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Le loup, une espèce plus que jamais menacée !

Alors que le loup est internationalement reconnu en tant qu’espèce vulnérable, des députés européens se sont mis en tête d’affaiblir sa protection en demandant une révision de la réglementation européenne. Un projet qui mettrait en péril cet animal déjà fortement menacé, surtout en France où est appliquée une « politique de destruction » permettant chaque année l’abattage de 19 à 21 % de la population de loups, sans aucune évaluation de l’efficacité d’une telle méthode. La Fondation Brigitte Bardot soutient depuis plusieurs années les travaux réalisés par le chercheur biologiste Jean-Marc Landry, dédiés à l’analyse du comportement des loups et de leurs interactions avec les chiens de protection de troupeaux, pour préserver au mieux cette espèce menacée tout en assurant la sécurité des animaux d’élevage. Retour sur la présentation de ses observations et constats auprès des députés européens, le 17 février dernier.

L’objectif des observations et travaux réalisés par le chercheur biologiste Jean-Marc Landry, avec le soutien de la FBB, est d’améliorer la sécurité des troupeaux et de rendre possible une cohabitation pacifiée avec les loups qui les côtoient, notamment par une meilleure connaissance de leur comportement afin de maîtriser le risque d’attaques et de dommages.

Car si certains refusent de reconnaître l’intérêt écologique de la préservation du loup et réclament toujours plus de tirs létaux, il existe pourtant de nombreuses pistes encore inexplorées pour permettre une cohabitation des loups et des troupeaux. La protection des espèces menacées est un challenge auquel tous les Etats membres sont confrontés, et les tirs d’abattage ne sont pas la solution face à la nécessité environnementale et éthique de préserver le vivant.

À l’occasion de la réunion de l’Intergroupe parlementaire sur le bien-être et la conservation des animaux du 17 février, le biologiste Jean-Marc Landry et Humberto Delgado Rosa, Directeur Biodiversité au sein de la Commission européenne, ont également répondu aux questions des députés européens concernant la préservation des loups.

Lors de cet échange, M. Delgado Rosa a notamment rappelé que l’abattage des loups n’était pas la solution aux problèmes engendrés par leur cohabitation avec les troupeaux, lesquels étaient davantage dus au manque d’adaptation des pays dans lesquels les loups reviennent s’implanter après avoir été éradiqués.

Jean-Marc Landry a conclu en rappelant le rôle essentiel du loup, notamment pour la régénération des forêts mais également pour lutter contre la borréliose, maladie transmise par les tiques dont les ongulés sauvages sont de véritables réservoirs.

Extraits choisis :

D’un point de vue scientifique et pratique, est-ce que l’abattage des loups est la bonne solution ?

« La majorité des études n’arrive pas à démontrer l’efficacité des tirs. Dans certains cas, on a vu une diminution, dans d’autres endroits on a vu une augmentation des dommages et encore dans d’autres endroits, on n’a vu aucune différence. Ça demanderait plus d’études. (…) Personnellement, je pense qu’il faut utiliser le tir comme un outil de protection et le mettre dans un schéma global de stratégie de protection des troupeaux mais on n’est pas là pour tirer du loup par vengeance. Et en France, le message n’est pas très bon, maintenant dès qu’on voit un loup, on demande un tir et le tir est tellement facile à obtenir… » 

Jean-Marc Landry, chercheur biologiste ethologue

« Le loup est une espèce protégée et pourtant vous pouvez en France tirer un loup n’importe quel jour de l’année, vous pouvez abattre une femelle pleine, une femelle allaitante, des louveteaux, le mâle reproducteur, des jeunes… A ma connaissance il n’y a pas beaucoup d’espèces en Europe qui ont ce statut donc c’est assez incroyable de voir que la Directive Habitat protège une espèce comme le loup mais que finalement sur le terrain, ce n’est pas ce qu’on voit… »

Jean-Marc Landry, chercheur biologiste ethologue

« Tuer un loup doit entrer dans une stratégie de protection et être considéré comme un outil de protection, pas comme des prélèvements, pas comme de la régulation. Il faut travailler sur la protection et investir dans la connaissance. C’est plus facile de tuer que d’apprendre à connaître » 

Jean-Marc Landry, chercheur biologiste ethologue

« Abattre les loups, est-ce la solution : NON, il faut agir au cas par cas. Lorsqu’on tue un loup, on peut aggraver la situation » 

Humberto Delgado Rosa, Directeur Biodiversité, Commission européenne

« Il n’existe pas d’alternative au retour du loup. (…) Nous devons protéger les loups pour notre subsistance et leur permettre d’être des prédateurs »

Humberto Delgado Rosa, Directeur Biodiversité, Commission européenne

Quelle est l’utilité du loup et pourquoi le protéger ?

« C’est sûr que le loup a un rôle à jouer dans la préservation de notre environnement, et il a aussi un rôle à jouer au niveau culturel. » - Jean-Marc Landry, chercheur biologiste ethologue

Jean-Marc Landry, chercheur biologiste ethologue

« On essaie de démontrer l’intérêt du loup pour préserver une espèce alors que je pense que d’un point de vue humain, toute espèce a le droit de vivre. »

Jean-Marc Landry, chercheur biologiste ethologue

Pour rappel, bien que le loup bénéficie, en tant qu’espèce menacée, d’un statut de protection renforcée au titre de l’annexe IV de la directive européenne du 21 mai 1992, dite « Directive Habitats, Faune, Flore », et voit sa population progresser notamment en France, celle-ci est loin d’avoir atteint un état de conservation permettant un relâchement dans les efforts imposés aux Etats membres pour préserver cette espèce. Sur ce sujet, les Etats membres appliquent par ailleurs de façon hétérogène la réglementation européenne, autorisant de façon plus ou moins souple le recours aux tirs d’abattage sur les loups, ce qui représente d’ores et déjà un danger pour la conservation de l’espèce sur le territoire européen.

En France, la population de loups est actuellement estimée à environ 620 individus, principalement dans le Sud-Est et le Grand Est. Cette population a connu une évolution favorable, mais sa progression reste encore fragile, comme l’indique l’Office Français de la Biodiversité. Pourtant, la France ne met pas en œuvre les moyens adaptés pour, dans le même temps, préserver les loups et assurer une protection efficace des troupeaux.

Pour en savoir plus sur la protection du loup en France, vous pouvez consulter notre article PROTECTION DU LOUP : LA FRANCE DOIT REVOIR SA COPIE DE TOUTE URGENCE !

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