Chasse : 30 attentes pour la protection de la faune sauvage et le respect de tous les usagers de la nature | Fondation Brigitte Bardot

Chasse : 30 attentes pour la protection de la faune sauvage et le respect de tous les usagers de la nature

La Fondation Brigitte Bardot s’est jointe à huit autres associations de protection de la nature pour éditer ce livret. Une première qui rend enfin la parole à l’immense majorité de nos compatriotes qui ne comprennent pas pourquoi ils devraient laisser la gestion de la nature aux mains d’une minorité de chasseurs.

Juguler l’insécurité liée à la chasse, créer un statut de l’animal sauvage, assurer la protection des espèces en mauvais état de conservation, mettre en place une nouvelle gouvernance des espèces et des espaces naturels, mieux encadrer les périodes de chasse, et, enfin, assurer le retour des grands prédateurs : telles sont les grandes priorités que nous défendons en trente points précis et soigneusement étudiés au regard de l’intérêt général, du droit français et des directives européennes. Lisez-les avec attention afin d’en partager le contenu avec le plus grand nombre, et, de faire changer nos lois dans le sens d’un plus grand respect de la nature.

Nous demandons :

  • L’interdiction de la chasse le dimanche.
  •  L’instauration de périmètres de sécurité de 200 mètres autour des habitations et des lieux publics.
  •  L’uniformisation des règles de sécurité à l’ensemble du territoire national.
  •  La responsabilité pénale des structures de la chasse et de leurs dirigeants en cas d’accidents de chasse
  • L’instauration des contrôles d’alcoolémie pour les chasseurs.
  • La validation régulière des connaissances et des aptitudes physiques des chasseurs.
  • L’extension du statut de protection à toute la faune sauvage en modernisant le statut juridique de l’animal sauvage. Un système dérogatoire, dûment encadré pour permettre, dans certains cas et sous certaines conditions, des prélèvements ou captures. Ceux-ci ne pourront concerner des espèces en mauvais état de conservation
  • L’abandon de la notion de « nuisibles. » et la reconnaissance du rôle positif des petits prédateurs.
  • L’interdiction des chasses dites « traditionnelles. » conformément à la réglementation européenne. (directive oiseaux)
  • L’interdiction de la chasse à courre et de la vénerie sous terre pour toutes les espèces animales.
  • L’abrogation de la période de chasse « complémentaire » du blaireau, dont la seule justification était la pratique de la vénerie sous terre.
  • L’interdiction de vendre et d’utiliser des pièges tuants.
  • Que le ministère chargé de la chasse s’enquière du statut de conservation des espèces auprès du Muséum national d’Histoire naturelle avant d’en autoriser la chasse.
  • L’adoption du principe de précaution (non-chasse sous forme de moratoire ou protection totale) pour les espèces vulnérables ou n’ayant pas fait l’objet d’études scientifiques suffisantes.
  • L’élaboration et la mise en place de plans d’action pour les espèces en mauvais état de conservation.
  • La création de réseau de réserves naturelles sans chasse pour les haltes migratoires des oiseaux migrateurs.
  • La création d’une Agence de la Nature qui regroupe l’ensemble des actuelles structures chargées de la gestion de la nature.
  • La redéfinition des aires protégées pour qu’elles le soient réellement sans exploitation forestière, ni chasse.
  • Que la notion de corridors écologiques soit opposable aux tiers, comme cela avait été ratifié par le Grenelle de l’Environnement.
  • Que les fédérations de chasseurs deviennent des associations de droit privé, sans mission de service public et sans adhésion obligatoire des chasseurs.
  • Que le produit des redevances cynégétiques soit affecté au budget de l’État dédié à la protection des milieux et à la conservation des espèces.
  • L’abrogation de la convention de partenariat cosignée, en mars 2010, par la Fédération Nationale des Chasseurs et celle des Pêcheurs et les ministres de l’Écologie et de l’Éducation Nationale afin de faire respecter l’interdiction du prosélytisme à l’école.
  • L’interdiction des élevages et des lâchers cynégétiques.
  • L’abolition de la chasse de nuit.
  • La suspension systématique de la chasse aux oiseaux d’eau et de passage en période de gel prolongé.
  • Que la période de chasse soit comprise entre le 1er octobre et le 31 janvier comme le préconise le rapport du Professeur Lefeuvre.
  • La création d’un réseau de réserves dans les lieux de présence des ours afin de favoriser leur retour sur son aire de présence historique en Pyrénées.
  • L’abandon des tirs de prélèvement de loups.
  • La reconnaissance du rôle des grands prédateurs sur le comportement des grands ongulés, et de la diminution des dégâts forestier (écorçage, abroutissement)
  • La valorisation des productions agricoles dans les zones de cohabitation de grands prédateurs/ pastoralisme.

Sous forme d’une plaquette destinée notamment à tous les parlementaires, députés et sénateurs, ainsi qu’au ministre de l’écologie, ce livret s'adresse aussi aux particuliers intéressés par tous les problèmes liés à la chasse.

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