La FBB

Lettre ouverte au zoo de Vantara

24 septembre 2026

Lettre ouverte au zoo de Vantara

Lettre ouverte au zoo de Vantara

Depuis son lancement, le « méga-zoo » de Vantara en Inde soulève de nombreuses inquiétudes. Le zoo fait d’ailleurs l’objet de vives critiques et d’une surveillance étroite de la part de la CITES et de plusieurs ONG, dont la Fondation Brigitte Bardot, en raison d’importations massives d’animaux sauvages et menacés d’extinction.

Récemment, Vantara a annoncé une nouvelle orientation tournée vers la conservation in situ et un moratoire sur les importations. C’est un signe encourageant mais c’est loin d’être assez.

La FBB demandes des mesures plus strictes et plus de transparence

Dans un courrier adressé à Vantara, nous saluons ce changement de cap en soulignant que cette évolution pourrait permettre de soutenir davantage les sanctuaires locaux, les centres de soins, les programmes de réhabilitation et les autorités chargées de protéger la faune sauvage dans les pays d’origine.
Cependant, un moratoire temporaire ne suffit pas à répondre aux inquiétudes soulevées par les transferts d’animaux sauvages. Il doit devenir une interdiction permanente des importations d’animaux sauvages, sauf exceptions très limitées.

Nous demandons également :

  • Des contrôles beaucoup plus stricts sur l’origine, la légalité et les conditions d’acquisition des animaux ;
  • Qu’aucun animal ne soit acheté, directement ou indirectement, pour être transféré à Vantara ;
  • Que les animaux présentés comme nés en captivité fassent l’objet de vérifications approfondies, que la reproduction en captivité soit limitée et réservée aux programmes de conservation scientifiquement justifiés ;
  • Que les échanges, transferts et éventuelles exportations soient soumis à des règles stricts et des contrôles indépendants. ;
  • Qu’un inventaire transparent de tous les animaux présents dans le parc soit régulièrement mis à jour ;
  • Que le terme « sauvetage » soit clairement défini et ne serve pas à justifier des acquisitions commerciales ;
  • Et enfin de privilégier la conservation et la réhabilitation dans les pays d’origine, ainsi que le rapatriement lorsque cela est possible.

Les engagements annoncés récemment doivent être démontrés par des actions concrètes et durables, et pas seulement par des déclarations d’intention.

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