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La réalité des tests de toxicité sur les animaux : de nouvelles images chocs révélées

30 avril 2026

La réalité des tests de toxicité sur les animaux : de nouvelles images chocs révélées

La réalité des tests de toxicité sur les animaux : de nouvelles images chocs révélées

De nouvelles images inédites, pour lesquelles la Fondation Brigitte Bardot a eu l’exclusivité en France – et obtenues par notre partenaire Animals Australia – sont insoutenables. Elles révèlent que les animaux subissent des souffrances lors des tests de toxicité encore exigés par la législation européenne ; des employés de laboratoire tirent la sonnette d’alarme concernant ces tests imposés par la loi, tandis que les organisations de défense des animaux réclament une transition urgente vers des méthodes d’expérimentation sans recours aux animaux.

Ces images, tournées dans un laboratoire situé au Royaume-Uni, montrent des tests réalisés pour le compte de clients européens et révèlent une dure réalité : plusieurs animaux, notamment des rats, des lapins, des chiens, des porcs et des primates non humains, sont immobilisés et soumis à des tests comprenant des injections, l’inhalation, le gavage et l’exposition cutanée à des substances potentiellement toxiques. Ces images troublantes dévoilent l’immense souffrance que les animaux doivent endurer pendant ces tests, ainsi que la peur qu’ils ressentent en anticipant ces épreuves.

Ces procédures visent essentiellement à déterminer à quelle concentration une substance provoque des dommages, une maladie ou la mort, et les animaux peuvent se voir administrer une dose 100 fois supérieure à celle à laquelle les humains pourraient être exposés.

Ces animaux sont soumis à de terribles souffrances : enfermés dans des cages, ils sont contraints de subir des tests extrêmes qui peuvent entraîner leur mort. À l’issue des tests, les animaux qui survivent sont euthanasiés. Les tests présentés dans ces images servent à évaluer des médicaments, mais certains d’entre eux peuvent également être nécessaires pour des produits chimiques industriels, des pesticides ou des additifs alimentaires.

Cette vidéo met en lumière un dilemme moral auquel sont souvent confrontés les techniciens de laboratoire, qui s’occupent des animaux dont ils ont la charge tout en étant tenus de leur infliger des souffrances et, finalement, de les tuer.

Si l’UE a interdit les essais sur les animaux pour les cosmétiques et les détergents, les tests de toxicité sur les animaux restent obligatoires dans le cadre des évaluations de la sécurité chimique.

L’UE s’est engagée à opérer une transition vers des méthodes scientifiques sans recours aux animaux en lançant une feuille de route visant à supprimer progressivement les essais sur les animaux dans les évaluations de la sécurité chimique. Toutefois, pour atteindre ses objectifs, cette feuille de route doit être mise en œuvre au moment opportun et de manière pleinement applicable, en garantissant les modifications législatives nécessaires ainsi qu’un modèle de gouvernance et un financement adéquat pour soutenir cette transition.

Les citoyens sont invités à envoyer une lettre à leurs élus et décideurs pour exiger une accélération urgente de la mise en place de méthodes d’expérimentation sans recours aux animaux.

Choisis pour leur gentillesse, les beagles vivent l'enfer en laboratoire

En France, chaque année, des milliers de chiens sont utilisés à des fins scientifiques. Les Beagles sont particulièrement « appréciés », leur tempérament leur porte préjudice : ils sont gentils, doux et dociles, donc parfaits pour les manipulations cruelles auxquelles ils sont soumis.

La Commission nationale pour la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques (CNEA), instance consultative placée auprès des ministres de l’Agriculture et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, recommande l’élaboration d’une feuille de route nationale visant à remplacer l’expérimentation animale :

« Considérant les attentes sociétales relatives à la protection animale et les enjeux d’innovation en matière de recherche scientifique et médicale, la CNEA recommande aux ministères de développer une stratégie nationale ambitieuse et réaliste visant le remplacement des animaux utilisés à des fins scientifiques au travers d’une feuille de route incluant des objectifs et des jalons explicites. » (décembre 2025).

Le comité d’éthique du CNRS, le COMETS, la rejoint, dans un avis de janvier 2026 : « le COMETS estime nécessaire d’accroître fortement les efforts tendant à rechercher activement des alternatives (…) la mise en place de mécanismes incitatifs pour favoriser l’investissement des scientifiques (…) et l’élaboration d’une feuille de route consacrée au remplacement des modèles animaux, contenant des engagements ambitieux, réalisables, précis et datés ».

Il est urgent que le gouvernement applique ces recommandations. Nous attendons toujours une réponse à notre courrier adressé au ministre Philippe Baptiste.

Primates : des chiffres insensés pour des résultats douteux

Parmi les près de 8 millions d’animaux sacrifiés dans des procédures scientifiques à travers l’UE, 4 392 d’entre eux étaient des primates non-humains. La France, quant à elle, affiche à elle seule un total de 2 905 primates en 2024 (3 459 en 2023).

Utilisés notamment pour des études toxicologiques, ils sont réduits à une vie de misère, confinés dans des cages de 1m². Les images dévoilées ne laissent aucune place au doute : les procédures qu’ils subissent sont invasives, brutales. Lors des tests de toxicité par inhalation, ils sont maintenus par le cou dans des « chaises pour primates » verticales, un masque étanche plaqué sur leur visage les forçant à respirer des produits chimiques. Pour le gavage oral, un long tube en caoutchouc est enfoncé de force dans leur gorge. La violence de ces actes est concrète. Leur douleur, réelle.

Alors que la directive 2010/63/UE demande aux États-membre de réduire l’utilisation des animaux dans la recherche, pour à terme la supprimer, la France, elle, soutient le projet du CNRS d’extension du centre de primatologie de Rousset (Bouches-du-Rhône), pour 30 millions d’euros. Un projet qui suscite de vives contestations tant parmi les Français qu’au sein de la communauté scientifique, comme en atteste la récente tribune publiée par plusieurs scientifiques le 18 avril dernier. Soulignant une « conception dépassée » de l’expérimentation animale, ils pointent le fait que la moitié des projets français ayant nécessité des primates n’aboutissent à aucune publication, et que les conditions de captivité de ces animaux sont pires que celles dans les zoos ou les cirques.

Le calvaire des cochons de laboratoire

Très intelligents et sensibles, les mini-cochons sont utilisés pour des procédures éprouvantes et sont généralement euthanasiés après utilisation.

En 2024, 2 041 157 animaux ont été utilisés en France à des fins scientifiques. Parmi eux des milliers de cochons. Des vies sacrifiées alors que des solutions comme l’intelligence artificielle ou les organes sur puce pourraient leur éviter ce calvaire. Les animaux continuent de souffrir dans les laboratoires de l’UE, malgré l’existence de méthodes alternatives moins coûteuses, plus rapides, plus fiables et plus efficaces.

Des lapins immobilisés, gazés…

Alors que ce sont des animaux actifs et profondément sociaux, les lapins figurent à la deuxième place des animaux les plus utilisés en France dans le cadre de l’expérimentation animale. En 2024, sur les 2 041 157 animaux utilisés, 160 573 étaient des lapins.

Les procédures qu’ils endurent sont d’une violence réelle et conduisent encore trop souvent à une mort certaine.

Privés de toute vie sociale, ces animaux sont confinés individuellement dans des cages exiguës où ils attendent de savoir le sort qui leur sera réservé. Les lapines gestantes, par exemple, sont entièrement immobilisées dans des conteneurs en plastique afin que les substances toxiques testées leur soient injectées par perfusion.

Une pareille violence ne peut et ne doit plus être ni acceptée, ni acceptable. Une prise de conscience collective doit s’opérer rapidement afin que toutes ces vies ne soient plus sacrifiées pour des résultats scientifiques pour la plupart incertains.

La Fondation Brigitte Bardot appelle à nouveau le gouvernement à présenter une stratégie ambitieuse et réaliste pour mettre fin à ces souffrances, en apportant un soutien financier réel au développement de méthodes alternatives.

Des rats isolés et immobilisés dans des tubes !

Connus pour leur empathie et leur haute intelligence, les rats figurent parmi les espèces les plus exploitées au sein des laboratoires.

Très peu réutilisés (seulement 2,5% de réutilisation en France en 2024), ces rongeurs sont condamnés à une vie de misère et de douleur. Alors que certains tests peuvent durer jusqu’à deux ans, ils sont confinés dans un bocal en verre, isolés de leurs congénères et leur liberté de mouvement est bien souvent restreinte par divers dispositifs de contention.

La « tour d’inhalation », par exemple, a été conçue expressément pour les tests de toxicité. Complètement immobilisés dans des tubes très étroits, les rats sont contraints d’inhaler la substance testée. Une substance dont la dose administrée peut, pour certaines études, être 100 fois supérieure au niveau d’exposition prévu pour les humains !

Ces souffrances inutiles doivent cesser.

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