Corrida : face à la torture, les sages sont lâches ! | Fondation Brigitte Bardot
Photo Animaux en péril
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Corrida : face à la torture, les sages sont lâches !

Saisi par les associations "CRAC Europe" et "Droit Des Animaux", le Conseil Constitutionnel a répondu, vendredi 21 septembre, à une Question Prioritaire de Constitutionnalité (QPC) sur la conformité de la dérogation autorisant les corridas lorsqu’une "tradition locale" peut être invoquée. Il s’agit en fait d’une non-réponse, les "sages" ayant préféré botter en touche face aux pressions exercées, par la classe politique notamment.

Le gouvernement sort de son devoir de réserve

Le 11 septembre, jour de l’audition, le ministre de l’Intérieur est intervenu dans les médias pour dire son attachement à la corrida et demander le maintien de la dérogation qui autorise cet acte de cruauté dans certaines régions. Le 1er ministre quant à lui été représenté, au Conseil Constitutionnel, par un émissaire ne faisant preuve d’aucune impartialité ni réserve mais défendant très clairement la torture animale.

Dans une lettre ouverte à Manuel Valls, Brigitte Bardot interpelle le ministre de l’Intérieur : "Vos manœuvres et celles du 1er ministre pour défendre cette infamie et intimider les membres du Conseil Constitutionnel au moment même où ils doivent se prononcer sur une question de constitutionnalité est une honte, tout cela est à vomir… Comment le gouvernement peut-il ainsi manœuvrer et mettre en danger l’impartialité des décisions du Conseil Constitutionnel ?"

Trois légendes du cinéma français lancent un appel aux sages

Le 18 septembre, la Fondation rend public un appel aux membres du Conseil Constitutionnel signé par "Brigitte Bardot, Jean-Paul Belmondo et Alain Delon". Ce manifeste fait ressortir le caractère injuste et scandaleux de la dérogation autorisant les corridas :

"En France, la corrida est considérée par le Code pénal comme étant un acte de cruauté condamné à 2 ans d’emprisonnement et 30 000 € d’amende. Cette règle générale n’est toutefois pas appliquée lorsqu’une "tradition" locale peut être invoquée… C’est une aberration, un non-sens !

Lorsqu’un acte de cruauté est avéré, lorsque des sévices graves entraînant la mort sont infligés volontairement à un être vivant, un être sensible, la règle doit s’appliquer à tous, de la même manière et avec la même sévérité. Les Français doivent être égaux en droit, la législation doit être la même pour tous, sans distinction ni discrimination. La corrida espagnole ne fait pas partie de la culture française, de son patrimoine, c’est un fait."

Le 19 septembre, Philippe Bouvard apporte son soutien à cette démarche et intervient à son tour auprès des sages.

Pour BB : "des lâches, pas des sages" !

Le 21 septembre, sans grande surprise, les sages préfèrent ne pas remettre en cause la dérogation autorisant les corridas et combats de coqs, considérés par le Code pénal comme relevant d’actes de cruauté et sévices graves envers un animal mais bénéficiant d’un passe-droit dans certaines régions.

Pour autant, le combat continue, il s’intensifie même au Parlement et auprès des instances européennes pour faire interdire cet acte de torture qui n’a rien à voir avec la culture. Il se poursuit aussi via les Français qui doivent se mobiliser pour combattre la barbarie. Les politiques se moquent des animaux alors il faut agir directement pour faire évoluer la société vers plus de compassion et d’humanité car la "tradition" ne doit jamais justifier la cruauté, qu’elle soit exercée contre l’homme ou l’animal.

"Abus d’autorité"

Le 27 septembre, Brigitte Bardot adresse une lettre ouverte à Jean-Louis Debré, président du Conseil Constitutionnel, dans laquelle elle denonce la "partialité" et la "lâcheté" des membres de cette institution (voir PDF).

 

20 octobre : Mobilisation citoyenne à Paris, marche des associations à Nîmes

Après la non-décision du Conseil Constitutionnel, vous avez été nombreux à nous témoigner votre déception et même votre révolte. Soyons plus nombreux encore à participer aux manifestations d'opposition à la torture animale. Rassemblement citoyen à Paris, marche des associations à Nîmes (à l'initiative de l'Alliance Anticorrida).

Samedi 20 octobre à 14h :

  • Nîmes, Avenue Feuchères (face à la gare),
  • Paris, Place du Palais-Royal (métro Palais-Royal – Musée du Louvre).

 

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