Centre de soins de la faune sauvage : la Fondation Brigitte Bardot tire la sonnette d’alarme ! | Fondation Brigitte Bardot

Centre de soins de la faune sauvage : la Fondation Brigitte Bardot tire la sonnette d’alarme !

Dans une lettre adressée, le 21 octobre 2016, à Ségolène Royal, la Présidente de la Fondation Brigitte Bardot informe la ministre de l’Environnement des difficultés rencontrées par « des centres de soins contraints d’abandonner leur activité d’intérêt général faute de subvention publique ».

Fermeture du centre de soins pour phoques d’Abbeville

Dernier exemple en date, la fermeture du centre « Picardie-Nature », après dix ans d’activité, dédié à la prise en charge et soins des jeunes phoques trouvés abandonnés ou blessés sur les plages de la région.

Des phoques décidemment bien mal acceptés en France, comme sur la côte d’Opale où un collectif s’est créé accusant les pinnipèdes de tous les maux. Dans sa lettre à Ségolène Royal, Brigitte Bardot attaque ce collectif qui reprend à son compte « les arguments fallacieux, mensongers, qu’avançaient les chasseurs Canadiens lors de la campagne internationale que j’ai menée et qui a conduit à la protection de ces animaux. »

« Qu’on arrête de soigner les animaux malades ou blessés »

Le président du collectif anti-phoque a lancé un appel pour que les animaux blessés ne soient plus soignés, cet appel imbécile semble avoir été entendu par le conseil régional des Hauts-de-France puisque Guy Harlé d’Ophove, président de la fédération des chasseurs de l’Oise, à la tête de la commission environnement s’est engagé contre les centres de soins de la faune sauvage considérant « qu’il faut laisser faire la nature ».

Curieuse et paradoxale déclaration venant d’un chasseur qui, par ailleurs, revendique la nécessité d’une gestion de la nature par le fusil…

D’où la question de Brigitte Bardot à la ministre : « Vers qui devront se tourner les témoins de ces agonies, le conseil régional des Hauts-de-France assumera-t-il alors ses choix budgétaires et politiques ? »

La question a également été posée par la Fondation Brigitte Bardot à Xavier Bertrand, Président du Conseil Régional Hauts-de-France : « Une décision aussi radicale que le désengagement de la région pour l’action de Picardie-Nature aura, forcément, des conséquences directes sur l’activité menée par cette organisation. Notre Fondation est prête à étudier une aide pour pallier à ce manque de fonds mais nous souhaitons, avant cela, connaître les dispositions prévues localement et en particulier par l’autorité que vous représentez. »

Pour le moment, l’avenir est incertain pour les centres de soins…

 

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