L'édito de Brigitte Bardot | Fondation Brigitte Bardot
1973 - Dernière image de BB au cinéma
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1977 - Blanc Sablon (Canada)
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Loup de Mongolie
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L'édito de Brigitte Bardot

Édito de Brigitte Bardot publié dans l'Info Journal numéro 101

Ayez le courage de le faire
 
Oui, je vous en supplie, ne vous rendez pas complices du dramatique esclavage que subissent les animaux dans les cirques, les zoos et les delphinariums. 
 
Ne cédez pas à la facilité de ces spectacles qui attirent les foules en été.
 
Derrière les dressages qui amusent le public en ridiculisant les animaux sauvages dans les cirques et les delphinariums se cachent les supplices de l’apprentissage, de la soumission, des répétitions de force, de la peur des punitions sévères infligées aux pauvres animaux réduits à être des objets de situations antinaturelles, loin très loin de ce qu’est leur nature.

Les cirques avec animaux sauvages devraient être interdits. Ils le sont déjà en Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Grèce, Pays-Bas… Un immense merci et un grand bravo au cirque Joseph Bouglione qui donne un super exemple en France. 
 
Dans les zoos-mouroirs, les animaux sauvages ne sont plus que des êtres épuisés de tristesse confinés dans des cages sordides et minuscules, souvent seuls alors que leur nature est de vivre en groupe. Résignés et désespérés, ils se laissent mourir lentement sous les yeux du public indifférent et ignorant à leur détresse profonde.
Ces zoos devraient être interdits au bénéfice des grands parcs, des réserves d’envergure où les animaux peuvent vivre en semi-liberté.
Rien n’est plus affligeant que ces ménageries itinérantes où sont enfermés les fauves qui n’en sortent jamais, ou juste pour le spectacle de leur soumission au dompteur qui porte bien son nom.
 
Nous n’avons pas le droit d’incarcérer à vie des animaux innocents et surtout de nous rendre complices de cette injustice en entretenant par notre présence et notre billet d’entrée les proxénètes animaliers.
Qui se souvient du film « Blackfish » ? Cette orque majestueuse capturée à sa mère encore bébé et jetée au milieu d’autres adultes qui ne faisaient pas partie du groupe, qui se haïssaient, obligés de se supporter dans d’étroits bassins jusqu’au drame final. Mais mon dieu quelle tristesse !
De quel droit l’être humain impose-t-il sa prédominance sur l’être animal ?
 
Boycottez les corridas, je vous en supplie, ce spectacle de mort lente, d’agonie ensoleillée, de destruction abjecte, de meurtre prémédité, de boucherie en plein air, d’abattoir public réservé à un public sadique qui jouit du spectacle de la souffrance monstrueuse qui lui est offert légalement, rappelant les foules hystériques qui se pressaient comme à l’époque des exécutions publiques en place de Grève.
 
Ne faites pas partie de cette humanité décadente, lâche et vicieuse.
 
Pour terminer, je veux rappeler l’absurde cruauté, l’immonde injustice que les hommes font subir aux animaux lorsqu’ils ont gazé dans la plus grande indifférence quatre millions de canards innocents et se sont élevés avec force contestation, profonde indignation et puissantes menaces contre l’emploi d’armes chimiques en Syrie, ce en quoi ils avaient raison. Mais alors pourquoi les employer pour détruire l’innocence des êtres animaux ?
Passez de bonnes vacances sans zoos, sans cirques, sans delphinariums, sans corridas ! Mais avec vos chiens et chats.

Bisous.
Brigitte Bardot
 
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