La FBB

Chiffres de la chasse : le massacre des sangliers n’est pas un trophée

6 novembre 2026

Chiffres de la chasse : le massacre des sangliers n’est pas un trophée

Chiffres de la chasse : le massacre des sangliers n'est pas un trophée

Depuis plusieurs années maintenant, des articles sont publiés dans les médias pour « célébrer » les records de chasse dans certaines régions françaises. Des chiffres, érigés en trophées, qui témoignent pourtant d’un massacre causé et perpétré par les chasseurs eux-mêmes. Plutôt que de s’en offusquer, certains médias présentent la chasse aux sangliers comme un acte « nécessaire », mais omettent évidemment de préciser que cette « surpopulation » de l’espèce en France a été souhaitée et provoquée par ceux qui les abattent : les chasseurs eux-mêmes.

Alors, quand l’Office français de la biodiversité (OFB) publie les chiffres de la saison de chasse 2025-2026, avec plus d’un million de sangliers abattus, les chasseurs sont fiers… mais ils devraient avoir honte. Il ne faut pas s’y tromper : s’ils se présentent aujourd’hui comme la « solution » face aux problèmes causés par les sangliers, ils ont eux-mêmes créé ces problèmes de toutes pièces. Pour quelle raison ? Pour pouvoir tirer plus, abattre plus, tuer plus.

Pour stopper cela, notre fondatrice Brigitte Bardot avait interpellé en 2023 Christophe Béchu, ministre de la Transition écologique, afin de sauver Mimi et Pumba, deux marcassins recueillis et élevés par un couple. Elle avait fait de même avec le préfet de la Corrèze en 2020, pour sauver Maurice, qui risquait l’euthanasie. Les sangliers, comme tous les animaux sur cette planète, méritent le respect et ne sont pas de simples trophées exposés en vitrine de certains articles de presse.

« On va tuer des animaux innocents pour le loisir, pour le plaisir. C’est immonde. La chasse, c’est un assassinat légal. »

Brigitte Bardot

 

Présidente de la FBB

Les chasseurs ont donc créé une « surpopulation » pour s’amuser à l’abattre des années plus tard. Pour ce faire, ils ont croisé des sangliers avec des cochons et ont créé des « cochongliers » surreprésentés aujourd’hui. Cette prolifération des « sanglochons » s’explique par d’autres facteurs : l’agrainage, l’importation de sangliers d’autres pays, l’augmentation de la surface forestière, le grand remembrement et l’intensification de l’agriculture… Mais aussi par la disparition des loups et des lynx, prédateurs naturels des sangliers, ainsi que des renards roux, qui s’attaquent aux marcassins.

Cette prolifération volontaire des sangliers a profondément changé l’opinion publique. Jadis, les sangliers étaient perçus comme une espèce rare « qui représentait l’espèce sauvage par excellence et fascinait les naturalistes autant que les chasseurs », expliquait Raphaël Mathevet, auteur de l’ouvrage Sangliers, géographies d’un animal politique, au CNRS. Cinquante ans plus tard, ce n’est plus le cas : « On ne le voit plus comme une espèce sauvage, mais comme une masse animale indistincte qu’il faut réguler, en intensifiant les battues et les actes de chasse. Plus personne ne semble s’intéresser à l’animal, ni ne prend sa défense. »

Aujourd’hui, le monde de la chasse se prête à un jeu de massacre absolument inconcevable, qui ne doit pas être ignoré, ni célébré comme une « performance ». Ces records ne doivent pas être vantés pour booster l’ego des chasseurs, et la Fondation s’offusque de ces parades publiques de chiffres et de records. Nous vous invitons à nous rejoindre dans notre combat contre les abus de la chasse, en signant cette pétition.

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