Maroc : demande de révision de La loi 56-12 | Fondation Brigitte Bardot

Maroc : demande de révision de La loi 56-12

La Fondation soutient l'Initiative citoyenne du Collectif des Associations de Protection Animale marocaines pour une révision de la loi 56-12

La loi 56-12 relative aux chiens dit dangereux a été votée au Parlement Marocains sans concertation avec les professionnels du domaine. Les associations de Protection Animale du pays se sont donc rassemblées en un collectif afin de pouvoir apporter leur expertise en vue de modifier cette loi pour qu’elle soit en corrélation avec un objectif d’amélioration de la situation sanitaire, de la sécurité des citoyens dans leur ensemble, et la protection animale.

La loi telle qu’elle est présentée présage d’effets négatifs pour la société à court terme. Ainsi, l’interdiction catégorique, à compter de 1 mois après promulgation, des chiens désignés comme dangereux par l’Article 2 de cette loi va conduire à l’abandon massif dans les rues de chiens de toutes races, pour la plupart non vaccinés et aux comportements non évalués par des professionnels sans structure adaptée ou personnel formé pour faire face à cette vague d’abandons, ni à la diagnose de races nécessaire à la détermination d’une race.

Cette loi concerne non seulement une catégorie de chiens taxés de dangereux par rapport à des critères physiques et non de vécu ou d’éducation, sans preuve apportée d’antécédents de morsures ou d’agressivité, mais traite aussi de tous les chiens, du plus petit au plus gros, avec une vision peu réaliste des applications concrètes d’une telle loi. Si, cette loi impose la traçabilité de tous les chiens, la vaccination et la stérilisation ainsi que l’identification des propriétaires, elle, dans son état actuel, pénalise les propriétaires responsables de chiens dit dangereux qui pourraient être poussés à cesser toute vaccination de leurs chiens de peur qu’on le leur retire, encourage l’abandon massifs de chiens, et condamne sur des bases physiques de l’animal et non sur l’aptitude du maitre à détenir un chien quel qu’il soit. Tout chien, peu importe sa taille est susceptible d’être dangereux si il est placé dans des conditions de mauvais traitements démultipliant les risques d’agressivité.

Proposition du Collectif :

C’est donc dans un objectif de rectification d’une loi qui pourrait donner lieu à des changements positifs d’ordre sociétal et de santé publique si et seulement si elle est modifiée en prenant compte des compétences de vétérinaires et de personnes de terrain que le Collectif propose aujourd’hui des modifications à cette loi. Afin qu’elle garantisse la sérénité du citoyen, un endiguement effectif du fléau de la rage, un arrêt définitif et condamnation des instigateurs de combats de chien et une sélection pointilleuse des propriétaires de chiens pour que  ceux-ci ne soient plus détournés de leur usage premier, la compagnie.

Pour appuyer les propositions du collectif et prouver la mobilisation publique, signez la pétition ici

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