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Sauvetage des trois derniers ours dansants de Serbie


Sauvetage des trois derniers
ours dansants de Serbie
La Fondation Brigitte Bardot a créé, il y a plus de dix ans, avec l'association Vier Pfoten, un sanctuaire pour les ours dansants en Bulgarie.

Ce parc a pu accueillir la totalité des ours dansants de Bulgarie. Malheureusement, cette pratique existe encore dans de très nombreux pays d'Europe et d'Asie, où de nombreux ours sont encore esclaves de leurs tortionnaires.

En Serbie, il existait encore officiellement 3 ours dansants et depuis quelques mois ces animaux ont pu être accueillis à Belitsa. Ces trois femelles se nomment Seida, âgée de 7 ans, Nastasija (10 ans) et Milena (30 ans).

Rappelons que ces animaux sont récupérés bébés auprès de leur mère sauvagement massacrée. Puis, on les enchaîne, un anneau est placé dans leur nez, un endroit extrêmement sensible, ce qui permet de soumettre totalement l'ours à son propriétaire. Le calvaire ne s'arrête pas là. Les bourreaux ligotent les ours, et arrachent les griffes de l'animal à vif en déversant de l'alcool sur les plaies, et pour finir plongent les pattes dans les braises brûlantes pour cautériser.


Afin d'amuser les gens de la rue ou les invités d'un mariage, on fait « danser » les ours. Pour qu'il se balance d'un pied sur l'autre, l'animal est placé tout jeune sur des plaques brûlantes au son d'un violon. Afin de soulager ses pieds meurtris, l'ours se mettra à danser de gauche à droite et reproduira ce comportement à vie dès que le violon se mettra à jouer. Une fois la représentation terminée, les ours vivent pour la plupart accrochés à un arbre et la nourriture qu'on veut bien leur donner se compose de pain et d'alcool, qui abîment leurs dents et engendrent de graves carences.

L'association « Vier Pfoten » s'est battue auprès du Gouvernement Serbe depuis l'été 2007, et a enfin obtenu les papiers pour rappatrier les 3 ours serbes en Bulgarie.

Les 3 femelles ont rejoint à présent les 24 ours du parc. Elles sont, pour le moment, isolées des autres afin de les remettre sur pied pour qu'ensuite elles puissent profiter des vastes enclos boisés de Belitsa.

Des nouvelles de Victoria

Nouvelles de Victoria

Cet ours à collier a été sauvé d'une petite cage près d'un restaurant au Cambodge en 1997 (voir Info-Journal 27). C'est une touriste qui nous avait alertés, horrifiée à l'idée qu'il soit mangé. Et c'est bien le sort qui l'attendait (spécialité de certains restaurants : la soupe de pattes d'ours,mort très lente et horrible). À l'époque nous avions alerté l'ambassade française pour vérifier l'information et WSPA. C'est un homme d'affaires australien expatrié au Cambodge et Mary Hutton de Save The Bears en Australie qui l'ont finalement rapatrié au zoo de Taronga à Sydney peu après en 1997. C'est une femelle, elle s'appelle aujourd'hui Victoria, et elle vit avec un compagnon lui aussi sauvé du même sort au Cambodge et rapatrié en même temps. Elle va très bien et est bien soignée.


2007 : La fin du calvaire pour Misho, Svelta, Mima.

Sauvetage des 3 derniers ours de Bulgarie

Nous étions en nombreuse compagnie au petit matin du 15 juin pour aller recueillir Misho (19 ans), Svetla (17 ans) et Mima (8 ans) des mains de leur propriétaire à Rasgrad, une petite localité au Nord-est de la Bulgarie, à 7 heures de route de Sofia.

Ces trois pauvres créatures nourries de pain, maïs et schnaps étaient dans un état assez lamentable de malnutrition, surtout Misha souffrant de diabète (on s'en étonne !) et dont la fourrure était en très mauvais état.

Il faudra bien entendu attendre l'examen complet des vétérinaires pour découvrir les séquelles (dentition, infections de peau etc.) non détectables au premier coup d'œil.

Imaginez le bonheur d'être présents pour cette libération car ces ours n'avaient encore jamais connu l'environnement naturel qu'ils allaient bientôt découvrir… Depuis bébés, leur vie n'a été que sévices, complètement soumis à la bêtise humaine : celle du divertissement par la souffrance d'innocentes créatures.

Si vous ne pouvez pas visualiser les photos cliquez ici >>>>>>>>>>

Aujourd'hui ils ont rejoints la vingtaine de compagnons les attendant dans le parc de Belitsa que la Fondation financera avec l'association autrichienne Vier Pfoten jusqu'à leur mort.

Pour la première fois ils vont mener une vie d'ours : hiberner, se baigner séparés ou ensemble à leur choix, jouer et chercher leur nourriture bien cachée par le personnel qui prend soin d'eux, gratter la terre et creuser leur " tanière " ou aller se réfugier dans la forêt pour leur besoin de solitude.

Bien entendu les séquelles de leur privation de liberté et maltraitance mettront du temps à s'effacer mais quand on voit Violetta, libérée en 2003 de l'arbre où elle était attachée avec une chaîne d'un mètre, tremblant de froid et assise dans ses excréments n'ayant pour nourriture que de l'eau gelée avec du pain et du maïs, "batifoler" aujourd'hui dans le parc, la fourrure brillante, les dents et la peau soignés et épaissie d'au moins 30 kilos cela met du baume au cœur.

De suite bien entendu viennent à l'esprit ceux qui n'ont pas encore cette chance, comme les 800 ours dansants d'Inde plus ceux du Pakistan et d' Ukraine . Il est toujours difficile d'avoir longtemps l'esprit à la fête dans la protection animale mais, grâce à votre soutien financier, il y a ces victoires.


VOIR LA VIDEO REPORTAGE SUR REUTEURS.COM

 




Historique du combat

Vers la fin d'une tradition cruelle !



Origine de la tradition :

rue 1.1 La tradition des ours dansants née dans les Balkans, au Moyen-Age, accompagne le peuple tsigane lors de ses voyages à travers l’Europe.

Pour animer les villes et villages de passage, les ours, enchaînés à leur propriétaire, sont obligés, au son d’un instrument de musique, d’effectuer une danse dont les pas sont ceux de la souffrance.

 

Au cours des siècles, les mentalités évoluent, la souffrance animale est condamnée, cette tradition tend donc à s’éteindre dans plusieurs pays sauf en Bulgarie où elle gardera toute sa vitalité jusqu’en juin 2002. Plus d’une trentaine d’ours auraient ainsi été exploités.

 

gosho1
L'ours Gosho et son propriétaire

 

Techniques de dressage :

- Dès l’âge de 4 mois, l’ourson est placé sur des braises ardentes pour apprendre à se redresser sur ses pattes arrières et garder la position debout laquelle, dans la nature, n’est adoptée qu’en cas de curiosité.

- Vers 1 ou 2 ans, l’animal subit l’étape de la FERRADE : Alors que l’ours est plaqué au sol, ses quatre pattes entravées, un anneau en fer est introduit à vif dans sa truffe, transperçant celle-ci de part en part.
Parallèlement, ses griffes sont arrachées, toujours à vif, à l’aide d’une pince. Les dents sont limées voire, parfois, arrachées.

- La pitance quotidienne de l’animal se résume à un mélange de pain, de lait et de sucre.

- Afin de stopper les hémorragies, d’éviter les infections et de favoriser la cicatrisation, les plaies sont aspergées de vodka ou de schnaps puis recouvertes de braises.

Face à ce concentré de souffrance, l’animal n’a plus d’autres possibilités que se soumettre à son dresseur et exécuter les tours demandés.

gosho rue 2
Les "spectacles" de l'ours Gosho se déroulaient aussi bien dans la rue que dans les tramways.

Pourtant, depuis 1992, l’ours brun est déclaré espèce protégée par le Ministère de l’Environnement et des Eaux. Il est interdit de le chasser, de le blesser, de le capturer, de le pourchasser et même de l’importuner dans son environnement. Il est également interdit d’utiliser les ours et tous les animaux sauvages à des fins d’attractions et de représentations dans les lieux publics.

Alors pourquoi continuer à présenter des ours dansants ?
Simplement parce qu’il n’existe aucun centre pour les recueillir !


2 ours gosho

 


L'intervention de la FBB et la création du sanctuaire de Belitsa :


Face à ce constat, la Fondation Brigitte Bardot lance, en 1999, une campagne en faveur de la création d’un sanctuaire pour mettre fin au martyre des ours dansants et leur offrir une fin de vie heureuse.

Août 1999:
Brigitte Bardot intervient auprès du Président de la République et du Ministre de l'Environnement de l'époque pour que l'association autrichienne Vier-Pfoten donne vie à son projet de création d'un sanctuaire.

Juillet 2000 :
Un terrain de 11 000 m² répondant aux besoins écologiques et biologiques des ours est trouvé près de la commune de Belitsa, à 1200 m d’altitude, dans les Balkans. Le terrain est cédé par la mairie pour une durée de 30 ans à l'association Vier-Pfoten qui a souhaité, dès lors, établir un partenariat avec la Fondation Brigitte Bardot sur ce projet.
Le parc accueille dès 2000, les 3 premiers ours dansants Stephen, Malinka, et Kalinka. Suivront beaucoup de leurs frères de souffrance.

OURS 1
Photo de gauche
: Chaque secteur comprend un bassin, une tanière, des zones ouvertes alternant avec des zones boisées.
Photo de droite: Achat d’un véhicule pour permettre l’acheminement du personnel et de la nourriture pour les ours jusqu’au parc.



10 juillet 2002 : GRANDE VICTOIRE !


La Fondation a gagné, en 2002, son combat contre la tradition balkanique des ours “dansants” en Bulgarie. Le 10 juillet 2002, le parlement bulgare a adopté une loi interdisant de chasser, de vendre, d’acheter et d’exhiber devant un public payant, l’ours brun. Les derniers ours “dansants” ont enfin un avenir : celui de vivre une retraite heureuse dans le parc de Belitza…et ce avec la bénédiction du gouvernement.

 

Novembre 2002 :
Commence l'aménagement d'une extension de 11 000 m² supplémentaires comprenant 4 secteurs mêlant forêts, rochers, pentes escarpées, bref l'environnement idéal pour les ours bruns. Le 1er parc et cette extension sont connectés par un pont de 30m de long.

 

 

 

 

Le Sanctuaire de Belitsa

La concrétisation du projet

Juin 2004 : l'inauguration du Parc :

Le samedi 5 juin 2004, la Fondation Brigitte Bardot et l'Association autrichienne Vier Pfoten, ont inauguré en compagnie du premier ministre bulgare Siméon de Saxe Cobourg-Gotha et de son épouse Margarita Acebo, l'une des plus grande structure d'accueil pour ours en Europe.



Cette inauguration, qui s’est déroulée en plusieurs étapes, a débuté dans la matinée, au sein même du stade de Belitsa où le Maire de la ville, le Directeur du projet Amir Khalil et Mme Calmels-Bock (directeur général de la Fondation) ont officiellement ouvert les festivités organisées pour les habitants de la région en rappelant que ces ours étaient aussi synonymes d’emplois et de catalyseurs pour le dynamisme de la région.

En début d’après-midi, les protagonistes de ce projet, accompagnés de leurs équipes respectives, se sont rendus au sanctuaire afin d’assurer, dans la plus pure tradition bulgare, l’accueil des premières personnalités.





Photo de gauche: Le maire de Belitsa ouvrant les festivités
Photo de droite: Photo du chapiteau situé à l'entrée du sanctuaire où c'est déroulé la cérémonie d'inauguration

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Le moment fort fut l’arrivée du Premier Ministre bulgare et de sa femme lesquels, au cours de leur discours, se sont réjouis de la beauté et de la réussite de ce sanctuaire né d’une coopération internationale.
Il est le symbole d’un combat gagné à force de témérité.
C’est la raison pour laquelle notre présidente qui fut à l’origine de ce combat, se devait d’intervenir.
Bien qu’absente pour des soucis de santé, le miracle de la technologie de pointe a permis d’établir une connexion téléphonique avec Saint-Tropez et c’est à la surprise générale et à la grande joie des invités que Brigitte Bardot a pu s’exprimer, faisant part de son émotion et partageant avec le peuple bulgare ce grand moment en faveur des ours « dansants ».




Gauche: Mme Calmels-Bock, Directeur Général de la FBB
Centre: Mme Margarita Acebo, épouse du premier ministre bulgare Siméon de Saxe Cobourg-Gotha
Droite: M.Dungler, Directeur de Vier-Pfoten International


 

 


Les Pensionnaires du Parc

Tous plus beaux les uns que les autres !

 

 

Les pensionnaires du Parc (MAJ 2007-Hormis les 3 derniers ours dansants) :

Date d'arrivée dans le sanctuaire ours décédé

Bobby Charlie Dana Dobri Elena Galya Gosho
Male-1997 Male-1991 Female-1993 Male-1987 Female-1990 Female - 1984 Male-1989
2001* 2004 2003 2003 2006 2004 2001


Izaura Kalinka Leta Maria Mariana Marinka Mitko
Female-1982 Male-1991 Female-1983 Female-1981 Female-1987 Female-1996 Male-1993
2004 2000 2003 2005 2000 2005 2004


Nadka Rada Stanka Stefan Stefka Tsveta Violeta
Female-1988 Female-1992 Female - 1972 Male-1987 Female-1984 Female-1990 Female-1981
2003 2006 2001 2000 2003 2004 2003


Vela            
           
Female-1989            
2005            

 

Gros plan sur :

Octobre 1999 :
Malinka (femelle de 120kg), Kalinka (femelle de 140kg) et Stefan (mâle de 201 kg), inaugurent le parc de Belitsa.

Après des années d’asservissement à l’homme, ils éprouvent des difficultés à explorer leur nouvel habitat et développent un comportement stéréotypé.
Il faudra des mois pour casser cette névrose et cette peur de l’espace. La technique employée pour y parvenir :la dispersion de leur nourriture (fruits et légumes principalement) aux quatre coins du parc.

ours 2




Mission accomplie : Stefan et Malina jouant près de leur bassin nous le prouvent…!






Mars 2001 :
nous récupérons Stanka, âgée de 28 ans dont l’état et les conditions de détention sont déplorables. Elle est borgne, le museau déchiré, le corps pelé et présente des plaies au niveau des pattes et du cou…le résultat de 18 années de souffrances quotidiennes. Après deux années passées à savourer sa nouvelle vie, Stanka est décédée en novembre 2003.



ours 1



Juin 2001:
Ce sont Bobby (4 ans) et Gosho (12 ans) qui, après plusieurs heures d’expédition, rejoignent Belitsa, pour entamer une nouvelle vie.

OURS 3




Février 2004 :
Ce sont Tsveta et Izaura qui rejoignent leurs congénères.

Face au succès que rencontre ce projet (plusieurs propriétaires souhaiteraient se séparer de leur ours rapidement) et en raison d’une capacité d’accueil saturée, (6 ours sont déjà pensionnaires) les autorités bulgares ont accepté de nous céder un terrain supplémentaire de 70 000 m² attenant au précédent, mêlant forêts, rochers, pentes escarpées, bref, l’environnement idéal pour les ours bruns.

 

Juin 2005 :

MARIA

En juin 2005, notre chargée de mission à l'international s’est rendue en Bulgarie pour participer au transfert d’un nouvel ours originaire du village de Getsovo (région Est du pays) vers notre sanctuaire de Belitsa (au Sud de Sofia).
Il s’agit de Maria, une ourse âgée de 24 ans, provenant du zoo de Razgrad et utilisée comme ours dansant pendant plus de 6 ans.
Le spectacle produit par Maria faisait gagner à Dimo, son propriétaire, près de 200 €/jour.

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L'ourse Maria, enchaînée par le cou et tirée par l'anneau situé dans son museau.

Il y a 2 ans, le gouvernement bulgare a décidé d’interdire ce type de représentation dans les villes.
Depuis, Dimo n’a plus de quoi vivre. Maria n’a plus rien à manger, à peine un épi de maïs par jour. Elle est affamée.
En automne 2004 l’ourse ne supporte plus la captivité et la faim la ronge.
Elle tire sur sa chaîne pour s'échapper mais se déchire le museau. Son propriétaire lui fixera un nouvel anneau.

Aujourd’hui, Dimo est malade. Agé de 77 ans, il sait qu’il ne peut plus s’occuper de son ourse.
Il a donc décidé de confier Maria au sanctuaire de Belista par peur qu’elle ne meure ou qu’elle ne soit tuée après sa mort.

Récupérée le 10 juin 2005, Maria ne pesait que 68 kg alors que son poids de référence est de 93 kg.
Aujourd’hui, elle a intégré le sanctuaire de Belista et peut désormais profiter d’une liberté méritée.



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Les vétérinaires en charge du contrôle sanitaire arrivent et anesthésient l'animal pour pouvoir l'examiner.

maria  2.2
Les vétérinaires coupent les chaînes autour du cou de Maria et retirent les anneaux qui perçaient son museau. Enfin, une prise de sang est réalisée sur l'ourse afin de détecter la présence d'éventuels virus ou maladies.

maria 4.4
Maria, toujours endormie, est installée dans une camionnette destinée au transport des ours vers Belitsa.

Lors de son premier repas, Maria s'est jetée sur la nourriture et a tout dévoré en quelques minutes. Libérée de tous ses fardeaux, la petite ourse coule désormais des jours heureux au sanctuaire de Belitsa.


maria fin 2
La camionnette transportant Maria est arrivée au sanctuaire de Belitsa.

maria fin copie 3
Maria est transportée dans l'enceinte même du sanctuaire où elle est rapidement relâchée.



 

 


Fondation Brigitte Bardot - 28 rue Vineuse 75116 Paris - tél: 33 (0)1 45 05 14 60 - fax: 33 (0)1 45 05 14 80