N'achetez pas... Adoptez ! : opération tractage | Fondation Brigitte Bardot

N'achetez pas... Adoptez ! : opération tractage

Hiver 2015/2016, la Fondation Brigitte Bardot devant les animaleries du quai de la Mégisserie (de triste réputation) à Paris pour dénoncer l'animal objet, et sensibiliser à l'adoption : N'achetez pas... Adoptez !

Le samedi 19 décembre 2015, une équipe de la Fondation Brigitte bardot s'est rendue devant les animaleries du quai de la Mégisserie à Paris pour sensibliser les passants et les futurs éventuels clients aux tristes réalités liès à la condition de vie des animaux proposés à la vente dans ces sinistres boutiques.

Lire ausi : N’achetez pas, adoptez ! La campagne Adoption 2015 de la Fondation Brigitte Bardot

Un point sur la situation

En 2015, la France comtpte 11,4 millions de chats et 7,4 millions de chiens on observe depuis 2012  un augmentation du nombre  de chats (+ 4 % de 2010 à 2012) et un diminution du nombre de chiens (- 2,3 % sur la même période).

Les dépenses consacrées aux animaux de compagnie (achats d'animaux, produits dérivés, alimentation, accessoires), et prestations induites (soins vétérinaires, gardiennage, toilettage)  sont évaluées à 4,5 milliards d'euros, dont 1,5 milliard dédié à l'achat d'animaux.

Le marché de l'animal de compagnie s'accompagne de certaines dérives (trafics d'animaux, échanges intracommunautaires non conformes, activités d'élevage non déclarées, mauvais traitements, abandons, etc.). Les animaux d'origine non encadrée représentent 80 % des achats de chiots ou chatons.

Le trafic animal est le 3ème trafic mondial après la drogue et les armes.

Acheter un animal de compagnie c’est :

  • Approuver des méthodes commerciales qui rabaissent l’animal au rang d’objet.
  • Accepter les facilités de paiement proposées par les animaleries ne favorise pas la réflexion et peut déboucher sur un abandon. La surpopulation des chats et chiens provoque la saturation des refuges et l’euthanasie massive des animaux.
  • Encourager le développement d’«usines à chiots» aux pratiques scandaleuses.
  • Prendre le risque d’acquérir un animal en mauvaise santé et d’être mal informé quant à ses besoins.

Les problèmes rencontrés chez les animaux d’animalerie :

  • Maladies
  • Animaux trop jeunes
  • Angoisse
  • Problèmes de sociabilisation ou agressivité

L’élargissement de l’Union Européenne a délocalisé une partie des élevages dans les pays d’Europe centrale aux lois peu contraignantes. Des « usines à chiots » qui produisent des portées destinées à être exportées dès l’âge de huit semaines, souvent non sevrées et non vaccinées, au prix d’une forte mortalité durant le transport.

Le cas des NAC :

Légal ou pas, le phénomène des nouveaux animaux de compagnie, ou NAC, explose et pause de graves problèmes aux refuges qui ne sont pas équipés pour accueillir ces nouveaux abandonnés que sont les petits carnivores, les reptiles ou les singes. L’exposition dans des conditions inadéquates des NAC induit en erreur les acheteurs quant à leurs réels besoins. Le commerce de ces espèces, qui n’ont pas vocation à vivre comme animaux domestiques, doit être interdit.

Le cas des animaleries de la Mégisserie :

En 2006, le propriètaire de plusieurs animaleries des quais de la Mégisserie a été condamné pour fait de mauvais traitement et incarcéré.

En 2014, suite à  la liquidation judiciaire de deux de ses établissements, la Fondation a été sollicitée pour récupérer plusieurs animaux.

Demande de la FBB :

  • Interdiction d’exposer des animaux en animalerie, autorisation uniquement des élevages LOF en imposant un quota de reproduction limité à une portée par an par femelle reproductrice (but : ne pas se mettre les « bons élevages » à dos et permettre qu’ils soutiennent certaines de nos revendications).
  • Interdiction d’importer pour la vente des animaux de compagnie.
  • Interdiction de commercialiser des animaux exotiques.
  • Interdiction de la vente par petites annonces.
  • Mise en place d’une campagne nationale de stérilisation des animaux de compagnie.
Opération tractage

Quai de la Mégisserie le19 décembre 2015

imprimer

Partager