CITES, 7 mars 2013 | Fondation Brigitte Bardot
Ghyslaine Calmels et Christophe Marie représentent la Fondation à la CITES
Ghyslaine Calmels et Christophe Marie représentent la Fondation à la CITES
Le tigre de Tasmanie d'Australie, specimen en capticité, 1933. wikimedia
Le tigre de Tasmanie d'Australie, specimen en capticité, 1933. wikimedia
La déléguation canadienne, dont l'un des membres porte veste et cravate en peau de phoque !!!
La déléguation canadienne, dont l'un des membres porte veste et cravate en peau de phoque !!!
Le wallabie a queue cornée, plus observé depuis 1956. wikimedia
Le wallabie a queue cornée, plus observé depuis 1956. wikimedia

CITES, 7 mars 2013

Les pays membres de la CITES ont refusé d'interdire le commerce international de l'ours polaire et scellé définitivement le sort de sept espèces disparues.

L'ours polaire

Le commerce international de l'ours polaire ne sera pas interdit, son transfert à l'annexe 1 est rejeté

Le combat de la Fondation, les différentes propositions, les enjeux et tous les courriers et communiqués de presse sur cette page : CITES 2013 - Menace sur les ours polaires

Les débats du 7 mars 2013 :

Les USA, soutenus par L'inde, la Russie, le Libéria, Le Sénégal, l'Ukraine, le Niger et les Comores, demandent le classement de l'ours polaire en annexe 1 sur un principe de précaution. L'U.E. propose une alternative.

Le Canada, soutenu par l'Islande, donne la parole à des inuits, l'un d'eux est habillé en vêtement local, veste et cravate en peau de phoque. Ceux-ci racontent leur quotidien à une assemblée de centaines de personnes  et essaient de sensibiliser l'opinion en précisant qu'ils n'auront plus rien pour vivre et ne devront alors leur survie qu'aux subventions du gouvernement.

Le Japon s'oppose aux USA. L'Irlande au nom de l'U.E. propose une modification à celle-ci, comprenant la création d'un groupe de travail dont le résultat devra être transmis avant la prochaine CITES, et demande aux aires de répartition de transmettre leurs données de gestion et suivis de la population de l'ours polaire.
La Norvège précise que cet animal est totalement protégé sur son territoire et que sa chasse y  est interdite depuis 1973.  Elle précise que les données scientifiques ne permettent pas l'inscription à l'annexe 1 mais qu'il faut  néanmoins prendre conscience des risques. Elle soutient le compromis proposé par l'U.E. ainsi que le Bostwana.

L'Egypte prend la parole, analysant les prise de proos précedents, elle demande des données concrètes. Le Koweit soutient le Canada mais ne s'oppose pas à la proposition de l'U.E.
Après une interruption des débats demandée par Israël, précisant que l'amendement proposé par l'UE n est pas conforme à la réglementation CITES, un vote est lancé et les débats peuvent se poursuivre.
Le Canada félicite l'U.E.  pour son travail d'approche et de compromis mais ne l'accepte pas. Les USA et la Russie s'opposent à l'U.E.  considérant que sa proposition ne vise pas à protéger l'espèce mais à maintenir la situation, voire à entraîner une chasse de réserve et un stockage en prévision d'une future interdiction de chasse si la proposition des USA est reportée à la prochaine CiTES.
Le Brésil soutient l'U.E. avec quelques modifications. Quant au Paraguay, il estime ne pas détenir assez de données scientifiques pour pouvoir prendre une décision.

La Présidente donne alors la parole à des ONG ;
L'IUCN  indique qu'il y a environ 20.000 ours sur les millions de km² des aires de répartition. La population n'est pas en déclin mais semble se réduire lentement au vu des changements climatiques. L'espèce est classée vulnérable et son futur déclin est inévitable.
Le centre de diversité biologique s'oppose fermement à l'U.E.  et soutient les USA.
L'association Fischerwildlife estime les menaces de déclin réelles mais non immédiates. Ce qui laisse du temps pour trouver des solutions durables.
En l'absence de consensus, la Présidente propose de voter l'amendement de l'U.E..

Les votes sont de 59,43% "pour" et 40,57 %  "contre", les 2/3 ne sont pas atteints ; l'amendement de l'Union Européenne est rejeté.
Vient le temps du vote de la proposition des USA : 52,50% "contre",  47,50%" pour" et 46 pays se sont abstenus.  La proposition des USA est rejetée.

 

Retrait de 7 espèces au classement de la CITES

Le retrait de 7 espèces au classement de la CITES considérées comme éteintes ou disparues est voté.
- La chauve souris roussette d Australie constatée "espèce disparue" depuis 2008 et identifiée à partir d'un seul spécimen prélevé en 1859.
- Le tigre de Tasmanie d'Australie qui n'a plus été observé dans la nature depuis 1933. Chassé pour sa fourrure et exposé dans les zoos puis comme spécimen de musée. L'homme à réussi à le faire disparaître ! La Nouvelle Zélande précise que si par bonheur un spécimen venait a réapparaître il serait automatiquement super protégé.
- Le wallabie a queue cornée, plus observé depuis 1956.
- Le rat-kangourou du désert d'Australie, plus observé depuis 1935.
- Le brandicoot à pied de porc, plus observé depuis 1901.
- Le bandicoot-lapin à queue blanche,  plus vu depuis 1931.
- Le caracara de Guadalupe au Mexique, plus aperçu depuis 1903.

Rhinocéros blanc

Proposition du Kenya :  

Rhinocéros blanc est une espèce quasi menacée. Sa population est estimée à 20.170 individus en 2010.
Toutes ses espèces sont en annexe 1 exceptées celles d'Afrique du sud et Swaziland. Le Kenya avait déposé une proposition pour un quota de trophée de chasse zéro durant 6 ans pour ces 2 pays.
Faute de soutien le Kenya a du retirer sa proposition. Les autres pays considérant que si aucune chasse n'est autorisée, les pays concernés ne s'occuperont plus de leur protection et ils seront braconnés.
Pas de vote puisque la proposition est retirée.
 

L'éléphant d'Afrique

La Tanzanie demandait le déclassement de l'éléphant d'Afrique de l'annexe 1 à l'annexe 2.Faute de soutien cette proposition est retirée

Le lamantin d'Afrique de l'Ouest

Proposition par le Bénin, le Senegal, et Sierra Leone de le transférer de l'annexe 2 a l'annexe 1
C'est la seule espèce de lamantin qui n'est pas classée .
Le Sénégal qui indique qu'il y a consensus de tous les pays de l'aire de répartition et supplie tous les autres pays de les aider à protéger cet animal et les aider à lutter contre le braconnage et à en interdire le commerce international.
Il est soutenu par le Bénin, la Sierra leone, la Gambie, la Colombie, les Comores (qui précise que tous les pays demandeurs ont déjà classés cet animal comme totalement protégé chez eux et qu'il convient de les aider),
Le Libéria, L'Irlande pour l'UE, Israël (qui précise quand même qu'il convient de renforcer aussi les règles intérieures car plusieurs spécimens ont reçus des autorisations de transfert notamment pour un zoo en Chine.), Le Niger, le Cameroun, le Nigeria, les USA, le Brésil et l'Egypte (pays possédant sur son territoire un animal similaire, le Dugong appelé aussi vache de mer et ont réussi la préservation avec l'éco-tourisme.
Aucune opposition étant notée, la proposition est adoptée par consensus.

 

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