animaux et de plantes sauvages. La Fondation Brigitte Bardot est accréditée depuis 20 ans par le ministère de l’Environnement de l’Energie et de la Mer et participe à la 17ème session de la Conférence des parties CITES (COP17) qui se tient cette année à Johannesburg en Afrique du Sud, du 24 septembre au 5 octobre prochain.

>> Lire CITES 2016 - CoP 17 : les demandes des associations à Ségolène Royal

La CITES 2016 au jour le jour

Le macaque de Barbarie

En France la Fondation Brigitte Bardot lutte depuis des années contre le trafic des singes "magots" en opérant de nombreuses saisies et en participant à la création d'un refuge...Ce 28 septembre est à marquer d'une pierre blanche pour ces primates en grand danger.  La proposition du Maroc et de l'Union européenne de transférer l'espèce à l'Annexe I a été adoptée à l'unanimité ! Cette espèce voit sa population décliner considérablement depuis plusieurs décennies sous la pression de la déforestation et du braconnage. Les touristes pensent bien faire en sauvant ces animaux de leurs petites cages sur les marchés marocains pour les ramener en Europe, alors qu’ils ne font qu’alimenter
le trafic de l’espèce.

>> Lire Magots en danger !

Le pangolin

la FBB qui soutenait sans réserve le transfert des pangolins "mammifères les plus lourdement trafiqués au monde" à l'Annexe I est heureuse du résultat obtenu ce 28 septembre à Johannesburg. Les huit espèces de pangolins, africaines asiatiques, ont été transférées à l’annexe 1, statut qui interdit tout commerce international de ces espèces. Une victoire pour ces animaux menacés qu’il est urgent de protéger !  Le pangolin est considéré comme étant le mammifère sauvage le plus trafiqué : plus d’un million de ces animaux auraient été braconnés pour alimenter le marché asiatique ces 10 dernières années.


Le lion d’Afrique

Plusieurs pays africains ont déposé une proposition visant à protéger davantage toutes les populations du continent. Alors que le nombre de lions a chuté de 43 % ces 20 dernières années et que l’espèce n’occupe plus que 8 % de son aire de répartition historique, le commerce international des produits issus du lion n’a cessé d’augmenter. La chasse aux trophées entraîne en particulier d’importants trafics illégaux et a conduit à de nombreuses dérives, tels que « la chasse en boîte » qui consiste à lâcher des lions captifs dans des enclos afin de les faire tirer. La FBB, très active sur ce sujet, fait partie du groupe de travail SSN sur le lion et, dans ce cadre, participe aux réunions et aux efforts communs afin de faire passer cette proposition.

>> Lire Chasse aux trophées

>> Lire L'appel de Brigitte Bardot aux chefs d'État africains.
 

L’éléphant d’Afrique

Parmi les 28 membres de la Coalition pour l’Éléphant d’Afrique, 11 ont déposé une proposition visant à protéger davantage toutes les populations d’éléphants d’Afrique. La crise du braconnage de cette espèce est à l’origine de son déclin. Entre 2010 et 2012, au moins 100 000 individus ont été braconnés. Si elle est adoptée, cette importante proposition rendrait sa cohérence à l’interdiction du commerce international de l’éléphant d’Afrique. Là encore, la FBB, présente à Johannesburg, mise beaucoup sur la proposition de transférer l’Eléphant d’Afrique en Annexe 1.

>> Lire Urgence pour les éléphants !

Bison des forêts, Bouquetin du Caucase, Vigogne, Puma de Floride et Puma de l’Est de l’Amérique du Nord, Zèbre de montagne du Cap : retour sur les propositions de la semaine.

Bison des forêts
Le Canada a proposé de supprimer l’espèce de l’Annexe II considérant que sa population ne décline plus. Soutenue par les États Unis, le Qatar, le Brésil, la Norvège, le Kenya, le Chili et la Chine… la proposition du Canada a été adoptée à l'unanimité.

Bouquetin du Caucase
L’UE et la Géorgie ont proposé d’inscrire l’espèce à l’Annexe II avec un quota zéro pour les spécimens prélevés dans la nature. Supporté par L’Inde et l’Ukraine la proposition a été rejetée par la Russie, le Canada et l’Afrique du Sud. Les États Unis ont soutenu la proposition sauf pour le quota zéro…Après la proposition de l’UE et de la Géorgie d’amender le texte pour supprimer le quota zéro, le Canada a soutenu la proposition amendée mais la Russie s’y est encore opposé en proposant d’inscrire l’espèce à l’Annexe III… Mercredi soir, la Russie était le seul pays à s’opposer au texte amendé mais ne bloquait pas le consensus

Vigogne
Le Pérou a souhaité reporter le débat pour présenter une proposition amendée (marquage supplémentaire des travaux artisanaux et des réexportations).

Puma de Floride et Puma de l’Est de l’Amérique du Nord
Le Canada a proposé de transférer de l’Annexe I à l’Annexe II ces deux sous-espèces de puma. Les États Unis ont souhaité s’abstenir ; le Costa-Rica et le Brésil s’y opposer. L’UE, le Mexique, la République Dominicaine, la Suisse, le Chili et la Colombie ont soutenu cette proposition, qui, après des prises de position très contrastées, semble avoir été adoptée sans avoir été portée aux votes.

Zèbre de montagne du Cap
L’Afrique du Sud a demandé le transfert de la population de l’Annexe I à l’Annexe II. Une proposition qui a été adoptée à l’unanimité.

Faucon Pèlerin
La proposition du Canada préconisant le transfert de cette espèce en Annexe II, sous pretexte qu'elle n’est pas du tout menacée n'a pas remporté la majorité des votes le 29 septembre. Un amendement rejeté jusqu’à la séance plénière.

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