Transports d'animaux vivants : l'Europe s'apprête à sacrifier leur protection
Dans l’Union européenne, quatre pays bloquent les avancées en matière de protection animale lors du transport : la France, l’Espagne, l’Italie et le Portugal. Leurs ministres souhaitent conserver les règles européennes archaïques concernant le transport des animaux. Il s’agit de mesures vieilles de vingt ans, portant sur les temps de trajet, les surfaces allouées, la hauteur des véhicules, les températures et l’aptitude des animaux à voyager.
Ces ministres font pression pour préserver les éléments clés de la réglementation actuelle, plutôt que de soutenir un renforcement des mesures de protection du bien-être animal. Le règlement sur les transports, qui date de 2005, est dépassé et ne prend pas en compte la souffrance animale. Il est impératif de l’améliorer et de cibler les bonnes mesures.
La Fondation Brigitte Bardot, aux côtés d’autres associations de protection animale, exige :
- une réduction drastique des durées de transport ;
- une protection renforcée des jeunes animaux, notamment des veaux non sevrés ;
- des règles strictes pour empêcher les transports dans des conditions de températures extrêmes ;
Nous exhortons la présidence irlandaise et les gouvernements nationaux à défendre et à soutenir ces garanties concrètes, et nous demandons aux eurodéputés de résister à toute tentative de les affaiblir davantage lorsque le dossier sera transmis au Parlement européen.