L’éditorial de Brigitte Bardot

L’éditorial de Brigitte Bardot

  • Épouvantée par tout ce que l’être, dit humain fait subir à la planète, aux animaux et à la nature, c’est avec dégoût que je considère l’humanité dans son ensemble. C’est aussi avec lucidité que je constate l’évolution destructrice d’un virus qui touche une population d’une cruauté indescriptible de raffinements pour faire souffrir les animaux. Une fois par an, le 20 juin à Yulin, une grande fête organise un banquet où 10 000 chiens sont battus à mort, jetés vivants dans l’huile bouillante et servis au menu. C’est d’une atrocité révoltante. Cette même population est responsable de la disparition d’éléphants pour l’ivoire et des rhinocéros pour leurs cornes soi-disant « aphrodisiaques ». C’est un juste retour des choses.

    Pendant que l’Australie brûle comme un enfer sur la Terre, faisant 1 milliard de victimes animales, l’Indonésie est ravagée par des inondations, des volcans se réveillent et les glaciers de l’Antarctique fondent comme neige au soleil. La violence humaine se déchaîne partout dans le monde et l’islamisation cruelle et mollement combattue s’insinue lentement mais sûrement partout.

    C’est dans ce contexte désespérant que je tiens à rendre hommage aux hommes et aux femmes Humains et formidables, qui dévouent leurs vies aux animaux dans la plus grande clandestinité. Et c’est en premier à mes merveilleux employés, ceux qui sont comme mes enfants et qui travaillent dans mes 3 refuges, se dévouant corps et âmes pour que ces lieux soient des paradis pour les 6 000 animaux de toutes races qui leur sont confiés. Chapeau mes petits !!!

    Ma reconnaissance va aussi à tous les bénévoles qui, gratuitement, donnent leur temps, leur dévouement, leur amour à toutes les petites associations de 4 sous qui survivent grâce au bon cœur de quelques donateurs mais qui ne bénéficient d’aucun soutien, les mairies préférant en général subventionner les clubs de foot. Bravo et merci à toutes ces personnes souvent âgées qui se dévouent pour recueillir, soigner, nourrir et faire stériliser si elles en ont les moyens. Tous les miséreux qui sans elles n’auraient pas survécu. Ma fondation les aide et elles le méritent. Mais nous ne pouvons assumer ce que le gouvernement a le devoir d’accomplir.

    Il est urgent et vital de rendre obligatoire la stérilisation et la vaccination de tous les chats errants par une campagne nationale organisée par le gouvernement avec l’appui des vétérinaires en métropole et dans les territoires d’Outre-Mer. 

    Brigitte Bardot
    Présidente

    Cet éditorial a été publié dans l'Info-Journal numéro 112 (1er trimestre 2020).

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