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FOURRURE : signe extérieur de cruauté

Premières victimes de la mode : les animaux ! Chaque année, dans le monde, plus de 50 millions d’animaux sont sacrifiés pour leur fourrure. Ils sont à 90% issus d’élevages sordides, tandis que 10% sont chassés ou cruellement piégés dans la nature. 

Un manteau de fourrure, c’est la mise à mort de 40 renards, 60 visons, 18 lynx ou 6 loups. Qui peut dignement porter la souffrance et la mort de dizaines d’animaux sur soi ? 

La Fondation Brigitte Bardot demande au gouvernement français : 

  • l’interdiction des élevages d’animaux pour leur fourrure en France,
  • l’interdiction de limportation de fourrure provenant d’animaux piégés
  • le renforcement des contrôles en douane pour les espèces protégées ou les animaux de compagnie (chiens et chats), dont le commerce de la fourrure est interdit dans notre pays.

« Boycottez la fourrure ! Ne soyez plus complices de tant d’assassinats, de meurtres d’animaux, de tant de sang versé, de vies arrachées, de tant de douleurs. »

1977 Canada Brigitte Bardot bébés phoques
Brigitte Bardot
Présidente de la FBB

LA FOURRURE EST PASSÉE DE MODE

Depuis quelques années, par souci éthique, les grandes marques de mode rejettent l’utilisation de la fourrure par souci éthique. En 2017 et 2018, Gucci, Tom Ford, Burberry, Ralph Lauren, Giorgio Armani, Mickael Kors, Jean-Paul Gaultier, Versace ont rejoint la liste des marques opposées à la souffrance animale et passées du côté « fur free ».

La Fashion Week 2018 de Londres s’est même vue interdite de fourrure par le Conseil de la mode britannique (BFC) !

Le combat n’est pas gagné pour autant : de jeunes créateurs, comme Virgil Abloh chez Louis Vuitton et Kim Jones chez Dior Homme, continuent à inclure la fourrure animale dans leurs créations.  

Et la maison emblématique de la mode qu’est Chanel persiste à utiliser la fourrure, même si elle a franchi un pas en renonçant aux peaux exotiques issues de crocodiles, serpents et raies, élevés et abattus dans des conditions particulièrement indignes.

LA FOURRURE ENVAHIT LE PRÊT-À-PORTER

Du côté des enseignes de prêt-à-porter, de nombreuses marques ont également mis fin à l’utilisation de fourrure dans leurs vêtements et accessoires : H&M, La Redoute, Promod, Pull & Bear, Bershka, Zara, The Kooples, Zadig & Voltaire…

Malheureusement, la fourrure importée de Chine à bas prix pullule dans les boutiques et n’importe qui est susceptible de porter de la vraie fourrure animale sans même le savoir. 

En effet, 90 % de la fourrure d’élevage est utilisée dans le prêt-à-porter pour servir à la confection de cols, revers, capuches, manchons, pompons, doublures de gants et accessoires divers.

Dupés par les étiquettes, qui n’indiquent pas l’origine réelle de la fourrure, pensant que le prix peu élevé de ces marques implique qu’il s’agit de fourrure synthétique,  et non de la peau arrachée à des chiens viverrins élevés en Chine 

Il n’est en effet pas plus cher de tuer un animal pour sa peau que de confectionner de la fausse fourrure…

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« Ce combat peut être gagné par les consommateurs, si ils arrêtent d'acheter des vêtements avec des capuches et des cols en fourrure. »

Fondation Brigitte Bardot Christophe Marie porte-parole
Christophe Marie
Porte-Parole de la FBB
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Comment reconnaître la fourrure animale ?

Il est très difficile de faire la différence entre vraie et fausse fourrure (photo). La fourrure animale se reconnaît au toucher et à la vue. Le poil est doux,  soyeux et flexible. Il se remet facilement en place quand on passe la main dessus. De plus, une aiguille traverse plus difficilement une peau animale.

Sur l’étiquette, le mot « fourrure » ou « fur » doit normalement être  suivi du nom de l’espèce animale utilisée. Certains termes sont scientifiques : neovison vison ou mustela vison (vison d’Amérique), mustela nivalis (belette), vulpes (renard), mustela erminea (hermine). En anglais : raccoon (raton-laveur), racoon dog (chien viverrin), fox (renard), mink (vison).

Si vous avez un soupçon sur une fourrure, n’hésitez pas à contacter la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) avec une photo de l’étiquette (si il y en a une) et le type de produit, ainsi que le nom et l’adresse de la boutique. Vous pouvez également nous alerter si vous rencontrer un cas de fourrure illégale.

DES PIÈGES CRUELS DANS LA NATURE

Chaque année, des millions de ratons laveurs, coyotes, loups, lynx (photo), opossums, ragondins, castors, loutres et autres animaux à fourrure sont tués par piégeage. Il existe différents types de pièges, des pièges subaquatiques aux pièges Conibear, mais le piège à mâchoires est le plus communément utilisé. 

Cet instrument aussi primitif que barbare a été interdit au Royaume-Uni en 1958 et en Europe en 1991, mais il continue à être utilisé ailleurs, comme au Canada et dans certains états des États-Unis. 

Or 70 % des fourrures exportées d’Amérique du Nord le sont à destination de l’Europe. 

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Lorsque l’animal marche sur le piège, celui-ci se referme sur sa patte. Les dents du piège lui rentrent dans la chair et souvent brisent ses os. Souffrant terriblement, l’animal se débat frénétiquement pour tenter de libérer sa patte prisonnière, certains en arrivant parfois à s’autoamputer.

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L’animal finit souvent par mourir d’épuisement, de froid ou de panique. Si les animaux ayant réussi à se libérer ne meurent pas d’hémorragie, d’infection ou de gangrène, ils peuvent aussi être tués par des prédateurs. 

Pour éviter ce risque, on utilise parfois le piège suspendu. Il s’agit d’un piège à mâchoires suspendu à un arbre ou à un mât. Les animaux piégés sont suspendus dans les airs par le membre pris au piège jusqu’à ce que mort s’ensuive, ou jusqu’à l’arrivée du trappeur, qui achève l’animal. 

Le piège suspendu ont été interdits au Royaume-Uni en 1904 en raison de leur caractère cruel. Le piège Conibear, ou « piège en X », est censé tuer l’animal sur-le-champ en lui écrasant le cou ou le dos. Mais, en réalité, les animaux pris dans ce piège peuvent y suffoquer pendant 3 à 8 minutes. Les victimes de pièges subaquatiques, comme les castors et les rats musqués, peuvent agoniser pendant 20 minutes avant de se noyer.

Des conditions d’élevage TERRIBLES

Les acteurs du marché de la fourrure s’emploient à faire croire que tout est mis en œuvre pour que les élevages des animaux à fourrure soient éthiquement corrects, comme le prétend sur son site la Fédération Française des Métiers de la Fourrure (FFMF).

Pourtant, la réalité est toute autre, comme le montre une enquête vidéo réalisée par l’association L.214 – Éthique et Animaux et diffusée en février 2018 sur Youtube.

Les animaux sauvages élevés pour leur peau vivent par milliers enfermés dans de petites cages en treillis métallique (pour faciliter l’évacuation des excréments et ne pas souiller leur fourrure), disposées en longues rangées dans des hangars, parfois sous de simples abris de tôle ondulée. Ces élevages sont par ailleurs très polluants pour l’environnement.

Ces conditions de vie totalement incompatibles avec leur nature engendrent des traumatismes les conduisant à se jeter contre les barreaux ou à s’auto-mutiler. Dans ce type d’élevage, les visons d’Amérique vivent l’enfer : ils sont enfermés dans des cages hors-sol, sans accès à l’eau, alors que ces mustélidés sont des animaux semi-aquatiques.

Les animaux destinés au dépeçage sont élevés pendant quelques mois avant d’être abattus de manière brutale, tandis que les spécimens conservés pour la reproduction subissent de longues années cet enfer. Le taux de mortalité dans les portées est très élevé et les mères, stressées et souffrantes, peuvent même agresser leurs propres petits.

Des méthodes d’abattage inhumaines

Ce que l’on ne trouve pas sur les sites de l’industrie de la fourrure, ce sont les détails sur les méthodes d’abattage. Et pour cause ! Les animaux sont sacrifiés à l’âge de 6 ou 7 mois, après la mue qui masque tous les défauts du pelage. les animaux sont, gazés, électrocutés, tués par injection, empoisonnés ou pendus, avant d’être dépecés (parfois encore conscients). 

Le gazage

L’animal est tué par du dioxyde ou du monoxyde de carbone. La mort ne survient qu’au bout d’une vingtaine de secondes, parfois plus.

L'électrocution

Cette méthode consiste à introduire une électrode dans l’anus de l’animal et à en attacher une autre à sa gueule. Une décharge de 1 000 volts est alors envoyée : le choc traverse le cerveau, puis descend vers le corps.

L’électrocution n’assure pas une mort instantanée, mais elle tue par fibrillation cardiaque, laquelle peut être précédée d’une douleur intense.

L'empoisonnement

D’autres animaux sont empoisonnés à la strychnine, substance qui paralyse leurs muscles en de douloureuses crampes et bloque leur capacité respiratoire.

Les caissons de décompression et la rupture de la nuque comptent parmi les autres méthodes de mise à mort communément employées dans les élevages d’animaux à fourrure.

LA FOURRURE D'ÉLEVAGE EN EUROPE

La fourrure d’élevage est majoritairement produite en Europe, qui fournit 70% des visons et 63% des renards au niveau mondial. L’Union Européenne compte environ 6 000 fermes familiales, réparties dans les quelques pays qui persistent à autoriser ce type d’élevage.

Le Danemark est le premier pays producteur de vison d’élevage avec 32% de la production mondiale. L’Argentine, la Chine, l’Amérique du Nord et la Russie sont d’autres grands pays d’élevages destinés à la production des fourrures.

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La fourrure d'élevage en France

Le Royaume-Uni en 2000, l’Autriche en 2004, les Pays-Bas en 2012, l’Allemagne et la République tchèque en 2017, la Norvège d’ici 2025… Alors qu’une dizaine de pays d’Europe ont interdit la production et la vente de fourrure, la France compte toujours une dizaine d’élevages de visons d’Amérique, qui sont 200 000 à être sacrifiés chaque année sur notre sol. 

Ces fermes sont malheureusement toujours autorisées, alors que 91% des Français sont opposés à l’industrie de la fourrure, selon un sondage Ifop réalisé en février 2019.

En 1989, avec le soutien financier de l’État français, une nouvelle race de lapin a même été créée génétiquement spécialement pour sa fourrure : l’Orylag®

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Avec un taux de mortalité plus élevé que chez les autres lapins d’élevage (de 25 à 30 %) et des conditions de vie en batterie et d’abattage tout aussi ignobles, l’exploitation de l’Orylag®, avec plus de 10 élevages en France, est une aberration à laquelle il faut mettre fin.

En 2019, la Commission européenne a essayé de normaliser l’élevage d’animaux à fourrure en France, en souhaitant que son 2ème centre de référence sur le bien-être des animaux d’élevage, qui englobe volailles et lapins, se concentre également sur les « animaux à fourrure« . 

La Fondation Brigitte Bardot s’est engagée auprès de plusieurs associations de protection animale pour contrer cette tentative en faisant campagne pour une pétition adressée au commissaire européen Vytenis Andriukaitis.

L'importation de peaux de chats et de chiens

Depuis plusieurs années, la Fondation Brigitte Bardot effectue un long travail de lobbying auprès des parlementaires français et étrangers pour mettre fin à la production et à la vente de fourrure animale en France. Ainsi, en 1999, la FBB a permis l’ouverture d’un débat à l’Assemblée Nationale sur les importations de peaux de chats et de chiens en provenance d’Asie et les trafics engendrés en France par un tel commerce.

En janvier 2006, un arrêté ministériel interdit l’introduction, l’importation et la commercialisation en France de peaux, brutes ou traitées, de chiens et de chats, et de produits qui en sont issus. Cependant, la libre circulation des marchandises en Europe rend ce trafic très difficilement contrôlable. 

En juin 2007, le Parlement européen adopte une interdiction du commerce des fourrures de chiens et chats dans l’Union européenne. La dérogation autorisant la fourrure de chats et de chiens « qui n’ont pas été élevés ni tués pour la production de fourrure » n’a pas été retenue, suivant ainsi Eva-Britt Svensson, le rapporteur suédois de cette proposition de règlement.

C’est un message fort envers l’industrie de la fourrure, reflétant la mobilisation grandissante des opposants à la fourrure animale, qu’ils s’agisse des protecteurs des animaux ou tout simplement de consommateurs écœurés de porter à leur insu la dépouille d’un animal de compagnie.

« J'appelle le gouvernement à faire cesser immédiatement et définitivement le martyre atroce que subissent les lapins angoras.  »

1977 Canada Brigitte Bardot bébés phoques
Brigitte Bardot
Présidente de la FBB

Le scandale des lapins angoras

De février à juillet 2016, des enquêteurs de l’association One Voice ont infiltré six élevages français de lapins angoras. 

Une vidéo a été mise en ligne, montrant des lapins sanglés sur une table, se faisant arracher les poils par poignées, poussant des hurlements stridents. Un animal cesse de bouger brusquement,  tétanisé par le choc.

Ce supplice aussi terrifiant que barbare, les lapins angoras élevés pour leur poil l’endurent tous les trois mois.

Au bout de deux à cinq ans, ceux qui ont survécu seront suspendus la tête en bas, avant de se faire trancher la gorge et que leurs carcasses soient vendues.

Pour alerter sur cette horreur, Brigitte Bardot a publié en 2017 une lettre ouverte au ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, et l’ensemble du gouvernement. Avec d’autres associations, la Fondation Brigitte Bardot demande purement et simplement la fermeture des élevages de lapins angoras et l’interdiction de la vente de vêtements en  angora. 

Aujourd’hui, en France, la filière angora compte une trentaine d’exploitations, pour environ 3,5 tonnes de poils produits par an. On retrouve l’angora essentiellement en pelote dans les fils à tricoter, mais aussi dans les collections de grandes maisons de couture. 

En Chine, premier producteur d’angora au monde, il n’existe pas de peine pour punir les abus infligés aux animaux dans les élevages. Il n’existe pas non plus de normes pour réglementer le traitement des animaux. Lorsque vous achetez un pull, un chapeau ou tout autre produit contenant de l’angora, il y a de très fortes probabilités que cet article provienne de Chine, même si il a été assemblé ailleurs. 

La torture du plumage à vif des oies

La plumaison à vif consiste à arracher à la main sur des oies vivantes les plumes du cou, du dos, du ventre et de la poitrine. Très douloureuse pour les animaux, qui subissent cette torture jusqu’à quatre fois au cours de leur brève et triste existence, elle peut se reproduire jusqu’à 16 fois lorsqu’il s’agit d’animaux reproducteurs. 

Le duvet des oies est utilisé pour la fabrication de toutes sortes d’articles : oreillers, couettes, édredons, sacs de couchage, doudounes…

Interdit dans l’Union européenne, le plumage à vif serait toujours utilisé en Hongrie et en Pologne, mais aussi en Chine, l’un des plus grands producteurs de duvet d’oie au monde. Il représenterait encore aujourd’hui jusqu’à 80% de la collecte mondiale de duvet (qui peut être pratiquée sur des animaux morts), un véritable martyr pour les palmipèdes ! 

Peta France a publié en 2016 une vidéo montrant l’atrocité de cette pratique. L’association Quatre Pattes a démontré qu’en Hongrie, un ouvrier hongrois plumait 3 000 oies en 5 heures, engendrant de terribles douleurs et blessures aux palmipèdes. 

La Fondation Brigitte Bardot demande l’interdiction absolue de cette pratique barbare et vous invite à boycotter tous les produits contenant du duvet d’oie !

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CHINE : L'ENFER DES ANIMAUX POUR LA FOURRURE

À l’échelle mondiale, la Chine est le premier exportateur de fourrures à bas prix et envoie plus de 90 % de sa production en Europe, aux Etats-Unis, au Japon, en Corée et en Russie. 

Selon les sources de l’industrie chinoise de la fourrure, un nombre croissant de commerçants, de stylistes et de manufacturiers ont déplacé leurs entreprises vers la Chine, la main d’œuvre peu coûteuse et l’absence de loi sur le bien-être animal rendant les marges bénéficiaires plus importantes. 

Les deux lois existantes sur la protection de l’environnement et de la vie sauvage ne concernent en effet que la protection de la vie animale dans la nature. Les animaux sauvages en captivité sont traités comme des marchandises. 

Dans certaines fermes d’élevage chinoises, des renards, chiens viverrins (en photo), visons, lapins et autres animaux sont entassés dans des cages métalliques avant d’être étranglés, assommés à coups de bâton, vidés de leur sang et dépecés vivants. Les chats, quant à eux, sont souvent tués par pendaison directement dans leur cage : une longue et douloureuse agonie qui peut durer plusieurs minutes.

NOS ACTIONS POUR INTERDIRE LA FOURRURE ANIMALE

La Fondation Brigitte Bardot agit sur le terrain pour faire interdire la fourrure animale :

  • intervention dans les médias,

  • campagnes de communication,

  • manifestations et distribution de matériel militant,

  • actions en justice,

  • soutien des parlementaires français et des eurodéputés défendant la cause animale,

  • création du site dédié jeneportepasdefourrure.com

Crédits photos : ShutterStock/think4photop, ShutterStock/Nicolai Dybdal, Wikimedia/Donata Olsen, Wikimedia/Thérèse Ottawa, Creative Commons/Keith Williams, Pixabay/Bruno Glätsch.

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