L'édito de Brigitte Bardot | Fondation Brigitte Bardot
1973 - Dernière image de BB au cinéma
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1977 - Blanc Sablon (Canada)
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Loup de Mongolie
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L'édito de Brigitte Bardot

Édito de Brigitte Bardot publié dans l'Info Journal numéro 105

L’immonde lâcheté des abandons

Ces satanées vacances coûtent cher, non pas à tous ces abonnés de clubs, d’agences touristiques en tous genres, ni à ces croisiéristes de City-sur-Mer, mais aux chiens et aux chats encombrants, dont la présence empêche de partir en vacances tranquillement.
Alors on abandonne. 100 000 environ sont abandonnés chaque année. Et c’est le début d’un drame atroce pour l’animal qui, du jour au lendemain, alors qu’il n’a rien fait de mal, se retrouve derrière les barreaux d’un refuge, attaché à un arbre voué à une mort certaine et une longue agonie, soit jeté sur la route, tentant désespérément de courir derrière la voiture de ses maîtres, se faisant écraser ou mourant d’une crise cardiaque trop d’efforts pour rien.
Ceux qui abandonnent sont des monstres indignes de l’humanité.

Tous ces pauvres animaux s’ils sont trouvés errants sur la voie publique sont mis en fourrière équivalent du couloir de la mort où s’ils ne sont pas réclamés dans les 8 jours sont en général euthanasiés, sauf quelques jeunes de race ou en bonne santé qui passent alors en refuge. 
Mais les refuges sont saturés en période de vacances et une fois par semaine, pour laisser de la place aux nouveaux arrivants, on fait un tri parmi les plus moches, les plus vieux, les faibles, ceux qui n’ont aucune chance d’être adoptés et on les passe à la piqûre mortelle. 
On condamne à mort l’innocence d’un animal pour cause d’abandon. C’est d’une inhumanité abominable, d’une injustice abjecte. 
Pour les chats c’est encore pire : eux n’ont en général aucune chance d’être adoptés et finiront leur vie derrière les barreaux d’un refuge après avoir connu la chaleur d’un foyer, l’amour d’une famille, la tendresse des câlins. 
Les photos que nous vous passons sont celles de cadavres de chiens qui viennent d’être mis à mort le jour du tri d’un refuge (cf. page 14 – info Journal 105) 
J’ai envie de hurler ma douleur, mon écœurement, devant un tel massacre, massacre de l’innocence, massacre de la détresse de ces malheureux qui payent de leur vie les « vacances » de leurs maîtres. 
Alors merci à vous tous qui emmenez vos animaux en vacances ou qui les confiez à une des pensions et/ou hôtels qui acceptent les animaux, dont vous trouverez les informations page 15 de l’info Journal 105.

Brigitte Bardot

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