Bonne nouvelle : la population de loups gris progresse en France !

Bonne nouvelle : la population de loups gris progresse en France !

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  • D’après le dernier comptage révélé par l’Office Français de la Biodiversité (OFB), la population de loups est encore en hausse cette année, bien qu’elle reste fragile après avoir été persécutée et considérée comme éradiquée en 1937. Pour rappel, le loup est une espèce protégée depuis la Convention de Berne de 1979, ratifiée par la France en 1989.

    A la sortie de l’hiver 2021-2022 le nombre de loups en France est estimé autour de 921 individus et le nombre de meutes est également en progression. Une bonne nouvelle d’autant mieux accueillie que, malgré la croissance de la population de loups, le nombre d’attaques sur les troupeaux ainsi que le nombre de victimes de ces attaques est en baisse, atteignant le niveau le plus bas depuis 2018 !

    Revers de la médaille de cette bonne nouvelle : en 2022, ce sont 174 loups qui pourraient être chassés et tués, contre 118 l’année précédente…

    En effet depuis octobre 2020, le gouvernement autorise la “destruction” de 19% de la population de loups estimée chaque année, malgré le fait que « les scientifiques recommandent de ne pas abattre plus de 12% de l’effectif afin de ne pas remettre en cause la viabilité de l’espèce ». Depuis le 1er janvier 2022, 29 loups ont déjà été tués et décomptés de ce plafond…

    En 2021, 100 loups avaient été tués dans le cadre d’une autorisation préfectorale et 6 loups avaient fait l’objet d’un acte de braconnage (tués sans autorisation).

    Ces tirs d’abattage sont autorisés lorsqu’il existe un risque réel de prédation du loup sur les animaux pâturant dans les prairies, et qu’aucune autre solution n’est trouvée pour protéger le troupeau. En effet, les tirs létaux doivent être envisagés uniquement en dernier recours, après que tout a été mis en œuvre pour empêcher la prédation sur les troupeaux. Or, aujourd’hui nous n’avons aucune garantie sur la bonne mise en œuvre des mesures de protection des troupeaux et les tirs sont souvent utilisés en première intention, au mépris de la réglementation européenne.

    Pourtant la France dépense plus de 30 millions d’euros chaque année pour la mise en place de mesures préventives de protection (chiens de protection, gardiennage, parcs électrifiés…) ainsi que pour l’indemnisation des dommages causés par les loups sur les troupeaux. Le Plan National Loup ne rend obligatoire que deux protections, tandis que la loi européenne en impose trois. La mise en place de ces protections étant très peu vérifiée, des troupeaux se retrouvent seuls sans aucune protection. Un durcissement des conditions d’indemnisation des attaques de troupeaux a cependant été intégrée depuis 2019 : à partir de la 3ᵉ attaque sur 12 mois, si l’élevage n’est pas protégé ou reconnu non-protégeable, il n’est pas indemnisé. Un moindre mal, tant la survie des loups et des troupeaux dépend d’une bonne gestion des risques par les humains…

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