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D’après la dernière enquête statistique* publiée par le ministère de la Recherche, 1 910 519 animaux ont été sacrifiés « à des fins scientifiques dans les établissements français » en 2018.

Aucune espèce n’est épargnée

On compte une majorité de souris, mais aussi 3 510 primates non-humains, 4 219 chiens, 1 185 chats, 482 équidés

Ces chiffres peuvent toutefois être doublés si on ajoute, d’une part, les animaux qui n’ont pas participé à un protocole de recherche mais ont été euthanasiés pour renouveler les « stocks » et, d’autre part, ceux qui ont été euthanasiés pour des prélèvements de tissus ou cellules afin de développer des méthodes alternatives à l’expérimentation animale.

L’expérimentation animale est contestable, tant sur le plan scientifique que sur le plan éthique, notre Fondation s’y oppose et soutient activement (et financièrement) le développement de méthodes substitutives qui ne recourent pas à l’animal, comme le programme Valitox piloté par le comité scientifique Pro Anima.

40 ans de lutte contre l’expérimentation animale

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La Fondation Brigitte Bardot a été créée en 1986, mais sa Présidente s’est engagée contre l’expérimentation animale bien avant. Elle a pu obtenir, en 1980, grâce au soutien du Président Valéry Giscard d’Estaing, la fin des crash-tests réalisés avec animaux vivants (primates, cochons…) par un laboratoire de recherche de la sécurité routière.

La fin des crash-tests avec animaux vivants a permis le développement d’autres systèmes bien plus prédictifs et fiables, comme les mannequins « dispositif anthropomorphe d’essai », qui ont contribué à sécuriser les véhicules. 

Rappelons qu’en 1980, en France et avec un parc automobile pratiquement moitié moins important, on comptait plus de 12 500 victimes annuelles d’accidents de la route, contre moins de 3 500 morts aujourd’hui.

Libération animale

Au début des années 1990, Brigitte Bardot présente sur la 1ère chaîne française l’émission « SOS Animaux Cobayes », qui créa un choc dans l’opinion publique.

Les opérations de libération animale menées à la même époque aideront également à dénoncer les expériences menées, d’autant qu’à la même époque éclate en France un scandale.

En 1991, l’affaire d’Agen, rebaptisée par les médias la « dog connection », éclate et met en lumière le trafic de chiens volés alimentant alors de nombreux laboratoires médicaux et pharmaceutiques, après avoir été « blanchis » par des intermédiaires. 

Ce procès a levé le voile sur tout un réseau, qu’il s’agisse du voleur de base qui a reconnu le vol de 700 chiens en un an, de l’homme d’affaires ou d’un honorable professeur. Aucun d’entre eux n’a montré la moindre compassion envers les animaux qualifiés de chiens de casse, de rebut, de marchandise vendue au kilo.

La fin des tests pour les cosmétiques

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L’une des victoires à laquelle a participé activement la Fondation Brigitte Bardot, en agissant auprès des instances européennes, est la fin des tests des cosmétiques sur les animaux

Cette interdiction a été échelonnée sur dix ans : en 2004 la fin des tests sur animaux pour les produits finis, en 2009 l’interdiction des expérimentations pour les ingrédients, puis le 11 mars 2013 l’interdiction de mise sur le marché de tout produit cosmétique testé sur animaux.

Aujourd’hui les freins au développement de nouvelles méthodes alternatives restent la lourdeur du processus de validation. Tout est centralisé auprès de l’ECVAM (centre de validation européen) qui met des années avant de donner un avis sur une nouvelle méthode. 

Pour le programme Valitox, cofinancé par notre Fondation, qui est une méthode en toxicologie basée sur des tests pratiqués sur cellules humaines, dix ans après la finalisation de l’alternative nous attendons toujours sa validation par l’ECVAM…

Objection de conscience à l’expérimentation animale

L’un des objectifs défendus par la Fondation Brigitte Bardot depuis 15 ans maintenant, est la reconnaissance d’un droit d’objection de conscience à l’expérimentation animale, comme cela est déjà le cas en Italie et aux Pays-Bas.

Cela nous semble extrêmement important : il faut permettre aux étudiants de travailler sur d’autres modèles que l’animal, qui ne devrait pas être considéré comme un modèle pour l’homme. Actuellement tous les responsables de laboratoires ont été formés sur ce « modèle ». II leur est donc difficile d’admettre qu’une autre voie existe, que le modèle sur lequel ils ont été formés est désormais désuet, plus adapté.

La prochaine génération ne doit pas renouveler à l’infini cette erreur, d’où l’urgence de réformer les formations et permettre aux étudiants et chercheurs, qui refusent de recourir aux animaux, de disposer de méthodes substitutives.

Plusieurs propositions de loi ont été enregistrées à l’Assemblée Nationale ces dernières années, mais sans jamais être inscrites à l’ordre du jour. Nous travaillons actuellement avec le député Loïc Dombreval, Président du groupe d’études « Condition Animale » à l’Assemblée Nationale, à la rédaction d’un nouveau texte afin que les étudiants et chercheurs de demain puissent enfin s’affranchir d’une science sans conscience. 

Crédit photos : ShutterStock/PKK_studio, SAEN, SHAC.

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