Brigitte Bardot répond à l’Élysée : « Vous n’avez aucun courage ! »

Brigitte Bardot répond à l’Élysée : « Vous n’avez aucun courage ! »

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  • Dans une lettre ouverte publiée le 20 janvier 2020, la Présidente de la Fondation déplorait l'inaction d'Emmanuel Macron en faveur des animaux. Suite à la réponse de l'Élysée, Brigitte Bardot fustige à nouveau l'absence d'action du Président de la République !

    LETTRE OUVERTE DE BRIGITTE BARDOT EN RÉPONSE À L'ÉLYSÉE (26/02/2020)

    Paris, le 26 février 2020

    Monsieur Emmanuel Macron
    Président de la République
    Palais de l’Élysée
    55 rue du Faubourg Saint-Honoré
    75008 Paris

    Lettre ouverte

    Monsieur le Président,

    Votre réponse à ma lettre ouverte du 20 janvier, par l’intermédiaire de votre directeur de cabinet, n’est qu’une banalité administrative qui reprend les décisions tardives annoncées depuis belle lurette par votre ministre de l’Agriculture, ce féru des corridas qui s’est trompé de poste et n’envisage la mise en application de ses décisions que fin 2021, ce qui est scandaleux.

    La torture infligée à ces animaux, enfin prise en compte, aurait dû être interdite immédiatement, mais au gouvernement qui se soucie d’une souffrance animale ?

    Aucun des sujets brûlants que nous avions abordés n’a été pris en compte… L’hippophagie, les poules en batterie, les abattages rituels autorisés par décret qui peuvent être abolis rapidement mais que vous laissez perdurer malgré les atroces souffrances que ces égorgements, qui n’en finissent plus, font subir aux animaux !

    Vous n’avez aucun courage, vous êtes soumis à cette pratique barbare abominable. D’autres pays comme l’Islande, le Danemark, la Slovénie ou encore les régions wallonne et flamande de Belgique, ont prouvé leur indépendance et leur puissance en les interdisant.

    Si vous souhaitez une France soumise aux religieux, dite le franchement, ou alors prenez votre courage à deux mains et interdisez ces immondes rituels qui déshonorent notre pays.

    Au point où vous en êtes, vous pouvez au moins améliorer la condition de vie et de mort des animaux, vous en avez le pouvoir alors agissez !

    Brigitte Bardot
    Présidente

    RÉPONSE DE L'ÉLYSÉE À LA 1èRE LETTRE DE BRIGITTE BARDOT (26/02/2020)

    Paris, le 26 février 2020

    Madame Brigitte BARDOT 
    Présidente de la Fondation Brigitte Bardot
    28 RUE VINEUSE 
    75116 PARIS 
     

    Madame la Présidente,

    La correspondance que vous avez souhaité adresser au Président de la République lui est bien parvenue. Il m’a confié le soin de vous répondre.

    Soyez assurée qu’il a bien été pris connaissance des vives préoccupations que vous exprimez concernant la condition animale en France.

    Cet enjeu fait l’objet d’une attention particulière de la part du Gouvernement, comme en témoigne notamment l’annonce le 28 janvier dernier par Monsieur Didier GUILLAUME, ministre de l’agriculture et de l’alimentation, de mesures qui visent à renforcer la lutte contre la maltraitance animale et améliorer le bien-être des animaux domestiques, d’élevage et de compagnie. Elles viennent renforcer celles figurant dans la loi agriculture et alimentation, promulguée le 1er novembre 2018, telles que l’interdiction de mise en production de tout nouveau bâtiment d’élevage de poules pondeuses en cages.

    Ces mesures concernent en premier lieu l’amélioration du bien-être animal en élevage. Ainsi, dès la fin 2021, la castration à vif des porcelets sera interdite : les éleveurs auront ainsi un an pour se mettre en conformité avec cette disposition avant la mise en place de sanctions en cas de non-respect. Il sera également mis fin, à la même période, au broyage des poussins, dans le cadre d’une initiative franco­allemande pour développer des techniques alternatives durables à cette pratique inacceptable du point de vue de la protection animale.

    Plus globalement, un décret sera prochainement présenté au Conseil d’Etat pour aller vers l’interdiction de toute pratique douloureuse en élevage et imposer un référent bien-être animal pour chaque élevage. 

    L’amélioration de la qualité de vie des animaux représente un enjeu central et le Gouvernement a fait le choix d’orienter prioritairement les financements étatiques vers des bâtiments qui favorisent l’expression naturelle des comportements des animaux d’élevage.

    Cette ambition est également portée par la France dans le cadre de la réforme de la politique agricole commune (P AC), avec le choix défendu par notre pays de conditionner les financements de la P AC pour les investissements dans les bâtiments d’élevage au respect des normes en matière de bien-être animal. 

    Les conditions de transport des animaux seront également améliorées, dès cette année, en habilitant des vétérinaires privés à effectuer des contrôles sur les transports de longue durée et en élargissant les sanctions à l’égard des transporteurs qui enfreindraient la règlementation européenne. 

    Par ailleurs, la lutte contre l’abandon des animaux de compagnie sera également renforcée et le non-respect de l ‘identification obligatoire des chats deviendra passible d’une contravention de 4ème classe. Afin de prévenir les achats impulsifs d’animaux, leur vente sera interdite dans les véhicules et ne sera possible, dans les foires et les expositions, qu’en présence d’un vétérinaire. 

    D’autres mesures visant à combattre l’abandon et assurer la bientraitance seront proposées dans le cadre du rapport qui sera réalisé par Monsieur Loïc DOMBREVAL, député des Alpes-Maritimes, consécutivement à la mission que lui a confiée Monsieur Edouard PHILIPPE, Premier ministre. Des experts de la condition animale, des associations, des éleveurs, des élus locaux ainsi que des chercheurs seront consultés à cette occasion. 

    Je puis également vous confirmer que, sur la base des travaux du groupe de travail paritaire sur le bien-être animal de la faune sauvage captive composé d’acteurs socio­professionnels et d’associations, auxquels vous avez participé, des mesures concrètes seront prochainement prises afin de faire progresser le bien-être animal. 

    Enfin, s’agissant de la question de l’abattage rituel, que vous évoquez dans votre lettre : s’il constitue une dérogation aux pratiques classiques de l’abattage, celui-ci est organisé afin de garantir le libre exercice des pratiques religieuses dans le strict respect des dispositions relatives à la protection animale, l’hygiène alimentaire et la protection de l’environnement. 

    Je vous prie d’agréer, Madame la Présidente, l’expression de mes hommages. 

     Patrick Strzoda
    Directeur de Cabinet du Président de la République

    LETTRE DE BRIGITTE BARDOT À EMMANUEL MACRON (20/01/2020)

    Paris, le 20 janvier 2020

    Monsieur le Président de la République
    Emmanuel MACRON
    Palais de l’Elysée
    55, Faubourg Saint Honoré
    75008 Paris

    Monsieur le Président,

    Lorsque vous m’avez priée de vous rencontrer en juillet 2018, le premier mot que vous m’avez dit est « vous allez m’engueuler » ce à quoi j’ai répondu : « non car vous ne m’avez encore rien promis ».

    Cette rencontre au cours de laquelle nous vous avons exposé les quatre priorités qu’il était urgent de traiter étaient :

    1/ L’abolition de la dérogation des égorgements des sacrifices rituels dans les abattoirs
    2/ L’abolition de l’hippophagie en France
    3/ L’arrêt immédiat des élevages concentrationnaires des poules pondeuses en cages
    4/ L’arrêt immédiat des broyages des poussins vivants.

    Nous avons pu constater, en vous décrivant l’horreur de ces quatre cas, à quel point vous étiez ignorant du sort tragique que subissent ces animaux.

    Vous étiez bouleversé d’apprendre que de telles tortures existaient encore et se pratiquaient quotidiennement. Vous m’avez même répondu que depuis des années l’hippophagie n’existait plus en France et vous avez été choqué en apprenant qu’elle se pratiquait toujours. Ce qui m’a donné l’espoir que vous alliez prendre enfin une décision sur ce point-là.

    Vous deviez nous donner réponse en décembre 2018, j’attends toujours…malgré mes nombreuses lettres de rappel restées sans réponse, même pas de votre secrétaire.

    Alors oui aujourd’hui Monsieur le Président je vous engueule.

    Je vous engueule de n’avoir aucune envergure, de mépriser toutes les faiblesses, toutes les souffrances humaines ou animales, de n’avoir aucune empathie, aucune compassion, aucune sensibilité, aucune humanité.

    Puisque seuls les chasseurs, ces tueurs, ces assassins d’animaux trouvent grâce et soutien, je vous associe à eux, qui se ressemble s’assemble !

    Le sang appelle le sang.
    La violence appelle la violence.

    Depuis votre élection tout n’est que sang et violence !

    Un grand homme politique, Gandhi, a dit : « On juge aussi une nation à la manière dont elle traite ses animaux ».

    J’ai 85 ans et depuis 47 ans je ne cesse de hurler, de gueuler, de supplier pour qu’enfin en France il y ait une amélioration de la condition animale dans tous les domaines. Vous ne croyez pas que je mérite une réponse, la moindre considération de votre part ?

    Vous qui ne jurez que par l’Europe, je vous signale que tous les pays d’Europe ont pris des mesures drastiques pour soulager la souffrance animale dans des domaines différents mais importants. La France est devenue terre de toutes les cruautés, elle stagne et régresse.

    Alors Monsieur le Président on en a marre des bla bla bla, des débats stériles, passez aux actes.
    La honte prend naissance dans les abus du pouvoir.

    Brigitte Bardot
    Présidente

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