La FBB

Salon du chiot de Bayonne : le contournement de la loi et la souffrance animale continuent

3 avril 2026

Salon du chiot de Bayonne : le contournement de la loi et la souffrance animale continuent

Salon du chiot de Bayonne : le contournement de la loi et la souffrance animale continuent

Les enquêtes de la Fondation Brigitte Bardot s’enchainent et le constat reste le même. Loin d’être le lieu idéal pour réaliser une « adoption » responsable, les salons du chiot et du chaton encouragent les achats impulsifs. Car malgré le vocabulaire affiché par les organisateurs, il ne s’agit pas d’adopter mais d’acheter. Les acheteurs acquièrent un être vivant.

Et pour finaliser une vente, tous les moyens sont déployés : facilités de paiement proposées, manipulations répétées des chiots et des chatons, communication attrayante et parfois même…contournement de la loi.

A nouveau sur le terrain, la FBB s’est rendue en mars au salon du chiot de Bayonne. Les images prises par ses équipes ne laissent pas de place au doute. Le certificat d’engagement et de connaissance (CEC) – rendu obligatoire par la loi du 30 novembre 2021 – et son délai de 7 jours de réflexion est une simple formalité pour certains éleveurs. Une formalité qu’ils manipulent sans état d’âme et en toute connaissance de cause, pour servir les intérêts de leur ‘’commerce’’.

A Bayonne comme ailleurs, le CEC est souvent antidaté, la loi de 2021 est dénigrée et les animaux achetés sont fréquemment abandonnés, quelques mois après.

Le sort de ces animaux est maintenant entre les mains des responsable politiques

La députée Corinne Vignon, que nous remercions encore une fois, a récemment déposé une proposition de loi visant à interdire ces salons. Ce texte doit être inscrit à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale au plus vite. Nous appelons les parlementaires et le gouvernement à prendre leurs responsabilités et à suivre l’exemple belge.

À Bruxelles, la vente d’animaux sur les marchés, foires ou expositions est totalement interdite. En Flandre, elle est limitée à 8 fois par an depuis janvier 2026. En Wallonie, l’interdiction a été approuvée en juillet 2025 et devrait être adoptée prochainement.

Nous ne cessons de le rappeler, tout comme Madame la députée « un animal n’est ni un produit d’appel ni un bien de consommation, mais un être vivant doué de sensibilité ».
A la France désormais de franchir ce cap majeur pour le bien-être animal, avec une interdiction nationale de ces salons !

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