Chèvres de la Nerthe... | Fondation Brigitte Bardot
Fin de quarantaine pour les chèvres de Nerthe
Fin de quarantaine pour les chèvres de Nerthe

Chèvres de la Nerthe...

Fin de quarantaine

Les 70 chèvres sauvages du massif de la Nerthe prises en charge par la Fondation viennent de finir leur quarantaine.

Les 70 chèvres sauvages du massif de la Nerthe prises en charge par la Fondation viennent de finir leur quarantaine. Elles ont rejoint l’une de nos structures consacrées aux animaux de ferme sauvés des abattoirs. Condamné à l’abattage par un arrêté préfectoral, le troupeau avait été sauvé grâce à une complexe opération de capture montée par nos équipes.
Venue se rendre compte sur place en avril 2015, la Fondation avait financé la mise en place d'un enclos pour les récupérer et les regrouper, ce qui fut fait durant l'été. Après un indispensable contrôle sanitaire - avéré favorable -, le troupeau a été d'abord "sécurisé" dans une bergerie à Grans, "qui appartient à un particulier, membre de la Fondation". Les chèvres y ont passé tout l'hiver... Elles ont été transferrée en Dordogne le 12 avril 2016.

Lire ici l'article de la Provence du 16 avril 2016 ICI

Le 19 mai dernier 2015, la Fondation s'est rendue sur place pour rencontrer les interlocuteurs locaux du massif, à Chateauneuf-les-Martigues puis au Pennes-Mirabeau.

Pour lire l'article de la Provence du 24 mai cliquer sur l'image à gauche.

Les ONG se félicitent de la volonté des autorités de ne pas procéder à l'abattage massif des animaux.

Environ 200 caprins devraient ainsi être capturés et confiés aux ONG de protection animale.
Une nouvelle réunion doit se tenir prochainement pour fixer les modalités pratiques de récupération des animaux.
Des moyens humains et matériels importants seront mobilisés par les organisations partenaires qui espèrent pouvoir bénéficier de la collaboration de l’ensemble des autorités et professionnels locaux.

Retour sur un combat pour sauver les chévres de la Nerthe


Le 24 mai 2011, le Préfet de la Région Provence–Alpes–Côte d’Azur signe un arrêté condamnant à mort une soixantaine de chèvres divagantes présentées comme une menace pour les troupeaux, les cultures et la population.

L’arrêté parle d’une "harde de chèvres sauvages" qui doit être chassée jusqu’à son extinction complète. Lorsque la Fondation Brigitte Bardot est informée de cet arrêté, elle intervient immédiatement auprès du Préfet pour dénoncer cette extermination pure et simple :

Extrait de la lettre de Brigitte Bardot au Préfet, en date du 27 mai 2011 :

"…Avec cet arrêté, vous mobilisez des forces pour abattre des bêtes qui n’ont pas de propriétaire. Utilisez donc ces forces pour capturer les chèvres et pour les isoler provisoirement, le temps nécessaire à ma Fondation pour gérer l’identification, la mise à jour sanitaire et la prise en charge de ces animaux.

Monsieur le Préfet, tuer n’est jamais la solution, c’est le choix des lâches et de ceux qui ne se donnent pas la peine de trouver une réponse humaine à un problème donné. Je vous demande de modifier votre arrêté dans ce sens, ma Fondation vous apportera alors son aide pour trouver une solution pertinente, éthique, dans un double souci de protection animale et de salubrité/sécurité publique.

Je compte sur votre intervention immédiate afin que les fusils ne soient pas utilisés, il est ridicule et déplacé d’organiser des commandos armés, mobilisant de nombreux services publics (Gendarmerie nationale, police municipale, services vétérinaires, etc.) pour s’en prendre à de pacifiques chèvres... "

Echec du plan de capture

Pour tenter de rassembler les chèvres, faciliter leur capture puis assurer leur transfert vers des bergeries de quarantaine, la Fondation Brigitte Bardot a financé un agrainage qui n’a pas eu le résultat escompté, les animaux ne manquant pas de nourriture dans le massif très broussailleux qui leur sert d’habitat naturel.

Nous disposons toujours de lieux d’accueil mais l’accessibilité est rendue très difficile, voire impossible, compte tenu de la nature du terrain. Ce terrain difficile d’accès pour l’homme rend d’autant plus importante et précieuse la présence des chèvres qui permettent un "débroussaillage" naturel, limitant d’autant les risques d’incendie qui demeurent élevés dans le secteur.

Forte mobilisation locale contre le plan d’abattage

Les comités des feux, les associations de randonneurs, les propriétaires du massif boisé, l’office du tourisme, l’office de protection du patrimoine, les scientifiques du CNRS (qui étudient le comportement de ces animaux) mais aussi la fédération de chasse des Bouches du Rhône et son antenne locale de Châteauneuf, sont d’accord avec la fondation Brigitte Bardot qui milite désormais pour le maintien des animaux sur place.

A lire aussi : Massif de la Nerthe (Bouches-du-Rhône) : les chèvres de la discorde ont évité l’abattage !
 

 

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