Non à la captivité des ours de spectacle | Fondation Brigitte Bardot

Non à la captivité des ours de spectacle

Depuis quelques années, les associations observent une recrudescence des spectacles présentant des animaux sauvages avec leur dresseur, notamment lors de fêtes médiévales. Il s’agit généralement d’ours. Si ces animaux ne sont pas brutalisés devant le public, ils subissent, en coulisses, d’autres types de maltraitance depuis leur plus jeune âge !

 

Toute une vie de captivité 

Les dresseurs travaillent uniquement avec des oursons qui sont retirés très tôt à leur mère ou qui sont abandonnés par cette dernière incapable de les élever et qui va les rejeter dès leur naissance…Ils sont alors habitués dès leur plus jeune âge à la présence de l’homme et à être manipulés par le dresseur.

Ils proviennent généralement de zoos, de cirques voire d’autres montreurs d’ours qui font reproduire leurs animaux, pour les revendre ensuite, car les « bébés » attirent davantage le public. Certains dresseurs s’approvisionnent dans des pays où la chasse à l’ours est autorisée et laisse de nombreux orphelins.

Ces animaux ne connaîtront jamais rien d’autre que la captivité … 

Dressés, dégriffés, édentés, muselés, enchaînés 

Le dressage repose généralement sur la privation de nourriture. L’ourson est récompensé par une sucrerie (inappropriée car dangereuse pour sa dentition) à chaque fois qu’il réussit à effectuer le numéro imposé par son dresseur. En cas de refus, les coups ne sont pas exclus…

Parfois, l’ourson est dégriffé et/ou édenté, ce qui est interdit par la loi, afin de ne pas blesser son dresseur. Lors des spectacles, certains ours sont muselés et tenus au bout d’une chaîne ou d’une corde.

Une vie sur les routes 

Les animaux sont transportés sur de longues distances, d’une ville à l’autre, même pendant les grosses chaleurs.

Ils restent enfermés dans leur cage au fond d’un camion et n’en sortent que pour la durée du spectacle soit ¼ heure, voire moins.

Exhibés lors des fêtes médiévales, ils sont soumis au stress de la foule envahissante, de la musique assourdissante et parfois même des coups de canon !

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