Chasseurs, sauvez des vies, restez chez vous !

Chasseurs, sauvez des vies, restez chez vous !

×
Envoyer

L'article a bien été envoyé, merci !

Retrouvez-nous sur les réseaux sociaux !

  • La Fondation Brigitte Bardot lance une opération nationale inédite, via une campagne d’affichage de 1500 panneaux sur l’ensemble du territoire, pour dénoncer l’imposture de la chasse et les dangers que représentent les porteurs de fusil. Elle révèle également les résultats d’un nouveau sondage Ifop (réalisé en mars 2021) « les Français et la Chasse ».

    Un loisir qui tue !

    Selon l’Office Français de la Biodiversité, les 5 dernières saisons de chasse (2015/2020) ont provoqué 674 accidents, dont 57 mortels. En 20 ans les chasseurs ont tué plus de 400 personnes ! Ce loisir est le seul à provoquer la mort de non-participants (vététistes, promeneurs, certaines victimes ont été tuées chez elles, comme Morgan Keane abattu le 2 décembre 2020, à l’âge de 25 ans, alors qu’il coupait du bois dans son jardin).

    Sentiment d’insécurité

    Cette étude de mars 2021 révèle que 71 % des Français ne se sentent pas en sécurité lorsqu’ils se promènent dans la nature en période de chasse. Ce sentiment d’insécurité semble s’ancrer, le même score élevé avait été relevé en 2017, il constituait alors une forte progression (contre 61 % en 2016 et 54 % en 2009).

    C’est dans le Nord-Est de la France que ce sentiment d’insécurité est le plus fort (77 % des sondés). Au niveau national, les femmes (79 %) et les jeunes de 18-24 ans (74 %) sont les catégories qui déclarent se sentir le plus en insécurité en période de chasse.

    Dimanche sans chasse

    Environ 50 % des accidents de chasse se produisent le dimanche, jour de repos et de loisir pour une majorité de Français. Les chasseurs, qui représentent environ 1,5 % de la population, s’approprient la nature tous les jours au détriment des 98 % de non chasseurs… Face à cette injustice et ce danger, les gouvernements successifs ont toujours botté en touche, à l’exception de Dominique Voynet qui avait fait adopter, en 2000 sous le gouvernement Jospin, une interdiction de chasse le mercredi… annulée dès 2003 par Roselyne Bachelot sous le gouvernement Raffarin…

    L’enquête Ifop pour la Fondation Brigitte Bardot révèle que 78 % des Français sont favorables à ce que le dimanche devienne jour sans chasse. Cette demande se stabilise donc autour du pourcentage très élevé de 80 % puisqu’ils étaient 82 % en 2017, déjà 78 % en 2016 et « seulement » 54 % en juillet 2009.

    A noter que la proportion homme/femme est la même, dans les deux cas ils sont 78 % à être favorables à une interdiction de chasse le dimanche, la proportion s’accentue avec l’âge pour atteindre 82 % chez les plus de 65 ans. Pour l’Ile-de-France, où sont organisées de nombreuses chasses à courre, la proportion s’élève à 80 % des sondés favorables aux dimanches sans chasse.

    Abolition de la chasse à courre

    S’il y a une chasse qui soulève contre elle toutes les oppositions, à commencer par celle des riverains qui ne supportent plus voir des pauvres bêtes tenter d’échapper à la meute, c’est bien la chasse à courre.

    Aujourd’hui, 86 % des Français déclarent être contre la chasse à courre ! Ce rejet de cette chasse s’accentue d’années en années, ils étaient 84 % en 2017, 73 % en 2005… L’équilibre est parfait entre province/Ile-de-France avec 86 % de rejet dans les deux cas. A noter que l’opposition à cette chasse est plus fortement marquée encore dans le sud-ouest (89 %) et le Nord-Est (88 %).

    Elevages de gibier

    En France, d’après le Syndicat national des producteurs de gibier de chasse, 14 millions de faisans et 5 millions des perdrix sont élevés chaque année afin d’être relâchés quelques heures avant l’ouverture de la chasse. Ainsi, 9 faisans sur 10 tués à la chasse proviennent d’élevages. Ces animaux élevés au grain servent de cibles aux chasseurs qui se livrent à un véritable ball-trap dans un poulailler !

    Les Français sont majoritairement (55 %) favorables à l’interdiction des élevages et lâchers d’animaux destinés à la chasse, plus nombreux encore lorsqu’ils ont une expérience personnelle de la chasse (60 %). La situation de ces élevages est tellement absurde que les députés Guillaume Pelletier (LR) et Pascal Brindeau (UDI) sont intervenus auprès du ministre de l’Agriculture afin de demander la prolongation de la période de chasse afin de pouvoir organiser l’abattage, par les chasseurs, du gibier non relâché durant la période de confinement.

    Cela démontre bien à quel point les chasseurs ne sont pas gestionnaires mais fossoyeurs de la nature, leur rôle n’est pas de « réguler » les espèces mais simplement tuer pour le plaisir de tuer.

    Autres enseignements du sondage

    Alors que des images récentes d’un blaireau tué, en toute impunité, par un groupe de jeunes gens a provoqué une vive indignation sur les réseaux sociaux, les Français sont 77 % à être favorables à la reconnaissance du caractère d’être sensible pour les animaux sauvages afin de leur faire bénéficier d’une protection juridique (comme c’est le cas pour les animaux domestiques) lors de mauvais traitements et actes de cruauté.

    Pour les animaux figurant dans la liste des « nuisibles », les sondés sont 69 % à être opposés à la destruction de ces animaux en tout temps. Les Français sont également 69 % à être favorables à une réduction de la période de chasse (limitée du 1er octobre au 31 janvier) et 65 % favorables à l’interdiction de la chasse de nuit. Enfin, 77 % des personnes interrogées par l’institut Ifop sont pour une interdiction de la chasse aux trophées (espèces menacées) et l’importation de ces dits trophées en France.

  • X