Colliers de dressage : L’interdiction votée par l’Assemblée nationale ! - Fondation Brigitte Bardot
Retour

Colliers de dressage : L’interdiction votée par l’Assemblée nationale !

Hier, lundi 16 janvier 2023, les députés ont voté à la quasi-unanimité pour l’interdiction de l’utilisation et de la cession (vente et don) des colliers de dressage étrangleurs, électriques et à pointes, dont les séquelles physiques et les conséquences traumatiques augmentent le risque de dangerosité et mènent à de nombreux cas d’abandons et d’euthanasies. Une première étape dont la FBB se réjouit et qui démontre une véritable prise de conscience concernant les méthodes d’éducation canine coercitives.

Cette proposition de loi est le fruit d’un travail rigoureux de la députée Corinne Vignon, à l’initiative et rapporteure du texte, en collaboration avec la Fondation Brigitte Bardot, pour mettre un terme à la maltraitance banalisée par l’éducation violente des animaux. 

En effet, en septembre dernier, la FBB avait lancé une campagne pour sensibiliser le public et demander l’interdiction formelle de ces colliers de torture en France, suite à l’annonce du groupe Agrobiothers, leader sur le marché des accessoires et produits d’hygiène pour animaux de compagnie, de sa décision de ne plus commercialiser de colliers étrangleurs et électriques pour chiens.

Dans l’hémicycle, tous les groupes politiques se sont montrés favorables à l’initiative de la Députée Renaissance et ont reconnu la nécessité de légiférer pour interdire ces outils et lutter contre la maltraitance en matière d’éducation canine notamment. Une très belle étape donc franchie hier pour cette proposition de loi, mais qui nécessite désormais la confirmation par le vote du Sénat dans les prochains mois. La FBB restera mobilisée pour s’assurer que ce texte reçoive le même accueil de la part des sénateurs que des députés et que l’interdiction des colliers de torture soit adoptée sans délai, pour le bien des animaux !

Pourquoi interdire ces colliers en France ?

Cette interdiction constituerait une avancée éthique et sociétale attendue, aussi bien par les citoyens que par le monde de l’éducation canine. En effet, ces colliers dits « de dressage » continuent d’être commercialisés et utilisés en France, avec ou sans conseils de professionnels, malgré les dommages physiques qu’ils causent (Douleur, écrasement de la trachée, pression intracrânienne, exophtalmie et pression intraoculaire pouvant conduire à la cécité, aggravation de l’arthrose dégénérative, de l’instabilité cervicale, paralysie du nerf laryngé…) et la détresse psychique qu’ils provoquent (stress, inhibition, état phobique et anxieux, automutilation…), entraînant un risque accru d’agressivité vis-à-vis de l’humain et de l’environnement, et donc de morsure.

De nombreuses d’études scientifiques dénoncent l’usage des colliers coercitifs et recommandent leur interdiction, s’accordant sur le fait que l’efficacité de ces outils n’est pas prouvée et que des méthodes d’éducation plus respectueuses du bien-être animal doivent être privilégiées. Les premières victimes sont les chiens dits « à problèmes » (de nature hyperactive ou hypersensible) sur lesquels l’utilisation de ces outils permet de franchir rapidement le cap dans la maltraitance animale et a des conséquences dramatiques, menant à de nombreux cas d’abandons ou d’euthanasies.

« La Fondation Brigitte Bardot est convaincue que les conditions sont aujourd’hui réunies pour prononcer l’interdiction formelle de ces colliers de dressage qui causent souffrance physique et psychique aux animaux. D’autres pays l’ont déjà fait, et tous les corps de métiers concernés, des vétérinaires aux éducateurs canins en passant par les forces de l’ordre, s’accordent pour dire qu’ils peuvent être remplacés par des méthodes d’éducation plus respectueuses du bien-être animal. Les cartes sont désormais entre les mains des sénateurs mais nous ne doutons pas qu’ils sauront entendre l’attente sociétale et le soutien des premiers concernés ! » précise Lorène Jacquet, responsable Campagnes et plaidoyer à la Fondation Brigitte Bardot.

Considérée comme de la maltraitance envers les animaux, l’utilisation de ces colliers est déjà interdite ou strictement réglementée au Danemark, en Australie, en Allemagne, en Suisse, en Autriche, en Slovénie, en Angleterre, en Finlande, en Suède, en Écosse et dans certaines provinces canadiennes (Québec, ville de Toronto…).

Crédits photos : pexel

X