PPL contre la maltraitance animale : Le Sénat tire la protection animale vers le bas

PPL contre la maltraitance animale : Le Sénat tire la protection animale vers le bas

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  • Alors que la proposition de loi visant à renforcer la lutte contre la maltraitance se trouve actuellement entre les mains des sénateurs, après son adoption en janvier dernier par l’Assemblée Nationale, les premiers débats n’annoncent rien de bon : ce texte particulièrement ambitieux pour la condition animale est sur le point d’être complètement détricoté par les sénateurs, malgré un soutien de plus en plus fort de l’opinion publique en faveur de la protection animale. Une nouvelle fois, le Sénat confirme sa réputation de chambre conservatrice totalement déconnectée des évolutions sociétales et des attentes citoyennes…

    Cette proposition de loi contient des avancées majeures, attendues par les citoyens et indispensables pour permettre à la France de rattraper son retard sur ses voisins européens en matière de protection animale. Selon un sondage paru ce jour dans le Parisien, 84 % des français estiment en effet que la protection animale est une cause importante et 90% se disent favorables à l’adoption de cette proposition de loi[1].

    Pourtant, la commission des affaires économiques du Sénat statuant ce jour, avant l’examen en séance plénière les 30 septembre et 1er octobre prochains, a sabordé cette opportunité unique et a transformé le texte en une coquille presque vide. En début d’année, les députés avaient en effet adopté des mesures primordiales pour la protection animale et nécessaires d’un point de vue éthique : Interdiction des delphinariums et des animaux sauvages dans les cirques itinérants, fin des spectacles de montreurs d’ours et de loups, interdiction des ventes d’animaux de compagnie en animalerie, obligation de stérilisation des chats errants par les communes… Ces mêmes mesures sont aujourd’hui remises en question par les sénateurs, qui entendent les écarter du texte.

    Malgré ce torpillage en règle, la proposition de loi conserve tout de même quelques mesures intéressantes pour la protection des animaux de compagnie, que les sénateurs ne manqueront pas de mettre en avant pour masquer les coupes inacceptables imposées au texte !  

    En supprimant une grande partie des mesures phares, le Sénat choisit manifestement de placer la protection animale derrière les intérêts économiques d’une poignée d’individus souhaitant préserver des pratiques d’un autre temps…

    Face à ce recul intolérable, la Fondation Brigitte Bardot continuera, jusqu’au vote prévu les 30 septembre et 1er octobre prochains, d’interpeller les sénateurs et les médias afin de rétablir  l’ambition de cette proposition de loi.  

    [1] Sondage IFOP pour Woopets, septembre 2021