Chasse | Fondation Brigitte Bardot

Les raisons d’agir

Notre faune sauvage massacrée !

Maltraiter un cheval ou un chien est passible des tribunaux. En revanche, maltraiter un animal sauvage, jusqu’à ce que mort s’en suive, n’appelle aucune poursuite. La Fondation demande que l’animal sauvage libre soit reconnu comme un être sensible et, par conséquent, que les mauvais traitements infligés aux animaux sauvages soient reconnus pour tels et condamnés par la loi.

Une minorité abusive :

A l’heure actuelle où de nombreux français développent leurs loisirs et recherchent des espaces naturels, il nous paraît important d’arriver à un compromis entre les différents utilisateurs de la nature. Le nombre de chasseurs ne cesse de diminuer. Ils sont environ 1 400 000 ce qui représente 2.4% de la population. Malheureusement, à chaque saison de chasse, on dénombre de nombreux accidents. Pour la dernière saison 2010/2011, 131 accidents ont eu lieu dont 18 mortels. Par conséquent, se promener en forêt peut se révéler dangereux pour les non-chasseurs…

31 millions d’animaux tués !

Les chasseurs chassent 9 mois de l’année et tuent 90 espèces sauvages.

Les chiffres de la dernière enquête effectuée durant la saison de chasse 1998-1999 sont éloquents : ce sont les pigeons ramiers et les faisans qui paient le plus lourd tribut aux chasseurs avec plus de 10 millions d’animaux tués, viennent ensuite les grives (4,5 millions), les lapins (3,2 millions), les perdrix rouges (1,7 millions) et les bécasses (1,1 million).

Des animaux piégés

Certains animaux sont classés « nuisibles » par l’Arrêté du 30 septembre 1988. Cela concerne 12 espèces de mammifères et 6 espèces d’oiseaux. Ces animaux peuvent être détruits en tout temps et en tout lieu et même en des lieux où la chasse est prohibée. Le ministre chargé de la chasse établit cette liste nationale en fonction des dommages que ces animaux peuvent causer aux activités humaines et aux équilibres biologiques.

Notre position

La Fondation Brigitte Bardot dénonce toutes les pratiques cruelles qui existent encore et qui font souffrir des milliers d'animaux. C'est pourquoi, nous condamnons la chasse à courre, la vénerie sous terre, les chasses traditionnelles et la destruction des animaux dits « nuisibles » par piégeage, déterrage ou par toxiques.

Chasse à courre :

En 2005, la Fondation Brigitte Bardot est à l'initiative d'une proposition de loi visant à interdire la pratique de la chasse à courre, à cor et à cri présentée par le député Jean Marsaudon à l'Assemblée Nationale.

Déterrage et vénerie sous terre :

Ce mode de chasse et de destruction est particulièrement cruel. L’animal est acculé au fond d’un terrier par des chiens. Les chasseurs creusent une tranchée jusqu’à l’animal puis le sorte avec une pince métallique avant de le tuer.

Espèces dites nuisibles :

En ce qui concerne les espèces nuisibles, nous demandons purement et simplement le déclassement de toutes les espèces dites « nuisibles » car nous savons très bien qu’aucune espèce n’est nuisible mais que chacune joue un rôle important dans la chaîne alimentaire et dans l’équilibre des écosystèmes.

Chasses traditionnelles :

Ces pratiques ne sont pas sélectives et de nombreux autres oiseaux d’espèces protégées peuvent également être capturés. Les gluaux sont cruels pour les oiseaux qui se retrouvent collés par les pattes ou les plumes. Pour la tenderie aux vanneaux, les appelants sont attachés par la queue à une ficelle reliée au chasseur et leur calvaire peut durer des heures…

Sécurité du public et accidents :

Face aux nombres inquiétants d’accidents de chasse notamment les week-ends, la Fondation demande un arrêt de la chasse le dimanche afin que chacun puisse profiter des promenades en forêts souvent monopolisées par les chasseurs.

imprimer

Partager