Protégeons-les : la vaccination contre la rage est fortement recommandée

Protégeons-les : la vaccination contre la rage est fortement recommandée

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  • La France accueille actuellement, comme ses voisins européens, de nombreux réfugiés ukrainiens accompagnés de leurs animaux. Un protocole sanitaire a été mis en place afin d’assurer la surveillance de ces animaux au regard du risque de rage, l’Ukraine n’étant pas indemne de cette maladie qui peut toucher animaux et humains. Afin de prévenir tout risque d’apparition de cas de rage en France, il est indispensable pour tout réfugié détenant un animal d’en déclarer l’entrée sur le territoire français en consultant un vétérinaire à son arrivée. Il est également vivement recommandé à toute personne de faire vacciner son chien ou son chat contre la rage, s’il ne l’est pas déjà.

    Comme indiqué dans notre article dédié au protocole d’accueil des animaux de réfugiés, les exigences sanitaires relatives à l’importation d’animaux ont été assouplies en raison de la situation actuelle d’urgence pour le peuple ukrainien, permettant ainsi aux réfugiés d’entrer sans condition en France avec leur(s) compagnon(s) à quatre pattes. La procédure de surveillance mise en place par le ministère de l’Agriculture est soutenue financièrement par la Fondation Brigitte Bardot, en partenariat avec Vétérinaires pour tous, afin d’en assurer l’entière gratuité pour les réfugiés concernés.

    Bien que le nombre de cas de rage recensés en Ukraine reste incertain, les animaux provenant de ce pays peuvent cependant représenter un risque durant le délai de surveillance sanitaire. Il est donc fortement recommandé à toute personne détenant un ou des chats ou chiens de le(s) protéger contre la rage, en le(s) faisant vacciner au plus vite contre cette maladie. Cette vaccination est d’autant plus nécessaire et préconisée si vous envisagez d’accueillir à votre domicile des réfugiés accompagnés de leurs animaux.

    La vaccination contre la rage est indispensable pour protéger les animaux contre le risque de contamination, mais également contre le risque d’euthanasie, mesure qui pourrait en effet être ordonnée par arrêté préfectoral en cas de détection d’un cas de rage dans une zone délimitée.

    Si vos animaux ne sont pas vaccinés contre la rage (ou dans les 21 jours suivant l’injection), il est recommandé d’éviter les contacts entre votre chat/chien :

    • Avec des chats/chiens sous surveillance sanitaire (animaux de réfugiés ukrainiens notamment)
    • Avec des animaux dont vous ne connaissez pas la provenance
    • Plus généralement avec des animaux non encore vaccinés contre la rage

    Attention : Lorsque le réfugié et son animal sont hébergés dans une famille d’accueil détenant des chiens ou des chats non vaccinés, ceux-ci seront également soumis au protocole sanitaire, pouvant aller jusqu’à la réalisation de 4 visites vétérinaires.

    La vaccination contre la rage

    La vaccination doit être réalisée après l’identification de l’animal et est inscrite dans le passeport européen (pour les animaux provenant d’un pays de l’Union européenne). Elle ne peut être réalisée avant l’âge de 12 semaines et est considérée comme valable 21 jours après l’injection, pour une durée de 3 ans.

    La rage est une zoonose, maladie virale transmise à l’homme par les mammifères à la suite d’une morsure ou d’un contact entre la salive d’un animal infecté et une plaie. Il n’y a pas de transmission par les oiseaux, les reptiles, les poissons, les insectes, etc. Affectant le système nerveux et atteignant le cerveau, les symptômes de la rage sont principalement neurologiques, et il en résulte dans un premier temps une peur irrationnelle de l’eau puis une importante agressivité, pour finir par causer fatalement la mort de l’animal.

    La France est considérée comme indemne de rage selon la définition de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), les 23 décès humains survenus depuis 1970 faisant suite à une contamination hors du territoire français. Afin d’éviter que la rage ne réapparaisse en France, la législation est stricte quant à l’importation et l’exportation de carnivores domestiques, et l’introduction d’animaux provenant de pays hors UE est soumise à des exigences particulières.

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