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Hippophagie : la FBB tire la sonnette d’alarme et mobilise les parlementaires

4 novembre 2026

Hippophagie : la FBB tire la sonnette d’alarme et mobilise les parlementaires

Hippophagie : la FBB tire la sonnette d'alarme et mobilise les parlementaires

Nous vous en parlions il y a quelques semaines : Europol a récemment démantelé un vaste trafic de chevaux en Europe. Lors de 24 perquisitions, dont 7 menées en France par l’OCLAESP, l’agence a contrôlé plus de 1 000 chevaux, dont la grande majorité ont été saisis. En cause : des papiers d’identification falsifiés, destinés à faire entrer ces animaux dans la filière bouchère. Parmi eux figuraient des chevaux de course ou de loisir, jugés impropres à la consommation en raison des traitements qu’ils avaient reçus. En maquillant leur identité, le réseau criminel a pu les vendre à bon prix aux abattoirs.

Même si l’analyse des preuves est toujours en cours, la FBB a immédiatement réagi en mobilisant les parlementaires. Après de nombreux échanges, deux questions écrites ont été déposées par la députée Véronique Besse et le député Philippe Fait. Leur soutien nous est précieux, et nous les remercions chaleureusement d’avoir interpellé le gouvernement.

Les parlementaires portent la voix de la FBB 

Dans sa question écrite, Véronique Besse rappelle que ce nouveau scandale fait écho à celui des lasagnes à la viande de cheval de 2013. Elle demande au gouvernement s’il compte (enfin) interdire l’hippophagie avant la fin du quinquennat. Elle souligne également que la consommation de viande chevaline s’effondre en France : selon le dernier bilan de l’Établissement national des produits de l’agriculture et de la mer (FranceAgriMer), seuls 5,3 % des ménages français en consommaient encore en 2025.

La députée pointe aussi les failles du système de vérification de l’identité des équidés en Europe : les contrôles sont trop peu nombreux et certains États membres ne partagent toujours pas leurs bases de données. Elle a également interpellé la ministre de l’Agriculture, pour savoir si elle envisageait d’aborder le sujet avec ses homologues européens, afin de renforcer les contrôles et de créer une base de données unique.

L’hippophagie engendre des souffrances animales et conduit à contourner la loi : cette pratique cruelle doit être interdite. Deux propositions de loi visant à « sortir le cheval de nos assiettes » ont d’ailleurs été déposées au Sénat et à l’Assemblée nationale. Il est temps qu’un véritable débat parlementaire s’engage, et vite !

La Fondation Brigitte Bardot remercie Véronique Besse et Philippe Fait pour leur engagement et soutient pleinement leurs demandes. Vous pouvez contribuer à les faire entendre en signant notre pétition pour l’interdiction de l’hippophagie en France.

Nous appelons le gouvernement à répondre sans délai à ces questions. Le cheval n’a pas sa place dans nos assiettes.

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