L'appel de Brigitte Bardot aux chefs d'État africains. | Fondation Brigitte Bardot

L'appel de Brigitte Bardot aux chefs d'État africains.

« Il faut intensifier la guerre contre les braconniers et faire inscrire au patrimoine mondial de l’UNESCO les éléphants, rhinocéros, gorilles et lions »

La Fondation Brigitte Bardot est accréditée depuis 20 ans par le ministère de l’Environnement de l’Energie et de la Mer et participera à la 17ème session de la Conférence des parties CITES (COP17) qui se tiendra cette année à Johannesburg en Afrique du Sud, du 24 septembre au 5 octobre prochain. À  cette occasion, notre présidente adresse une lettre ouverte aux chefs d'État africains pour leu demander l'inscription des éléphants, rhinocéros, gorilles et lions au patrimoine mondial de l’UNESCO.

La lettre ouverte de Brigitte Bardot

Messieurs les Présidents,

Vous êtes dépositaires d’un trésor d’une valeur inestimable, les gardiens d’un patrimoine dont vous êtes responsables aux yeux du monde : la protection urgente des éléphants, rhinocéros et autres espèces emblématiques du Continent africain.

Vous ne pouvez pas rester sans réagir devant le génocide animalier implacable qui décime les éléphants victimes du trafic de l’ivoire. Face aux braconniers équipés d’armes de guerre, seule l’armée peut agir avec force ! Par manque de moyens et d’équipements, les rangers se font abattre et sont victimes, eux-aussi, de la guerre de « l’or blanc ».

Dans quelques jours s’ouvrira à Johannesburg la COP 17 de la CITES*, il faut impérativement envoyer un signal fort et soutenir le transfert de tous les éléphants d’Afrique à l’Annexe I de cette convention pour renforcer leur protection. La menace est réelle, terrifiante, les Etats africains doivent faire bloc et soutenir l’amendement présenté par le Bénin, le Burkina Faso, la République centrafricaine, le Tchad, l’Éthiopie, le Kenya, le Libéria, le Mali, le Niger, le Nigéria, le Sénégal, le Sri Lanka et l’Ouganda.

La disparition des éléphants, rhinocéros, gorilles ou encore des lions serait une épouvantable catastrophe supplémentaire dans le fragile équilibre de la chaine écologique. Il est urgent de lutter pour la biodiversité et de combattre impitoyablement les crimes contre l’animalité !

C’est pourquoi, j’en appelle à une importante mobilisation de terrain contre le braconnage et à l’inscription, au patrimoine mondial de l’UNESCO, des éléphants, rhinocéros et gorilles. L’Afrique doit montrer au monde qu’elle est capable de préserver ce que la nature lui a confié en attaquant ceux qui assassinent, avec préméditation, ses valeurs fondamentales

* Convention sur le Commerce International des Espèces sauvages menacées d’extinction.

 

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