Monsieur le Ministre,
Après la diffusion, vendredi dernier dans « Thalassa », d’un reportage sur la chasse commerciale à la baleine pratiquée par l’Islande et la Norvège, ma Fondation reçoit de très nombreux courriers dénonçant toute l’horreur de ces massacres.

PHOTO @WSPA-mark votier - expédition japonaise 1993 - www
Ces deux pays se moquent ouvertement du moratoire sur la chasse commerciale instauré en 1986 par la Commission Baleinière Internationale, comme le fait également le Japon avec ses quotas de chasse « scientifique » qui n’est qu’un leurre pour ne pas avoir à respecter les règles internationales.
Tout cela est lamentable et dramatique, car ces trois pays, qui s’octroient les plus gros quotas annuels de chasse (plus de 2 000 baleines au total), mettent en péril des espèces extrêmement fragilisées et qui ne pourront survivre à de tels prélèvements.
Monsieur le Ministre, les baleines sont en danger, elles n’appartiennent ni à l’Islande, ni à la Norvège, ni au Japon, mais font partie du patrimoine universel. Face à la menace, notre devoir est de réagir et d’agir !

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Je sais que la France défend une position de préservation et non d’abattage des cétacés, elle a, notamment, joué un rôle moteur dans la création du sanctuaire des mers australes, mais aujourd’hui, il faut aller au-delà et prendre des mesures fermes et exemplaires contre ceux qui mettent en péril ces espèces.
J’aimerais que mon pays ait le courage de protester ouvertement et fermement auprès de l’Islande, la Norvège et le Japon, contre cette chasse indigne qui écœure le monde.
Je dénonce cette tuerie depuis des années, sans grand succès hélas, mais je sais que lorsque la force de la diplomatie française se met en marche, elle peut faire des miracles… Alors je suis prête à croire aux miracles s’ils peuvent mettre un terme à cette scandaleuse boucherie qui se perpétue dans les mers du globe depuis trop longtemps.
Monsieur le Ministre, il est important de faire connaître et défendre le sentiment des Français devant cette tuerie qui ensanglante nos océans, mais aussi notre cœur et notre âme.

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Il est important également que les autorités internationales compétentes (Commission Baleinière Internationale et CITES) agissent et veillent, ensemble, à faire respecter les règles sur la chasse et le commerce des espèces protégées… La France pourrait, là encore, jouer un rôle moteur !
Je compte infiniment sur vous.
Brigitte Bardot
Présidente
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