Nouvelle enquête : des animaux nés en France exportés et abattus au Liban et en Turquie | Fondation Brigitte Bardot

Nouvelle enquête : des animaux nés en France exportés et abattus au Liban et en Turquie

Communiqué de presse

Au bout d’un voyage de souffrances, une mort violente. Jeudi 13 avril - CIWF France, Fondation Brigitte Bardot et L214, dévoilent de terribles images* de bovins nés en France, transportés sur des milliers de kilomètres dans des bétaillères ou des cargos, et abattus au Liban et en Turquie. Ces nouvelles images confirment l’urgence d’agir pour mettre un terme à l’exportation des bovins vers des pays hors UE.

Dans une lettre ouverte, les trois associations demandent aux candidats à l’élection présidentielle de s’engager à limiter la durée des transports d’animaux vivants à 8 heures et de mettre fin aux exportations hors Union européenne. Quatre d’entre eux se sont déjà prononcés en faveur de cette limitation, tandis que 89%** des Français se déclarent favorable à la limitation du transport à 8h.

En parallèle, les associations relaient la campagne européenne Stop the trucks visant à limiter le temps de transport des animaux. Les citoyens sont appelés à signer la pétition exigeant une révision de la réglementation sur le transport d’animaux vivants (Règlement CE 1/2005 du 22 décembre 2005). Elle a déjà recueilli plus de 800 000 signatures.

Des milliers de bovins nés en France sont exportés chaque année vers le Maghreb et le Moyen-Orient pour être engraissés et abattus dans de terribles conditions.
Le gouvernement français porte une lourde responsabilité en incitant de manière proactive ces exports. Le “plan de soutien aux élevages français” mis au point par Stéphane Le Foll en juillet 2015 porte clairement des objectifs d’expansion des exportations. De plus, en novembre 2016, un dispositif spécifique d’assurance à l’exportation vers le Liban, l’Algérie et l’Égypte a été mis en place permettant aux exportateurs d’être remboursés à 90% en cas de non-paiement des importateurs.


Grâce aux numéros d’identification des bovins, nous avons pu remonter aux élevages où sont nés ces animaux. Dans la vidéo, on constate que si certains éleveurs se réjouissent de la naissance de nouveaux marchés hors de l’UE, sans se soucier des conséquences pour les animaux qu’ils ont vus naître, d’autres au contraire regrettent cette situation mais se disent impuissants. Ils espèrent une réaction des pouvoirs publics.

* images Eyes on Animals, Animals International, TSB/AWF
** Sondage IFOP pour CIWF France : 89% des Français se sont déclarés en faveur d’une limitation à 8h des transports d’animaux vivants (février 2017)
 

[Nouvelle enquête!] La souffrance de millions d'animaux exportés chaque année hors de l'Union européenne.

Épuisés par des trajets de plusieurs milliers de kilomètres dans des bétaillères et des cargos surchargés, les animaux destinés à l'export sont souvent abattus de façon archaïque sans qu'aucune disposition ne soit prise pour alléger leurs souffrances.

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