L'édito de Brigitte Bardot | Fondation Brigitte Bardot
1973 - Dernière image de BB au cinéma
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1977 - Blanc Sablon (Canada)
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Loup de Mongolie
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L'édito de Brigitte Bardot

Édito de Brigitte Bardot publié dans l'Info Journal numéro 104

Un commerce infâme : la viande de cheval

Un de mes premiers combats après celui des phoques en 1977 fut de m’attaquer à un commerce infâme et inhumain : celui de la viande de cheval. C’est Roger Macchia, Président du C.H.E.M. (Centre d’hébergement et de protection pour équidés maltraités), qui à l’époque me fit découvrir la barbarie des transports de chevaux entre la Pologne et la France et celui non moins ignoble entre le continent américain et la France.

Que ce soit par train, par camion ou par cargo, le résultat est le même. Entassés, piétinés les uns par les autres, sans boire ni manger, ils nous arrivent blessés, agonisants ou morts, nous sommes le réceptacle d’animaux horriblement mutilés qu’il faut parfois gruter pour les déposer plus morts que vifs sous le couteau des tueurs.

Le cheval est « la plus noble conquête de l’homme », le cheval fut le compagnon indispensable de l’être humain, le cheval, comme le chien, est un ami de toujours. Pourtant la Belgique, la Hollande, l’Italie et bien sûr la France, continuent à s’empiffrer d’une agonie et d’une douleur obscènes !

J’ai vu de mes propres yeux l’épouvante de ces pauvres bêtes à Gorizia, en Italie, à la frontière slovène, alors qu’ils transitaient, venus des pays de l’Est, pour entrer dans la Communauté Européenne ! Cela me hante !

Pourtant les pays de l’Est sont pauvres en comparaison du luxe dans lequel nous nous vautrons. Eux, ne mangent pas de cheval, pas plus que les pays du continent américain. Ils ont cette dignité !

C’est vers 1866, dans un contexte de famine et de pauvreté que les Parisiens affamés commencèrent à se nourrir de tout ce qui était « mangeable », à commencer par les chevaux ! Nous n’en sommes plus là, il me semble.

Nous regorgeons d’aliments, nous ne pensons qu’à bouffer. Notre physique est le reflet de notre âme, de notre cœur. Nous sommes devenus robotisés, déshumanisés, et ignorants par commodité.

Les emballages plastifiés des supermarchés nous présentent la chair des chevaux bien rangée, bien « appétissante » pour ceux qui ne savent pas la détresse, la douleur, la souffrance qu’ont enduré ces pauvres bêtes avant de finir dans ces présentoirs.

Lorsque j’ai fait un scandale auprès de la Corée du Sud lors de la Coupe du Monde de football en 2002 parce qu’ils mangent du chien et qu’ils se conduisent de manière barbare et atroce, j’ai été non seulement menacée de mort mais on m’a répondu que « chez moi », en France, on mangeait du cheval alors que j’aille me faire voir !

Alors à vous tous je lance un appel :

Ne mangez plus de cheval je vous en supplie !
Aidez-moi à stopper définitivement l’horreur qu’est l’hippophagie.
Signez la pétition sur :
www.fondationbrigittebardot.fr/agir/petitions/hippophagie
Je vous remercie du fond du cœur.


Brigitte Bardot

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