Actes de cruauté à l’abattoir de Mauléon-Licharre : La Fondation Brigitte Bardot se porte partie civile ! | Fondation Brigitte Bardot
Un agneau est écartelé vivant à cause d’un crochet mal positionné et d’une surveillance défaillante. Photo L214
Un agneau est écartelé vivant à cause d’un crochet mal positionné et d’une surveillance défaillante. Photo L214
Les veaux sont souvent deux ou trois dans le box d'étourdissement. Dans la panique, ils se piétinent les uns les autres.  Photo L214
Les veaux sont souvent deux ou trois dans le box d'étourdissement. Dans la panique, ils se piétinent les uns les autres. Photo L214
La découpe débute souvent sans attendre la mort des animaux. Les réactions aux coups de couteau sont manifestes.  Photo L214
La découpe débute souvent sans attendre la mort des animaux. Les réactions aux coups de couteau sont manifestes. Photo L214

Actes de cruauté à l’abattoir de Mauléon-Licharre : La Fondation Brigitte Bardot se porte partie civile !

Après Alès et Le Vigan, L214 nous dévoilait ce mardi 29 mars de nouvelles images tournées à l'abattoir de Mauléon-Licharre dans les Pyrénées-Atlantiques montrant de nouveau l'extrême violence de la mise à mort des animaux. Brigitte Bardot a réagi le jour même.

Un mois après le scandale à l’abattoir du Vigan et cinq mois après le scandale de l’abattoir d’Alès, L214 rendait publiques ce mardi de nouvelles images tournées dans l’abattoir de Mauléon-Licharre (Pyrénées-Atlantiques). Ces images montrent de multiples infractions aux règles de protection animale et des scènes de souffrance animale sévère, ainsi que de graves manquements et violences de la part du personnel de l’abattoir.

Une séquence où l'on découvre encore une fois des images insoutenables: un agneau assommé à l'aide d'un crochet, un autre écartelé vivant. Bon nombre d'entre eux sont suspendus pour être saignés alors qu'ils sont encore conscients. Les veaux et les bovins ne connaissent pas un meilleur sort: bien souvent, l'étourdissement via coup d'aiguillon électrique sur la tête est raté.

La réaction de Brigitte Bardot

Brigitte Bardot a dénoncé dès ce mardi soir l'horreur qui se produit dans les abattoirs" et le laxisme du ministère de l'Agriculture après ce nouveau scandale d'animaux maltraités.

"On dénonce haut et fort le laxisme avec lequel le ministère de l'Agriculture prend l'affaire. Depuis le scandale de l'abattoir d'Alès, il aurait dû se passer quelque chose. Or, on se retrouve dans les mêmes circonstances abominables des mois après", a-t-elle déclaré.
"Nous exigeons depuis longtemps que l'on installe des caméras de surveillance dans tous les abattoirs. Le seul moyen, à défaut de fermer tous les abattoirs, est qu'il y ait des caméras pour faire cesser les exactions abominables, les supplices infligés aux animaux qui vont mourir", a ajouté notre présidente. "C'est honteux pour un gouvernement français au XXIe siècle de laisser faire des supplices et des tortures pareilles. "C'est inhumain et invraisemblable", a t-elle encore réagi.

La Fondation Brigitte Bardot se porte partie civile et porte plainte directement contre les employés !

La viande ne représente aucune nécessité et pourtant des millions d'animaux agonisent derrière les murs des abattoirs. Ne fermons plus les yeux et agissons en signant la pétition ICI

 

La Vidéo de L214

L'engagement du Ministre de l'Agriculture

Ce 31 mars, le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a déclaré au micro d'Europe 1 :  "Il y aura des représentants pour la protection animale dans tous les abattoirs de France" avant de préciser "Il y a au niveau européen une réglementation qui prévoit des représentants pour la protection animale dans chaque abattoir" et de conclure par l'annonce de la création d "une protection pour ces salariés , qui pourra aller jusqu'à leur donner le statut de lanceur d'alerte pour qu'ils soient protégés et qu'ils puissent, dès que quelque chose ne va pas, le dire aux services vétérinaires".

Le 5 avril 2016 , le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll a annoncé son intention de "créer un délit de maltraitance" aux animaux, assorti de "sanctions pénales", dans la loi Sapin, dans le cadre d'un plan pour le bien-être animal.

L'avis de la Fondation : Attention : lorsque Stéphane Le Foll parle d'un représentant de la "protection animale dans tous les abattoirs", il ne s'agit pas de représentant d'association mais du "responsable bien-être animal" qui doit être présent dans tous les abattoirs depuis le 1er janvier 2013 conformément au dernier règlement européen. La déclaration de ce matin est intéressante car le ministre parle d'une "protection particulière" au salarié qui sera en charge de cette responsabilité (ce poste peut actuellement être tenu par le directeur de l'abattoir), c'est une demande que nous avions formulée en plus d'un contrôle permanent du site d'abattage par un vétérinaire et la pose de caméras de surveillance...

En ce qui concerne les contrôles aléatoires d'organisations de protection animale, c'est plus difficile à l'imposer dans la mesure où les établissements sont privés et que nous n'avons pas de reconnaissance officielle nous le permettant (nous ne sommes pas des agents de contrôle agréés).

Lire ICI l'appel de Jeanne Mas à Stéphane Le Foll : "je demande à mon tour, comme l’a fait Brigitte Bardot, que les 263 abattoirs français soient équipés de caméras de surveillance"

 

Brigitte Bardot sur BFMTV

L'histoire en direct le 1er avril 2016

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