Demande d'audience au Premier Ministre | Fondation Brigitte Bardot

Demande d'audience au Premier Ministre

Généralisation de l'abattage rituel en France

La Fondation Brigitte Bardot dénonce la mauvaise foi réitérée du ministre de l’Agriculture et demande une audience au Premier Ministre.

Le gouvernement enterre les rapports embarrassants

En février 2005, le Comité permanent de coordination des inspections (COPERCI) est missionné par les ministères de l’Intérieur et de l’Agriculture pour mener une "enquête sur le champ du Halal". Lorsqu’il rend son rapport, en septembre 2005, aux ministres de l’Intérieur et de l’Agriculture, le COPERCI tire la sonnette d’alarme :

  • "En France, 50 % des abattoirs multi espèces déclarent  abattre selon le rite. 80 % des abattoirs français spécialisés sur l’ovin déclarent abattre halal" (p. 20) ;
  • "Il est indéniable que la proportion atteinte par les mises à mort sans pré-étourdissement traduit un détournement de l’esprit des textes sur la protection animale" (p. 33) ;
  • "une partie de la viande abattue rituellement, le plus souvent sans étourdissement pré-mortem, est consommée par des non musulmans, en général à leur insu" (p. 54).

Face à l’agonie des animaux égorgés, qui cherchent à respirer, à se relever, les auteurs du rapport écrivent "c’est un spectacle difficilement soutenable". C’est aussi ce que note le rapport d’expertise sur les douleurs animales, publié par l’INRA en décembre 2009, remis au ministre de l’Agriculture qui avait commandé l’étude et dans lequel il est écrit que la perte de conscience chez les bovins, après l’égorgement, peut intervenir après 14 minutes d’agonie !

Bruno Le Maire ou la politique de l’autruche

En novembre 2011, nouveau rapport commandé par le ministre de l’Agriculture, cette fois au Conseil Général de l’Alimentation, de l’Agriculture et des Espaces Ruraux (CGAAER), qui arrive toujours aux mêmes conclusions : 51 % des animaux, toutes espèces confondues, sont abattus rituellement en France !

Face aux constats dressés par les différents experts, indépendants, missionnés par le ministère de l’Agriculture, le ministre choisit de défendre la politique de l’autruche en niant l’évidence !

Demande d’audience auprès de François Fillon

Pour Christophe Marie, porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot :

"Bruno Le Maire désavoue sa propre administration, il refuse de voir et d’entendre la réalité de terrain. Le ministère commande de coûteux rapports mais dément systématiquement les résultats des experts bien trop dérangeants pour un gouvernement qui a toujours favorisé, par ses actes, la généralisation de l’abattage rituel."

"François Fillon a raison de remettre en cause une pratique cruelle et d’un autre temps, qui entraîne une souffrance inutile de millions d’animaux. Si les représentants des cultes ont pu, aussitôt, être reçus par le Premier Ministre, il est légitime que les défenseurs des animaux (premières victimes de l’abattage rituel) soient entendus à leur tour. La Fondation Brigitte Bardot demande donc audience à François Fillon".

 

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