Guerre au Moyen-Orient : l’urgence de permettre le rapatriement des animaux de compagnie !
Depuis quelques jours, de nombreux Français installés au Moyen-Orient nous alertent. Face au conflit actuel, certains expatriés quittent précipitamment la région et trop d’animaux de compagnie sont abandonnés sur place.
Chiens et chats sont laissés au pied d’immeubles, sur des parkings ou aux frontières, lorsque leurs familles fuient en bus ou en voiture. Ces animaux, qui ont toujours vécu en foyer, se retrouvent soudain livrés à eux-mêmes, condamnés à survivre dans la rue ou dans le désert. Pour ne rien arranger, certains influenceurs auraient abandonné lâchement leur animal de compagnie, donnant un exemple dramatique et irresponsable alors que d’autres personnes tentent au contraire de trouver des solutions pour ne pas laisser leur animal sur les lieux ou pour au moins le confier à un tiers de confiance.
Dans de nombreux cas, la raison invoquée est « administrative » : les conditions d’entrée des animaux dans l’Union européenne, notamment l’obligation du titrage des anticorps antirabiques, qui doit être réalisée 30 jours après la vaccination et 3 mois avant l’arrivée en France. Un délai difficile à respecter en situation de guerre ou d’évacuation urgente. Pourtant, cette situation n’est pas nouvelle. En 2022, lors de la guerre en Ukraine, un dispositif dérogatoire avait été mis en place pour permettre aux réfugiés de ne pas abandonner leurs animaux.
La Fondation Brigitte Bardot a sollicité le ministère de l’Agriculture pour la mise en place d’une mesure similaire pour les animaux venant des zones de conflit au Moyen-Orient (Liban, Jordanie, Israël, Qatar, Arabie Saoudite, Koweït, Bahreïn…).
Puis, le député du Nord Vincent Ledoux a interpellé la ministre de l’Agriculture Annie Genevard en ce sens : « Ne pas abandonner son animal ne doit pas devenir impossible en temps de guerre. Comme pour l’Ukraine en 2022, un dispositif temporaire doit permettre de rapatrier chiens et chats quittant les zones de conflit au Moyen-Orient. »
La FBB appelle à une réponse rapide et humaine des autorités pour éviter l’abandon massif d’animaux de compagnie !