Comment s’organise la vie de nos refuges pendant le confinement ? Ghyslaine Calmels-Bock, Directeur Général de la FBB, nous répond !

Comment s’organise la vie de nos refuges pendant le confinement ? Ghyslaine Calmels-Bock, Directeur Général de la FBB, nous répond !

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  • Pour continuer à donner le meilleur aux animaux, tout en veillant à protéger ses équipes, Ghyslaine Calmels-Bock, Directeur Général de la FBB, a adapté le quotidien des refuges aux restrictions du confinement général. Découvrez notre nouvelle organisation !

    Quelles mesures ont été prises pour assurer le fonctionnement des refuges pendant le confinement ?

    fondation brigitte bardot directeur general ghyslaine calmels-bock
    Ghyslaine Calmels-Bock, Directeur Général de la FBB

    Compte tenu du caractère exceptionnel de la situation que nous subissons tous en France, une réorganisation spécifique de nos refuges a été nécessaire en tenant compte de l’état du droit applicable aujourd’hui et des évolutions qui nécessiteront probablement de nouvelles adaptations.

    La configuration de nos refuges sur de grandes surfaces, à la campagne, permet de garantir l’absence de tout contact de moins d’un mètre entre les animaliers.

    Comment s’organise la vie dans les refuges ?

    Les préparations et distributions des repas des animaux sont faites par alternance en fonction de la zone géographique où ils se situent. Les équipes ne se croisent pas, leurs outils de travail et de sécurité (talkies walkies) sont désinfectés chaque jour et leur est remis individuellement par un responsable COVID nommé dans chaque refuge.

    Les horaires des équipes de nettoyage ont été aussi modifiés afin d’éviter tout croisement.
    Les repas des animaux (avec beaucoup de régimes spécifiques pour nos petits protégés) sont préparés dans la cuisine par des salariés qui se relaient.

    Qui s’occupe des animaux au quotidien ?

    Les salariés sont fidèles au poste, qu’il pleuve, qu’il neige, qu’il vente ou qu’il y ait une canicule. Plus que jamais, ils sont mobilisés et impliqués durant cette difficile période de Covid-19 et très inquiets pour les animaux.

    Les chiens, qui sont regroupés par 4 ou 5 dans des maisonnettes individuelles avec chauffage au sol et « jardin privatif », n’ont pas besoin d’être lâchés comme habituellement chaque jour.

    Nos effectifs par alternance, sont réduits et nous devons les ménager. Nous demandons actuellement aux bénévoles de nos refuges, souvent à la retraite, de rester confinés chez eux et de ne prendre aucun risque inutile. Ils nous seront très utiles en cas de nécessité, ils sont nos jokers.

    Les abandons d'animaux vont-ils augmenter par crainte de transmission du coronavirus ?

    Nous espérons que non puisque nous ne cessons de diffuser le message : les animaux ne peuvent pas contaminer les humains.

    Prenez-vous en charge de nouveaux animaux ?

    Nous avons déjà dû prendre en charge des animaux de personnes malades, hospitalisées ou malheureusement décédées et aussi ceux de personnes incarcérées.

    Nous en appelons donc à la solidarité et à l’entraide (famille, voisins, amis, collègues…) pour trouver des solutions de garde, provisoires ou pérennes.

    Continuez-vous de récupérer des animaux dans les fourrières ?

    Nous essayons de répondre présents lorsque les fourrières nous appellent à l’aide. Leurs places sont limitées et les conditions de garde sont prévues pour de courtes durées. Par exemple, nous avons pris en charge cette semaine le chiot d’une personne incarcérée, il était trop jeune pour supporter l’enfermement.

    Nos refuges malheureusement sont saturés. Mais la Fondation trouve toujours des solutions pour les cas extrêmes, lorsque les autres structures ne peuvent rien faire.

    Est-ce que le gouvernement a proposé des aides pour faire face à cette situation inédite ?

    Non.

    Est-ce que vous demandez une dérogation pour que les refuges restent ouverts, comme en Belgique ?

    6 500 animaux sont actuellement sous notre protection dans l’Arche de BBRester ouvert au public nécessiterait du personnel en plus pour l’accueillir, nous ne le souhaitons pas pour notre cas.

    Autoriser les adoptions sur rendez-vous quand les adoptants ont craqué pour un chien sur notre site internet Adoption : OUI ! Nous avons le cas en ce moment d’un chien qui attend depuis longtemps dans l’un de nos refuges. Des adoptants potentiels ont eu un coup de coeur pour lui, mais il nous est impossible de le leur donner, ni de le transporter jusqu’à eux.

    NOS REFUGES

    Retrouvez sur le site de Paris-Match un très bel article sur les refuges de la Fondation Brigitte Bardot ! 

    Et continuez à suivre la vie de nos refuges au quotidien sur nos réseaux sociaux : FacebookTwitter et Instagram !

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