L'État crie aux loups ! | Fondation Brigitte Bardot

L'État crie aux loups !

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Le ministère de la Transition Ecologique et le ministère de l’Agriculture organisent, du 27 mai au 19 juin, une consultation publique sur un projet d’arrêté permettant de déroger aux « interdictions de destruction » du loup, espèce strictement protégée en Europe.

Pour participer à cette consultation publique, c’est ICI.

De fortes oppositions se sont d’ores-et-déjà élevées contre ce projet d’arrêté, notamment du Conseil National de la Protection de la Nature (instance scientifique et technique placée auprès du ministère de l’Ecologie). Le CNPN émet un avis défavorable au projet d’arrêté.

Dans son avis, du 25 avril 2019, le CNPN regrette que « l’administration ne semble plus avoir aucun objectif en termes de développement et de conservation de l’espèce » et note un « net déséquilibre du plan en faveur du soutien au pastoralisme sans aucune remise en cause des mauvaises pratiques pastorales pourtant reconnues ».

De son côté, la Fondation Brigitte Bardot est intervenue le 3 juin 2019 auprès de François de Rugy pour demander au ministre, d’une part, de tenir compte de l’avis du CNPN et, d’autre part, de sortir la France « de cette folie meurtrière qui ne résout strictement rien, bien au contraire puisque les tirs favorisent la dispersion des meutes. »

Fonds européens

Cette politique de destruction est d’autant plus incompréhensible que la Commission européenne a modifié, en novembre 2018, les lignes directrices de l’UE concernant les aides dans le secteur agricole pour permettre aux Etats membres d’octroyer une indemnisation intégrale des dommages causés sur le bétail par des animaux protégés, tels que les loups.

Le plafond d’indemnisation fixé préalablement à 80 % des investissements (construction de clôtures électriques, acquisition de chiens de protection, formation des bergers, etc.) couvre désormais 100 % des dépenses.

La France en infraction

Le 25 mars 2019, notre Fondation était déjà intervenue auprès de François de Rugy pour interroger le ministre : « la France a-t-elle sollicité des fonds européens pour mettre en œuvre ces mesures qui doivent être effectifs avant toute mesure d’abattage, et d’autres fonds sont-ils débloqués par les autorités comme la réglementation l’autorise ? ».

Le ministère de l’Ecologie n’a pas encore répondu à nos demandes, s’il persiste dans son mutisme alors notre Fondation saisira la Commission européenne, afin qu’une procédure soit engagée contre la France pour non-respect des règles s’appliquant à une espèce sauvage strictement protégée.

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