
La Fondation Brigitte Bardot soutient un programme de sauvegarde des tortues en aidant "SOS tortues".
L’île de Madagascar est un des pays les plus riches au niveau biodiversité puisque 80% des espèces qui y vivent sont endémiques, mais c’est aussi un des pays les plus pauvres au monde.
Sur cette île, les tortues sont tuées pour être consommées. Elles sont également victimes du trafic et leurs populations sont menacées.
Créée en 1998 et sous la tutelle du Ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts et du Tourisme, la station d’observation et de sauvegarde des tortues «SOS tortues » est un centre d’accueil et d’interprétation des tortues de Madagascar saisies par les autorités auprès des trafiquants, c’est également un centre d’éducation et de recherche.
Ce centre de 14 Ha a pour objectifs :
- Accueillir, soigner, élever les tortues saisies par les autorités
- Développer des programmes de réintroduction pour sauvegarder ces espèces menacées
- Réaliser des études de recherche sur l’écologie des tortues
- Sensibiliser le public à l’importance de la conservation
- favoriser une démarche de développement durable local par l’écotourisme et le commerce équitable.

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5 personnes sont employées dont un responsable animalier et un soigneur qui doivent gérer 1400 m2 d’enclos grillagés avec des possibilités d’extension. La capacité du centre est de 5000 tortues et un projet de délimitation d’une zone de lâcher est en cours.
Les deux espèces de tortues présentes à Madagascar sont la tortue radiée et la tortue araignée, 1168 animaux sont passés par le centre depuis 2003.
La Fondation avait participé en janvier 2008 au rapatriement de 20 tortues saisies à Mayotte en payant des cages de transport à hauteur de 500 euros.(voir ci-dessous)
Un suivi rigoureux est réalisé sur les tortues (tests de parasitologie, pesée, données morpho métriques, apport de nutriments) chaque jour. Des études de terrain sont faites par des chercheurs et des étudiants malgaches afin de trouver les sites de relâcher les plus adaptés et également afin de connaître leur comportement en captivité et en milieu naturel pour pouvoir relâcher les animaux de façon rigoureuse.
Ce centre effectue tout au long de l’année des visites pour les scolaires dans le but de les informer sur la conservation des tortues, l’énergie solaire et le reboisement. Un programme de plantation d’arbres est organisé avec les villageois et des éco volontaires.
L’association Française Salamandra Nature agit pour ce centre en collectant de l’argent et en réalisant plusieurs actions de sensibilisation au sein des parcs zoologiques, des établissements scolaires, des centres socio culturelles et dans les entreprises.
La Fondation Brigitte Bardot a participé à la construction d’une clinique vétérinaire, la construction d’enclos, a octroyé des aides pour les soins et l’alimentation des tortues.
Le transfert des tortues de Madagascar
Malgré les efforts des autorités malgaches et des ONG nationales et internationales pour lutter contre le trafic d'animaux sauvages protégés à Madagascar, les tortues terrestres malgaches, très convoitées par les collectionneurs étrangers, font toujours l'objet d'un commerce illicite d'exportation.
En décembre 2007, la Brigade Nature de l'ONCFS (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage) a pu saisir à temps 20 tortues dont 19 tortues radiées (G. Radiata) et une tortue araignée (P. Arachnoïdes) sur l'île de Mayotte. Ces deux espèces endémiques de Madagascar, figurant à l'Annexe I de la CITES, sont trop souvent victimes du commerce illicite, du ramassage par des particuliers, de la chasse et de la réduction de son habitat (culture sur brûlis, déforestation). Ces 20 tortues provenaient de particuliers et d'une association qui détenaient ces animaux sans certificat de capacité, ni autorisation préfectorale.
La SOPTOM (Station d'Observation et de Protection des Tortues et de leurs Milieux) et l'association "Salamandra Nature"ont sollicité l'aide de la Fondation Brigitte Bardot pour le rapatriement de ces tortues à Madagascar. Le transfert des animaux s'est fait le 7 janvier 2008 en présence des autorités tel que la représentante du Préfet et le Procureur de la République de Mayotte. Le voyage s'est très bien passé et aucune tortue n'a souffert durant ce transport.
Cette intervention, suivie d'une rencontre entre tous les acteurs de l'Environnement de Madagascar, a permis la création d'un Comité national et d'une Brigade mixte (forces de l'ordre et agents forestiers) afin de relever le défi : "Éradiquer jusqu'à 80 % le trafic des tortues d'ici deux ans".
Les tortues saisies ont été placées au sein de la Station d'Observation et de Sauvegarde de Tortues (SOS-Tortues) à Madagascar, qui sous
la tutelle du Ministère de l'Environnement et des Eaux et Forêts Malgache, a pour principale mission d'accueillir des tortues saisies et de les remettre dans leur milieu naturel. Aussi appelé "Le Village des Tortues", cette structure développe des études scientifiques en matière de conservation, tente de préserver les milieux naturels des tortues, sensibilise les populations à la protection de l'environnement et valorise la biodiversité malgache par le biais de l'éco-tourisme. Les salariés de cet organisme sont tous malgaches afin d'impliquer directement les autochtones à la conservation des écosystèmes.
Après quelques semaines de quarantaine au sein du Village des Tortues, tous les animaux se portent bien, une femelle a même pondu six oeufs. En prévision de leur relâcher, la Wildlife Conservation Society établira un protocole scientifique après avoir identifié une zone sécurisée pour pouvoir les réintégrer à leur habitat naturel.
Hormis le fait de réaliser le retour des tortues dans leur milieu d'origine, ce rapatriement servira de support à une grande campagne de sensibilisation des populations locales à la protection des tortues de l'île.
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