Malheur à ceux par qui le scandale arrive

Malheur à ceux par qui le scandale arrive

  • L'éditorial de Brigitte Bardot

    Il est enfin arrivé ce scandale de la viande, cette chair animale si proche de la nôtre qui au 21e siècle - à cause des mafias mondialistes, de conditions économiques inhumaines - nous pousse au cannibalisme traditionnel.

    On se nourrit de cadavres ! Quelle horreur ! Cadavres parfois en putréfaction comme ce qu’il vient de nous
    arriver de Pologne !

    Animaux malades en pleine agonie comme cette pauvre vache qu’on voit tomber du camion et qui est traînée sur le ventre jusqu’à l’abattoir !

    Et cette autre squelettique, tremblante d’épouvante, de stress, de peur qui subira le même sort atroce. Toutes ces peurs paniques, ces cris de détresse, tout ce sang versé, ces découpes à la tronçonneuse alors que l’animal vit encore, mais pressés par le temps, on égorge, on découpe, on trouve des fœtus sur le point de naître qu’on fout à la poubelle.

    On assassine chaque jour en France 3 MILLIONS d’animaux pour la bouffe ! La souffrance est au menu.

    3 millions d’animaux effrayés, qui se débattent, qui hurlent, qui refusent la mort, qui comme nous veulent vivre mais sont soumis à l’irrévocable industrie, au lobby effroyable de la « viande ».

    On commence à avoir une « prise de conscience » ce n’est pas trop tôt ! Des philosophes, des écrivains, certains journalistes dénoncent haut et fort le scandale des abattoirs et de la viande en général.

    L’association L214 en filmant courageusement des images abominables des atroces mises à mort des animaux dans les abattoirs et en les diffusant sur les chaînes TV ont fait avancer les choses. Beaucoup de jeunes écœurés sont devenus « VEGAN ». Merci à eux aussi !

    Mais il reste tant d’accros à la viande, comme à une drogue malsaine mais indispensable. On ne passe pas d’un extrême à l’autre, il faut y aller doucement mais sûrement !

    Ma maman qui était carnivore et en est morte d’un cancer du côlon (qui guette tous les carnivores), ma maman m’a élevée en me faisant avaler après la guerre toute la viande dont elle avait été privée pendant 4 ans. J’étais donc devenue carnivore à mon corps défendant.

    Lorsqu’après avoir vu des images volées dans un abattoir par un ami qui s’était fait engager comme commis, j’ai pris conscience de l’atrocité de ces morts, de ces souffrances, de ces tortures, j’ai décidé de ne plus manger de viande et de dénoncer ces abominations dans une émission TV « 5 colonnes à la une » : c’était en 1962.

    Brigitte Bardot
    Présidente

    Cet éditorial a été publié dans l'Info-Journal numéro 108 (1er trimestre 2019).

    Crédit photo : Fondation Brigitte Bardot

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