La manifestation déplacée
sur Toulouse
à la dernière minute
en raison de menaces de la part des anti-ours
!
|
La manifestation
de soutien au programme de réintroduction des ours dans les Pyrénées,
initialement prévue samedi 3 juin à Luchon, a été déplacée à Toulouse
suite aux menaces proférées par les bergers et éleveurs anti-ours.
|
Ceux-ci avaient réunis 5000 opposants à l’ours,
2 semaines plus tôt, dans les rues de Bagnères-de-Bigorre mais ne concevaient
visiblement pas que les pro-ours aient droit à la même liberté d’expression
!
Olivier Bauchet, le responsable plan-ours de la mairie de Luchon, nous
a expliqué les menaces reçues : quelques heures après le lâcher d'un quatrième
ours qu'ils ont perçu comme une provocation, les éleveurs anti-ours ont
menacé d'empêcher la manifestation de se tenir à Bagnères-de-Luchon. Ils
avaient déjà brûlé des pneus dans la ville quelques jours plus tôt et
avaient promis de perturber violemment la manifestation si elle avait
lieu à Luchon.
La décision de décaler la manifestation sur Toulouse avait été prise par
les organisateurs du défilé à la suite d'"informations alarmantes" recueillies
vendredi matin, au lendemain du quatrième lâcher d'ours dans les Pyrénées.
René Rettig, maire UMP de Luchon, était visiblement très ému et amer de
la tournure des événements lorsqu’il a reçu, à la mairie, peu avant le
départ pour Toulouse, les organisateurs de la manifestation. La FBB n'a
pas eu d'autre choix que celui de suivre les organisateurs de la manifestation
à Toulouse, eux-mêmes n'ayant pas eu d'autres choix que celui de soutenir
le maire de Luchon. Et pour les plus réticents qui auraient voulu siéger
à Luchon, les forces de l'ordre étaient réquisitionnées pour les disperser
!
Malgré l'intimidation et
les contre temps, une forte mobilisation à Toulouse pour défendre
l'ours !
Nous nous sommes donc rendus à Toulouse où, fort heureusement, un millier
de sympathisants étaient réunis : les radios locales, certaines chaînes
de télévision et les Autoroutes du Sud de la France relayaient l'information
depuis la veille au soir. Il est bien évident que nous aurions été bien
plus nombreux à Luchon car bon nombre de pro-ours n'ont pas eu l'information
à temps, ou n'ont pas pu faire le déplacement à Toulouse (300 km aller/retour)
ou n'ont pas voulu donner satisfaction aux anti-ours.
La manifestation s'est bien passée, dans une ambiance familiale et bon
enfant. De nombreuses associations prônant la biodiversité étaient présentes
ainsi que Les Verts, représentés par Dominique Voynet en personne. Serge
Lepeltier (ancien ministre de l'environnement), Yann Wehrling (secrétaire
national des Verts), Gérard Onesta (vice-président du parlement européen)
étaient également présents.
Les organisateurs de la manifestation ont pu s'entretenir avec le Préfet
de la région Midi-Pyrénées pour exprimer leur indignation de ne pouvoir
exercer leur droit de manifester pacifiquement à Luchon comme initialement
prévu" et ont rappelé l'attachement d'une large majorité des Français
et des Pyrénéens à la conservation de l'ours dans les Pyrénées en remettant
au Préfet une pétition signée par plus de 126,000 personnes soutenant
le projet de réintroduction de l'ours dans les Pyrénées.
Le cortège s'est ensuite promené dans les rues de Toulouse, scandant des
slogans tels que "Ours, Bergers, Patous : cohabitation" ou "faites l'âme-ours
pas la guerre".
PHOTOS :
1- Photo symbolique devant la mairie de Luchon avec entre autre le maire
de la Ville, le WWF, Alain Bougrain Dubourg, Ferus, Action Nature
2- Dans les rues de toulouse
3- Le maire de Luchon avec Gilbert Simon, vice-président et représentant
de FERUS
4- Toulouse
5- Dominique Voynet
6- Bienvenue aux ours
7- Bernard Cressens, directeur scientifique du WWF-France
8-
Touche pas à mon ours
9- Les thermes de Luchon menaces sous surveillance
10-
Rassemblement symbolique autour de l'ours à Luchon
Bientôt un 5ème ours
?
Apres Palouma, Franska, Hvala, un quatrième ours capturé en Slovénie,
cette fois un mâle, Balou, quatre ans, 88 kg, a été relâché à Arbas, en
Haute-Garonne, dans la nuit du 1er au 2 juin, exacerbant à nouveau la
colère des opposants du plan de réintroduction. Selon le plan élaboré
par le ministère de l'Ecologie, un cinquième ours devrait encore être
réintroduit.
|
|
----------------------------
DANS LA MÊME RUBRIQUE |
|
|
|
|