Wildlife Natural Care Centre au Canada
Depuis bientôt six ans, la
Fondation Brigitte Bardot
soutient et finance un Centre
de soins et de réhabilitation
pour la faune sauvage, situé
sur l'île de Salt Spring, près
de Vancouver en Colombie
Britannique.
Ce centre accueille différentes espèces
sauvages depuis 1996 : oiseaux,
mammifères mais principalement des
phoques communs. Il a reçu durant l'année
2008, 430 patients parmi lesquels 90 jeunes
phoques et une otarie de Californie. Ces animaux,
orphelins, émaciés et déshydratés, souffrent
aussi très souvent de différentes infections
ou blessures. Cette année fut marquée par un
taux anormalement élevé (32 % en plus) de
jeunes phoques prématurés. Les causes principales
peuvent être une alimentation appauvrie
des mères due à la surexploitation des ressources
marines, la pollution et les maladies.
Le taux de survie au Centre concernant les phoques
est très important car 84 % d’entre eux
ont été relâchés avec succès dans leur milieu
sauvage d’origine en 2008. Le Centre intervient
très rapidement sur la zone de sauvetage en
utilisant toutes sortes de moyens (hélicoptère,
descente en rappel, avion, bateau...). La réussite
de ces sauvetages s'explique par un réseau
de nombreux bénévoles qui mettent gracieusement
à disposition des hélicoptères, des bateaux
privés, etc... Ce Centre répond à tous les
appels 24h sur 24h et 365 jours par an ce qui
permet des interventions rapides et effi caces.
Les soins prodigués aux animaux font appel à
la médecine vétérinaire traditionnelle mais utilisent
aussi des traitements dits 'alternatifs'
tels que l'homéopathie, la phytothérapie et la
physiothérapie. Ces techniques permettent de
soigner l’animal en réduisant le stress et les
effets secondaires parfois agressifs des médicaments
"classiques".
Des interventions dans les écoles sont réalisées
afin de sensibiliser les enfants à la protection
de la faune sauvage et un magazine
est distribué dans les boîtes aux lettres.
BÉBÉS PHOQUES partout dans le monde, une interminable agonie
L'évolution et le progrès semblent être d'une lenteur qui dépasse l'entendement en matière de protection animale. Un douloureux dossier illustre parfaitement ce triste propos : celui des bébés phoques.
C'est en 1969 que les premières images de martyre des bébés phoques massacrés chaque printemps sur les côtes du Canada parviennent en France.
Dès 1976, Brigitte Bardot rejoignait, entre autres, Brian Davis de l'association IFAW, et déclenchait une vaste campagne internationale pour dénoncer l'horrible massacre des bébés phoques canadiens.
Cette tuerie « traditionnelle », perpétrée et organisée non seulement par le Canada mais aussi par la Norvège, et les habitants des régions côtières (Terre-Neuve, îles de la Madeleine) était, cette année-là, fixée officiellement à "129 999 phoques".
Les méthodes employées pour respecter ces "quotas" de très jeunes victimes dans le Grand Nord sont d'une cruauté hallucinante : les bébés phoques âgés de 15 jours à peine se laissent aisément approcher par les chasseurs, confiants qu'ils sont envers l'espèce humaine.
Ils sont alors assommés à grands coups de massue, puis dépecés sur place, parfois encore conscients, sous les yeux d’autres petits, qui seront massacrés de la même façon quelques instants plus tard, et devant les mères impuissantes qui restent souvent plusieurs jours auprès du petit corps ensanglanté, dépouillé de sa fourrure et laissé sur la glace par les assassins : elles tentent de réchauffer le cadavre nu et de l'allaiter encore…
Une manifestation menée par Madame Bardot devant l'Ambassade de Norvège et de nombreuses interventions médiatiques remuent l'opinion publique mais ne suffisent pas à raisonner un tant soit peu les responsables de cette boucherie.
Le 15 mars 1977, premier jour du périple au cœur de l'horreur, alors que le gouvernement canadien fait tout son possible pour empêcher l'arrivée des défenseurs des animaux martyrs au camp de Blanc Sablon (lieu exact du massacre), on apprend que le Président Giscard d'Estaing vient d'interdire l'importation de peaux de phoques en France : rare mais réconfortante bonne nouvelle.
Le 28 mars 1983, l'Union Européenne interdit l'importation des peaux et fourrures de bébés phoques harpés (à manteau blanc) et bébés phoques à capuchon (à dos bleu). L'horreur ne s'arrête malheureusement pas là pour les phoques, qui ne trouvent pas non plus la paix qui leur est due dans d'autres parties du globe.
La Russie semble à même de surenchérir avec le Canada dans cet immonde massacre.
La tuerie de milliers de bébés phoques sur les bords de la mer Blanche est ainsi révélée en mai 1990, et reprise par l'ensemble de la presse à partir de 1993. C'est d'un véritable goulag qu'il s'agit cette fois : les "Pomors", peuplade russe du village méconnu de Koïda, raflent chaque année en mars-avril quelque 18 000 jeunes phoques, un peu pour se nourrir, surtout pour revendre la fourrure.
La plupart des bébés ne sont pas massacrés immédiatement : ils sont d'abord ficelés, arrachés à la banquise par hélicoptère puis laissés sans nourriture dans des "camps de la mort" pendant 2, voire 3 semaines, en attendant la mue. Ils sont alors dépecés, tout cela avec le soutien (et l'argent !) de l'État lui-même, qui en retire bien entendu des bénéfices conséquents.
Madame Bardot dénonce violemment ce nouveau scandale dans une longue interview accordée à Paris-Match en 1990. Trois ans plus tard, la Fondation Brigitte Bardot lance une pétition pour protester auprès de l'Ambassadeur de Russie.
A la même époque notre Présidente tente en vain de dialoguer avec Boris Eltsine et les milliers de signature recueillies n'engendreront même pas une réponse des intéressés.
Et alors que l'État soviétique se réfugie dans un silence lourd de conséquences pour les malheureux blanchons de Koïda, l'infinie douleur infligée à ces animaux resurgit encore ailleurs, et toujours en Russie : la presse internationale se fait l'écho d'une "nouvelle" chasse, toujours aussi barbare, sur les rivages de la mer Caspienne. Les populations russe, kazakhe et azérie s'y livrent à un carnage rituel à la fin de l'hiver, massacrant sans pitié 30 000 phoques en 2 semaines, toujours les bébés, toujours pour les mêmes lucratives et futiles raisons : la fourrure (et aussi le marché des aphrodisiaques, rien d'essentiel donc).
De part et d'autre de la Volga, les phoques pensaient pourtant avoir trouvé un havre pour se reproduire et vivre loin de toute cruauté humaine… Aucune évolution technique pour atténuer au moins les souffrances des victimes : aux gourdins canadiens, les trappeurs russes préfèrent quelques fois le corps d'un bébé à peine massacré pour en frapper d'autres !
Brigitte Bardot force alors une rencontre avec Monsieur Ryjov, Ambassadeur du pays, et lui remet en main propre, à la mairie de Saint-Tropez, une nouvelle lettre destinée au Président Eltsine (décidément intouchable puisque, là aussi, pas de réponse).
La dénonciation de ce massacre monstrueux vient s'ajouter au précédent et d'autres encore seraient perpétrés puisqu'on estime à 80 000 le nombre de phoques massacrés chaque année en ex-U.R.S.S. !
De 129.999 en 1996, le quota annuel de chasse au Canada est passé à 350.000 phoques en 2003. Après un moratoire d'une quinzaine d'années, le total des captures autorisées pour les années 2003, 2004 et 2005 s'élève à plus d'un million de phoques achevés à coups de pioches, de gourdins...
Les autorités canadiennes estiment la population de phoques du Groënland à 5 millions (contre 10 millions en 1900) et accusent, à tort, ces mammifères de menacer les stocks de poissons de l'Atlantique alors que ces derniers sont victimes des flottes industrielles qui ratissent les mers et océans.
Après les U.S.A., l'Union Européenne à pris des dispositions pour interdire l'importation et le commerce des peaux de bébés phoques (directive 83/129/CEE) mais devant la recrudescence des massacres, certains états membres souhaitent aller plus loin aujourd'hui.
C'est le cas de la Belgique, de l'Allemagne, de l'Autriche où des propositions ont été présentées ces derniers mois afin d'interdire, dans chacun de ces pays, l'importation des peaux et fourrures de phoques même adultes. L'Italie travaille également à une interdiction qui viserait aussi les graisses et huiles issus de la chasse aux phoques. La France doit à son tour prendre de fermes dispositions pour condamner cette tuerie qui écœure le monde.
La Fondation Brigitte Bardot est intervenue, le 10 mai 2004, auprès du Président Chirac afin de réclamer l'interdiction d'importer en France tout produit issu de la chasse aux phoques (peaux, graisse, huile...)
Plus de 30 ans d'une lutte acharnée contre cette ignominie pour revoir toujours les mêmes images insoutenables... Il convient cependant de continuer et continuer encore à dénoncer, à protester et à intervenir pour qu'un jour, enfin, la sagesse prenne le pas sur l'inconscience coupable d'une humanité atrocement destructrice.
Les personnalités qui nous ont soutenus :
Le Dalaï Lama, Isabelle Adjani, Kim Basinger, Martin Sheen, Tippi Hedren, Rosanna Arquette, Johnny Hallyday, Ursula Andress, Jane Birkin, Adeline Blondieau, Annie Cordy, Mylène Demongeot, Gérard De Villiers, Valery Giscard D'Estaing, Candice Patou, Me Cerruti, Henry Jean Servat, Patrick Sébastien, Pascal Sevran, Bernard Montiel, Robert Hossein, Massimo Gargia, Stevy Boulay, Emmanuel de Brantes, Marta Barriere, Dany Brillant, Jean Pierre Castaldi, Didier Gustin, Cavanna, Paul Wermus, Jean Rochefort, Garou, Isabelle Boulay, Jean Pierre Foucault, Ornella Muti, Laurence Boccolini, Philippe Bouvard, Jean Claude Brialy, Ariel Wizman, Catherine Jacob, Marie José Nat, Juliette Binoche, Nicolas Hulot, Ariane Massenet, Stéphane Bern, Michel Drucker, Jean Pierre Coffe, Evelyne Leclercq, Danièle Gilbert, Marthe Villalonga, Philippe Candeloro, Jacques Balutin, Yves Lecoq, Cyrielle Clair, Carlos, Michel Galabru, Bernadette Lafont, Françoise Dorin, Michel Legrand, Pr Christian Cabrol, Pierre Cardin, Mme la Baronne de Brandstetter, Michel Rocard, Rika Zaraï, Patrick Balkany, Cindy Fabre, Henri Leconte, Brigitte Nielsen, Florence Arthaud, Victor Emmanuel de Savoie, Elisabeth Teissier, Stephane Ferrara, Charles Aznavour, Paul Watson, Lolita Morena, Jean Tibéri, Pierre Messmer, Pascal Olmeta, Alain Decaux, Mick Micheyl, S.A.R. le Comte et la Comtesse de Paris.
La Fondation Brigitte Bardot appelle au boycott des produits canadiens.
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